Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 23:09

    Publié en mars 2013 chez Audiolib (Bourgeois 2012) 4 heures d'écoute - Lu par Anna Mougladis 

 

Comme il ne s'agit pas d'une première lecture et que j'ai déjà écrit un billet sur cet ouvrage, je ne vous résumerai pas l'histoire. Vous pouvez consulter mon billet : ici 

 

Autant le dire tout de suite, Je n'ai pas été totalement séduite par la prestation de la lectrice, Anna Mougladis. Sa voix grave fait certes penser à celle de Toni Morisson mais j'ai trouvé sa lecture un peu trop monocorde. La profondeur du texte imposait une certaine gravité mais il m'a semblé que la lectrice restait trop en retrait par rapport au texte. Peut-être aurais-je préféré une voix d'homme, pour l'assimiler à Frank, le personnage principal ?

En dépit de ce bémol sur le choix de la voix (qui n'a pas gâché ma lecture), j'ai apprécié cette relecture. J'avais eu un peu de mal à entrer l'histoire la première fois, en raison de la densité du texte. Comme l'ouvrage n'est pas très épais, j'en étais ressortie un peu frustrée. Cette fois, j'ai profité pleinement de ma lecture, renouant avec l'histoire douloureuse mais non désespérée de ce frère et cette soeur.

Je ne sais pas comment j'aurais perçu cette lecture audio si je n'avais pas lu le livre une première fois. Ce n'est pas un texte facile d'accès. Quoi qu'il en soit, il vaut vraiment la peine d'être lu quelque soit le support choisi. 

 

Sur la version audio, les avis de : Bladelor et  Leiloona

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:04

 

9782356415769-T.JPG

 

Audiolib 2013 (paru aux éditions de minuit en 2012) - 2 h 30 d'écoute 

 

"Anthime est passé ranger son vélo chez lui avant de rallier le mouvement général confluant à présent de toutes les artères vers la place où s’agitait une foule souriante, brandissant drapeaux et bouteilles, gesticulant et se pressant, laissant à peine d’espace aux voitures à chevaux qui déjà transportaient des groupes. Tout le monde avait l’air très content de la mobilisation : débats fiévreux, rires sans mesure, hymnes et fanfares, exclamations patriotiques striées de hennissements".

 

"Posté non loin de celui-ci, Anthime a pu distinguer un instant, de la cervelle au bassin, tous les organes du chasseur-éclaireur coupé en deux comme sur une planche anatomique, avant de s'accroupir spontanément en perte d'équilibre pour essayer de se protéger, assourdi par l'énorme fracas, aveuglé par les torrents de pierres, de terre, les nuées de poussière et de fumée, tout en vomissant de peur et de répulsion sur ses mollets et autour d'eux, ses chaussures enfoncées jusqu'aux chevilles dans la boue".

 

Dans un style concis et percutant, Jean Echenoz nous propose un texte très fort sur l'horreur de la guerre 14-18. Au début du roman, nous assistons au départ sur le front de cinq jeunes gens qui se connaissent. Le départ est presque joyeux, personne ne croit que cette guerre va durer. Le voyage ressemble à un départ en colonie de vacances. Le choc de la réalité de la guerre n'en sera que plus violent.

Jean Echenoz décrit l'horreur de cette guerre par une économie de mots, allant droit au but. C'est efficace. Très efficace. La guerre est fort justement décrite, tout comme le décalage entre ce que vivent les soldats et le ressenti des familles. Comment pourraient-elles comprendre ce que vivent ces jeunes gens alors que la guerre industrielle n'en est qu'à ses débuts ? Le retour des estropiés, en pleine guerre est également un moment fort.

Malheureusement, si je suis très enthousiaste sur le texte lui même, je ne le suis pas sur la lecture elle-même. Le choix de Jean Echenoz pour lire son texte ne m'a pas convaincue. J'ai eu l'impression qu'il le récitait. Quel dommage ! J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur la première partie du livre, contrainte de revenir en arrière car je décrochais, ce qui m'arrive rarement. Je relirai certainement 14 en version papier pour mieux appréhender le texte. 

 

Un très bon roman mais une lecture audio en demi-teinte

 

L'avis d'Emma (en phase avec le mien)

En revanche Stephie a beaucoup aimé la lecture par l'auteur lui-même. logo du site

 

      6ème lecture / 10 

Partager cet article
Repost0
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 05:51

 

9782356415615-T--2-.jpg

 

 

"Je n'étais plus, me rendis-je compte, un être humain, et cela faisait probablement longtemps que je n'en étais plus un. J’étais devenu, au lieu de ça, un nouvel isotope d'humanité qui n'avait pas été isolé ou identifié. J’étais un électron libre, dont la masse, la charge et la direction pouvaient être modifiées à tout moment par des champs aléatoires sur lesquels je n'avais aucun contrôle. J’étais l'une de balles perdues de notre époque."

 

Nous sommes dans la fin des années 80 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, est un scénariste spécialisé dans la réécriture de films pour les rendre plus "commerciaux".   

Au début du roman, nous découvrons un homme souffrant d'un mal mystérieux : il n'arrive plus à atteindre l'ivresse bien qu'il soit un alcoolique notoire. Incapable d'affronter la réalité des choses, il feint d'être l'ivre, ne dérogeant pas à son habitude de manipuler autrui. Plus cynique et menteur que jamais, il semble toucher le fond. Bien que prétendant l'aimer, il se montre incapable de donner un peu de son temps à son fils adoptif, un adolescent. Peu fier de son métier, qui lui rapporte beaucoup d'argent mais ne lui donne aucune satisfaction par ailleurs, Saul s'est réfugié dans l'alcool, sabordant sa vie familiale.

Un évènement va faire basculer le cours de sa vie. En visionnant le énième film qu'il doit mettre à la sauce hollywood, Saul Karoo reconnaît, par son rire particulier, la mère biologique de son fils. Il l'a eue au téléphone il y a vingt ans. L'idée lui vient, complètement folle, d'utiliser le film à des fins personnelles, n'hésitant pas, au passage, à massacrer le chef-d'oeuvre qu'il a sous les yeux et pour lequel il a pourtant une grande admiration. Sur l'histoire, je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Personnellement, je n'ai rien vu venir, refusant sans doute, inconsciemment, tout comme Karoo d'imaginer l'inacceptable... 

Ce roman est vraiment surprenant. Sorte de farce tragi-comique dans la première partie, l'histoire vire à la tragédie. Saul Karoo est un personnage atypique que je n'ai pas réussi à détester en dépit de ses horribles défauts. Pratiquant l'auto-dérision, parfaitement conscient de son cas, il semble incapable de maîtriser le cours de sa vie. La seule fois où il prend (enfin !) les choses en main, il fait n'importe quoi. 

J'ai vraiment été captivée par le destin de Saul Karoo, déplorant toutefois quelques longueurs, (notamment quand Saul picole sans atteindre l'ivresse...). Autre bémol, le dernier chapitre, dont le n'ai pas aimé le lyrisme. En dépit de ces deux bémols, c'est un livre que je conseille, pour son originalité. 

A noter que la voix du lecteur et ses intonations collent parfaitement au personnage.     

 

Un roman étonnant, à tenter ! 

D'autres avis chez Val 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib( 4ème /10)logo du siteEt de "Ecoutons un Livre" organisé par Valérie

free-road-trip-games-audio-book

 

 

Partager cet article
Repost0
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:01

 

Philippe Rey - Avril 2013 - 301 pages - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mimi Perrin 

    (première publication : en 1981)

 

Dans un petit village paumé du fin fond des États-unis, dans la fin des années 70, quatre jeunes filles font l'expérience de la maternité. Trois d'entre elles ont déjà leur bébé, la quatrième tente de réunir de l'argent pour se faire avorter. Autour de ces jeunes femmes gravitent d'autres habitants du village ou des étrangers de passage.

Au départ, la construction peut déconcerter. On passe d'un personnage à un autre très rapidement. Il faut faire un petit effort de mémorisation des prénoms et du lien entre les personnes. Personnellement, j'aime beaucoup ce travail de puzzle.  

L'existence de ces mères avec leur bébé n'a rien d'enviable. L'une d'entre elle, Sandy, est mariée. Elle est irréprochable dans son rôle de maman. Hélas pour elle, son mari n'assume pas cette vie maritale qu'il n'a pas choisie mais qu'il subit à cause du bébé. Les deux autres jeunes femmes, moins matures que Sandy "rament" dans leur nouvelle vie de maman. L'une d'entre elle maltraite son bébé.

Tout cela est triste et parfois glauque mais hélas réaliste. Hier comme aujourd'hui, le sort des mères-adolescentes n'est guère enviable. Aujourd'hui, le "qu'en dira t'on" est peut-être moins pesant, toutefois. Joyce Maynard décrit fort bien les contradictions auxquelles doivent faire face ces jeunes femmes. A la fois fières d'être mères, elles regrettent de ne pas pouvoir sortir le soir comme les jeunes filles de leur âge. Bien qu'ayant conçu un bébé, elles sont ignorantes en matière de sexualité et leurs expériences avec les garçons sont peu épanouissantes. Des contradictions, des frustrations et l'envie bien souvent de quitter un village aux mentalités si étriquées.   

J'ai beaucoup aimé les histoires parallèles, comme celle de cette jeune femme qui s'est réfugiée dans une maison du village pour vivre pleinement son chagrin d'amour. Tout ce petit monde se croise tout au long du roman. Les histoires  se mêlent les unes aux autres, c'est passionnant. 

Dans la foulée, je vais lire "une adolescence américaine", le récit autobiographique que l'écrivain a écrit à l'âge de 18 ans et qui est publié en France pour la première fois en 2013 par les Editions Philippe Rey. Baby Love a été écrit juste après. C'est son premier roman. 

 

Une première rencontre très réussie avec la plume de Joyce Maynard

 

Les avis d'Antigone - de Clara

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 08:13

   

Audiolib - avril 2013 - 1 h 15 d'écoute -lu par Julien Combey

Quand Audiolib m'a proposé de tester cette méthode pratique pour améliorer ses performances en matière de prise de parole en public, j'ai hésité un instant car je ne manque pas de lectures audio ces temps-ci (prix audiolib). Je me suis toutefois laissé tenter en me disant qu'une petite heure d'écoute, ce n'était pas très prenant et que j'en retirais sans doute quelques astuces intéressantes.

Quand je connais mon auditoire, je n'ai pas de difficultés à prendre la parole. En revanche, comme beaucoup je pense, je ne suis pas très à l'aise devant un auditoire inconnu ou peu connu. Plus sûr de soi parce que bien préparé, on a plus de chance de ne pas se laisser envahir par le stress, d'où l'intérêt de la méthode proposée par Julien Combey.

J'ai écouté une première fois le CD, d'une seule traite, en faisant les exercices au fur et à mesure. Je dois dire qu'enchaîner les exercices ne m'a pas semblé être la bonne technique. A la fin, je faisais n'importe quoi. J'ai donc décidé de tout reprendre à zéro à raison de 10 minutes par-ci par là. C'est nettement plus efficace !

Mais je sens que vous brulez d'impatience de savoir de quels types d'exercices il s'agit...   

Sans trop entrer dans le détail, je vous dirai qu'il s'agit d'apprendre :

- à contrôler sa respiration (primordial)

- à travailler sa posture, son regard, son ouverture vers le public

- à travailler le niveau sonore de sa voix (une des mes grosses difficultés - je ne sais pas parler fort sans monter dans les aiguës - à retravailler donc, en ce qui me concerne).

Il est  proposé des exercices de diction (là je me débrouille bien !) mais également des conseils pour bâtir son argumentation (choix des mots...). En effet, la technique ne suffit pas, il faut que l'argumentation soit à la hauteur. Parfois, par manque de temps, on ne prépare pas assez son intervention. Difficile de se concentrer sur la forme si on ne sait pas où on va ! 

Pour résumer, je dirai que cette méthode, abordable et vivante, peut être fort utile à toute personne soucieuse de s'améliorer dans la prise de parole.  

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 23:31

 

Flammarion - 177 pages - janvier 2012

Les petites Mères, ce sont les trois femmes qui se sont occupées de Rose quand elle était enfant : sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-mère (surnommée la vieille-en-sucre). Elles n'ont pas grand chose en commun, ces femmes, sinon un élément essentiel : elles ont dû élever seule leur enfant parce que le géniteur s'était fait la malle.

Ce soir, Rose doit présenter son fiancé à ses petites mères. Prenant le contre-pied des femmes de sa lignée, elle s'est choisi un fiancé bien comme il faut. Elle vit dans un bel appartement luxueux et ne veut surtout pas d'enfant tout de suite. Le roman se déroule sur une journée. Nous découvrons tour à tour les trois petites mères de Rose. Les portraits sont assez truculents, elles nous apparaissent avec leurs qualités et leurs défauts. Toutes ont du caractère, il a bien fallu s'endurcir pour faire face aux responsabilités. On sent qu'il y a de l'amour dans cette famille mais un gros problème de communication qui gâche la vie de toutes. 

Le soir arrive et Rose se trouve enfin chez sa mère avec son fiancé. C'est sans "chichi" que la mère de Rose les reçoit et le fiancé ne semble pas très à l'aise. Il faut dire qu'il vient d'un milieu bourgeois, très éloigné de celui de Rose. Ce décalage interpelle la jeune femme... 

J'ai beaucoup aimé cette histoire de femmes, que l'on découvre un peu à la manière de poupées russes. Quelle chance pour Rose d'avoir été aussi bien entourée ! Mais quel poids de recevoir ce lourd héritage familial. Comment faire pour éviter que l'histoire ne se répète ? Faut-il prendre le contre-pied à tout prix ? C'est le chemin que semble prendre Rose. Mais est-ce vraiment le bon choix ?  

Un roman original et bien écrit sur le thème du poids de l'héritage familial dans nos choix de vie.

       Les avis de Lucie - Aifelle et Antigone

Une interview de Sandrine Roudaix   

Prix "L'autre page" 2012 (décerné par un jury de psychanalystes) 

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:55

La conversation amoureuse - Alice Ferney

 

  J'ai lu - 317 pages 2004 (Actes Sud 200)

 

Une femme mariée se laisse séduire par un homme qui vient de se séparer de son épouse. Jusque là, rien de plus banal. Ce qui l'est moins, c'est qu'elle est enceinte, ce qui peut étonner voire choquer. En général, c'est une période où l'on est, me semble t'il, assez peu réceptive à la drague... Mais bon, ce n'est pas le cas de cette jeune femme, qui accepte un déjeuner en tête à tête, pour commencer. Un peu sur la réserve, elle est flattée d'être courtisée par cet homme d'expérience et accepte de le revoir. Un peu de temps se passe et, retournement de situation, l'homme ne divorce plus. Il propose à la jeune femme une relation basée sur une amitié amoureuse. Frustrée, la jeune femme en demande plus...    

Autour de ces deux personnes gravitent plusieurs couples que l'on suit de loin. Toutes sortes de situations sont évoquées : unions réussies ou ratées. 

 

Alice Ferney nous propose un roman vraiment étonnant. Elle explore de façon très approfondie la palette des sentiments amoureux qui existe entre un homme et une femme. L'amour adultère est presque banalisé. La romancière aborde le sujet de façon naturelle et dénuée de morale. C'est un roman qu'il faut parcourir en prenant le temps de réfléchir au sujet, à la lumière de sa propre vie, ou de celles de personnes que vous cotoyez. C'est un livre très bavard, amateurs d'action abstenez vous ! Ce n'est pas mon livre préféré d'Alice Ferney (qui reste Grâce et dénuement, un petit bijou) mais il vaut vraiment la peine d'être lu, voire relu si l'on traverse une période de questionnement sur le sujet.  

 

Une "lecture-réflexion" tout à fait intéressante 

      

Un grand merci à la personne qui m'a offert ce livre et à laquelle j'ai beaucoup pensé durant ma lecture...

 

Une lecture commune avec George  (qui n'a pas vraiment accroché..) 

 

Quelques citations extraites du livre :

"Les mensonges sont des petits voyages dans l'au-delà de l'amour"

"Sommes-nous donc si seuls et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?" .

"Aimer et se marier, c'est bien différent. Aimer ne suffit pas".    

Partager cet article
Repost0
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:31

Nouvelles sur ordonnance

Editions Dialogues - 151 pages - Mars 2013

 

Si, comme moi, vous n'aimez pas particulièrement la littérature qui se rapporte à la médecine, ne fuyez pas pour autant ce recueil de nouvelles car il ne risque pas de déclencher chez vous une crise d'hypocondrie, soyez rassuré.

Il est question du rapport entre le malade et le patient mais dans des situations assez pittoresques et qui montrent à quel point le médecin peut être confronté à toutes sortes de situations scabreuses durant ses heures de travail, et en dehors (une des histoire se déroule lors des vacances du médecin, dans un endroit paumé de la campagne française ou il séjourne incognito...).

Le médecin nous livre au fil de pages sa vision de son métier, ses doutes, ses remises en cause (parfois grâce aux patients eux-mêmes). Les nouvelles sont bien construites et variées. On rit, on pleure, on s'indigne... toute une variété d'émotions nous traversent et le recueil se lit à toute vitesse.

Je crois que ce qui m'a le plus impressionnée dans cette présentation atypique du métier de médecin, c'est le manque de coupure entre la vie privée et la vie professionnelle. C'est un métier qui ne peut s'exercer qu'à fond et avec passion, on le savait mais à ce point, peut-être pas...

Je n'aime pas résumer les nouvelles, alors juste quelques mots sur quatre d'entre elles :

- le ventre de Célestine : hilarante cette histoire, à la limite du crédible mais qu'importe

- Le repenti : j'adore la chute, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer

- L'inquiétant monsieur Kervert : la chute est glaçante

- la dérive : ou comment un médecin tombe malade et s'en sort, grâce aux malades...

 

Pour réfléchir au rapport entre le médecin et le malade, tout en se distrayant !

 

Je vous livre, demain, quelques mots de mon petit déjeuner avec l'auteur.

Partager cet article
Repost0
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 23:39

Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn

Albin Michel - 402 pages - décembre 2012

Traduit de l'américain (anglais) par Michel Lederer

 

Les soldats américains de la compagnie "Bravo" sont de retour dans leur pays, accueillis comme des héros. Une de leurs intervention en Irak, particulièrement violente, a été filmée par Fox News et passe en boucle sur You Tube.                                                    

Nous suivons un jeune soldat, Billy Lynn, dans sa dernière journée de permission. Enrôlé dans l'armée malgré lui en raison de problèmes familiaux qui ont mal tourné, le jeune homme est très lucide quant à l'utilisation de ce séjour à des fins politiques. Après un passage éclair dans sa famille, Billy assiste avec les autres membres de sa compagnie à un prestigieux match de foot.

A la mi-temps, il est prévu que les '"Bravo" saluent le public aux côtés d'un célèbre groupe de rock. Ils font donc partie du spectacle et à ce titre, sont traités comme des célébrités. Poli et discipliné (ce qui n'est pas le cas de tous ses camarades), Billy joue le jeu mais n'en pense pas moins. Le jeune homme nous livre ses impressions sur cette journée hallucinante et se remémore les terribles moments passés en Irak. Nous découvrons sa vision de la guerre. Sa maturité est impressionnante. La journée du jeune soldat est également marquée par un autre évènement : il rencontre une jeune fille et finit par se demander s'il doit retourner en Irak... ou pas.  

Les réflexions de Billy m'ont captivée mais il y a un aspect du roman qui m'a vraiment déplu, ce sont les dialogues, trop nombreux à mon goût et qui rendent la lecture fatigante à la longue. C'est vraiment dommage car ce livre est par ailleurs passionnant, notamment par le regard qu'il porte sur les rapports entre l'Amérique et ses soldats, sur "l'après 11 septembre" et sur l'Amérique, en général.

 

Une lecture un peu laborieuse par moments mais que je ne regrette vraiment pas.

 

Pour Valérie, c'est un coup de coeur.  A propos de livres est enthousiaste également 

Partager cet article
Repost0
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:29

Thélème 2012 Lu par Mélodie Richard

Version papier  : Zulma  

 

La narratrice vient de se faire plaquer par son mari, qui a eu la bonne idée d'aller faire un enfant à une autre femme. Au même moment, la meilleure amie de la narratrice, mère célibataire et attendant des jumeaux, s'est fait hospitaliser. Sans solution pour garder son fils handicapé (il est sourd et ne voit pas bien clair), elle l'a confié quelque temps à son amie. Un peu à reculons (notre narratrice n'a pas vraiment la fibre maternelle), la jeune femme a accepté la mission et décidé de prendre la route avec lui, pour un périple au bout de son île (nous sommes en Islande).

 

Peu à peu se tisse entre la jeune femme et l'enfant une tendre relation. L'enfant, intelligent et remarquablement sage parvient à faire évoluer la jeune femme, qui se découvre une fibre maternelle qu'elle ne soupçonnait pas... Par des petites phrases glissées ici où là, nous découvrons que la narratrice a vécu une expérience traumatisante à l'adolescence. Cette expérience explique sans doute son caractère fantasque et sa réticence envers les enfants. 

 

Après avoir lu et beaucoup aimé "Rosa Candida", j'avais très envie de découvrir "l'embellie". Les avis étaient moins élogieux que pour le précédent, je n'avais donc pas mis la barre trop haut. "L'embellie" n'est sans doute pas aussi abouti que "Rosa Candida" mais cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment à l'écoute de cette histoire pleine de charme, d'humour et de poésie. Je me suis attachée aux personnages et je dois dire que j'aurais bien aimé les accompagner encore un peu. J'ai beaucoup aimé imaginer les paysages islandais ainsi que les villages et les habitants de cette île qui me fait rêver. A noter que "L'embellie" a été écrit avant "Rosa Candida" mais publié en France après ce dernier.  

 

Un roman original et attachant, à l'image de son héroïne...

Détail important : La voix de la lectrice (Mélodie Richard) colle très bien au personnage de la jeune femme.

 

Des avis très différents sur ce livre :  

Un coup de coeur pour Clara 

une lecture en demi-teinte pour Gambadou  et Theoma

Dasola a été déçue

 

Ma deuxième participation au Challenge des livres et îles de Géraldine (j'avance tranquillement...)

null

 

 

Partager cet article
Repost0