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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:43

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    Editions Arléa 2009 - 201 pages

Ceux qui fréquentent mon blog régulièrement savent que Marie Sizun est une romancière pour laquelle j’ai un attachement particulier, en tant qu’écrivain mais également en temps que personne. Je l’ai rencontrée trois fois avec le même bonheur. J’ai lu les quatre livres qu’elle a publiés et je lirai certainement les suivants.

 

Lors de notre dernière rencontre, Marie avait commencé l’écriture d’Eclats d’enfance, elle en avait brièvement parlé. Je savais en commençant ma lecture, que j’allais y trouver des souvenirs d’enfance déjà évoqués partiellement dans ses deux premiers romans, notamment dans « Le père de la petite », la petite, c’était un peu elle. Dans Eclats d’enfance, nous retrouvons l’enfant que fut Marie Sizun, mais cette fois dans un récit. La romancière nous propose une promenade dans son quartier d’autrefois situé dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle évoque, au fil des lieux visitées, des « éclats d’enfance » . Nous comprenons que sa jeunesse a été douloureuse, suite à la séparation de ses parents, peu de temps après le retour de captivité de son papa, prisonnier en Allemagne pendant la guerre. Elle s’est construite malgré tout, aidée par ce qu’elle puisait à l’extérieur de l’appartement familial. De ce qui se passait à l’intérieur, elle fait le choix de ne pas en parler.

 

« Qu'est ce qu'une enfance ? Ce temps étrange, marginal, secret, infiniment personnel, inconnu des parents, ce temps où l'on devient soi, où l'on se met à voir, à entendre, à penser. Envie de raconter cela. De retrouver cela.

C'était le tracé des rues qui me la racontait, cette histoire. Qui m'aidait à me la raconter, qui en était le support. Le fil d'Ariane »

 

« Alors, les tendres et cruels fantômes de l'immeuble de briques rouges, j'ai simplement eu envie de les prendre dans mes bras, de les rassurer, de les réchauffer, de leur redonner vie. Une autre vie.
Leurs secrets, leurs mystères, ils les garderaient, je les respecterais. Mais j'écrirais leur histoire, une histoire plus vraie que la vraie vie, que leur vraie vie, que la mienne. Une histoire qui dirait ce que nous n'avions pas su dire ».

 

Marie raconte avec amour le quartier populaire dans lequel elle aimait déambuler. Les souvenirs qui remontent à la surface sont parfois anodins, pas toujours.  La vie n’était pas simple pour cette petite fille dont la maman n’était pas comme celle des autres. Elle évoque aussi un petit frère un peu fragile. Je ne connais pas les lieux qu’elle décrit mais j’ai beaucoup aimé les imaginer, tout comme l’ambiance si particulière des années d’après-guerre. C’est  une promenade pleine d’émotions, mais apaisée toutefois. 

Bravo Marie, cette fois encore vous nous offrez un beau livre…

 Le billet de Cathe
 Mes rencontres avec Marie Sizun : Ici et


Challenge du 1% littéraire 2009



4/7

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 21:59

Si loin de vous

Phébus - traduit de l'anglais (Etats-Unis) - 375 pages


Nous sommes en 1964. Jun Nakayama est une ancienne star du muet qui se produisait autrefois à Hollywood. Sa carrière s’est arrêtée brutalement en 1922 en raison notamment de la montée du racisme anti-jaune et de fin du cinéma muet. Alors qu’un jeune scénariste contacte le vieil acteur pour lui proposer de tourner à nouveau, ce dernier éprouve le besoin de revisiter un passé qu’il avait choisi d’oublier et notamment le crime jamais élucidé d’un grand réalisateur de l’époque. Nous découvrons à cette occasion que d’autres raisons ont motivé la fin de la carrière de l’acteur.

 

Je craignais en commençant ce roman d’être un peu perdue dans un milieu que je ne connaissais pas, celui du cinéma muet. Cela n’a pas été le cas, j’ai apprécié la découverte. Je dois dire toutefois que la première partie m’a semblée un peu longue en raison de nombreuses digressions (qui ont leur importance, mais je ne l’ai compris qu’après). Je me félicite d’avoir persévéré car j’ai adoré la seconde partie du roman, concentrée sur les raisons  qui ont provoqué la chute professionnelle de l’acteur.

 

Plusieurs lecteurs de ce roman (dont Papillon) ont ressenti une certaine antipathie envers Jun, lui reprochant son égoïsme et la haute opinion qu’il a de lui-même. Je ne l’ai pas vu ainsi. Il est certes un peu égocentrique, mais ne faut-il pas l’être pour devenir acteur ? Des erreurs de jeunesse, il en a commis quelques unes, c’est indéniable, mais on ne peut pas lui attribuer la série de catastrophes qui en découlent. Il est loin d’être le seul responsable. On comprend d’ailleurs à la fin du livre qu’il a été berné, voire manipulé. Ses erreurs il les a chèrement payées. On peut lui toutefois lui reprocher son manque de réaction face au racisme ambiant, je suis d’accord.

Une belle découverte  que je dois à :



Les avis divergeants de ClarabelLeiloona - Papillon - Lael - Cathulu

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 16:45

José Corti - 2008 - 325 pages (collection Merveilleux N° 37)

Ils sont trois à faire vivre cette histoire. Le plus âgé s’appelle Giacomo. C’est un vieux clown blanc qui ne s’est jamais remis de la mort précoce et accidentelle de sa mère. Son cirque, c’est toute sa vie. Mais sans descendance, sa vieillesse lui pèse chaque jour un peu plus. Le môme, c’est un enfant sauvage. Il s’est élevé tout seul dans un terrain vague, sans vraiment souffrir de la situation jusqu’à ce qu’on le découvre. La femme grise est morne et triste, elle n’a jamais été aimée et n’a connu le bonheur que durant quelques heures de sa vie…

 

Ces personnages ont pour point commun d’être plongés dans une solitude qu’ils n’ont pas choisie. Il a manqué à chacun d’eux l'affection ou la présence d’une mère pour s'épanouir. Mais ils possèdent, quelque part en eux, la capacité à aimer et à être heureux. Le hasard leur donnera un premier coup de pouce vers le bonheur, la magie du cirque fera le reste…

 

Le personnage auquel je me suis le plus attachée est le môme. Sa passion pour la peinture est extraordinaire. J’ai pensé à l’enfant bleu d’Henri Bauchau. Comme lui, le môme exprime ses joies et ses peines par le biais du dessin et grâce aux couleurs qu’il utilise en fonction de ses états d’âme.  L’histoire du môme n’est pas vraiment crédible mais peu importe, nous sommes dans le registre du conte.

 

Je trouve à ce roman de grandes qualités, mais je ne peux passer sous silence ses longueurs, notamment dans la dernière partie : trop de redondances et de retours arrière qui donnent au lecteur (à moi du moins) l’impression de tourner un peu en rond. Il n’en reste pas moins que c’est très jolie histoire dont on ressort charmé. Un mot sur l’écriture, poétique et très imagée. On quitte le roman la tête pleine de couleurs et le nez rempli de parfums sucrés...

 

Un premier roman très prometteur.

 

Sur le site de l’éditeur José Corti, Tatiana nous présente son parcours (ici) : elle a fait des études de psychologie, divers stages en psychiatrie et écrit depuis toujours des contes, des nouvelles, des poèmes.

  L'attente du soir a obtenu le Prix Roblès 2009 

  Les avis de Cathulu , Dominique, Anne, Michel, Papillon, Caroline

  Lu pour le 
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:22



 Actes Sud -2009 -110 pages

Un jeune homme revient d'un pays en guerre. Il voulait se nourrir de sensations fortes, côtoyer cette mort qui l’obsède, comprendre le monde. L’accompagnait dans cette aventure son meilleur copain, qui lui rêvait de faire fortune, alors mercenaire, pourquoi pas ? Mais le rêve a tourné au cauchemar et le jeune homme est de retour, seul, meurtri. Il se met en tête de revoir son amour d’enfance, Magali. Il retrouve une jeune femme qui s’interroge sur sa vie et ses choix professionnels. L’entreprise l'a déçue, le monde économique lui semble abject. Saura t’elle sortir le jeune homme de son désespoir, lui faire oublier les images qui l’obsèdent, l’aider à répondre aux questions qu'il se pose et notamment celles qui concernent Dieu ?

J’ai lu deux fois ce court récit pour tenter d’en saisir toute l’intensité : une centaine de pages sans chapitres ni paragraphes, l'utilisation glaçante du "tu" pour s'adresser au jeune homme. C’est dense, formidablement bien écrit et fort, très fort. J’en suis sortie sonnée. Oui, l’humanité est ainsi, empreinte de violence et de cruauté. Certains l’acceptent, d’autres ne s’y font jamais. J’ai noté des tas de phrases mais l’une d’entre elles résume ma pensée, au sortir de cette lecture : « Si durement qu’on juge le monde, on en n’est jamais qu’une partie et il faut l’accepter car hors du monde il n’y a rien, nul repos, nulle bonté, nulle échappatoire, et on ne peut pas s’enfuir hors du monde ».



Un 
"presque" coup de coeur. Il manque peut-être à mes yeux, dans ce texte désespéré, une petite note d'espoir, même infime...

lu pour le :
Les avis de Lily - Yves - Léthee
A noter que ce prix est également en lice pour le prix orange du livre


  

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:47

Seuil 2009 328 pages - traduit de l'italien

Ils s’appellent Alice et Mattia et se connaissent depuis le collège… Alice est mal dans son corps et souffre d’un léger handicap physique  suite à un accident. Mattia est mal dans sa tête, ne parvenant pas à surmonter le drame qui l’a profondément marqué pendant l’enfance.  Deux êtres qui s’aiment et se ressemblent dans leur souffrance, mais qui pourtant ne parviennent pas à se rapprocher vraiment.

 

L’adolescence est une période extrêmement douloureuse quand on se sent différent des autres. Mattia choisit les mathématiques pour s’abrutir, Alice la photo. Ils font souffrir leur corps en le mutilant pour le garçon, en le privant de nourriture pour la fille. Ils atteignent l’âge adulte sans avoir, hélas, surmonté leur mal-être.

 

Le parcours de ces deux êtres désespérés, que l'on suit de l'enfance à la trentaine, m’a beaucoup touchée. Particulièrement celui d’Alice, pour des raisons personnelles. C’est un texte très fort sur les affres de l’adolescence, mais aussi sur l’incommunicabilité dont souffrent certains êtres, condamnés à vivre dans leur bulle. 
 

Le titre ne doit pas effrayer ceux qui, comme moi, sont un peu fâchés avec les mathématiques. Mattia se réfugie dans les chiffres, comme d’autres dans les mots. Et cette histoire de nombres premiers me direz-vous ? Pas d’inquiétude là-dessus, même les non-matheux la comprendront.
 

Paolo Giordana, jeune physicien,  signe ici un premier roman particulièrement poignant.

Les avis de :  Armande, Cuné, Yv, Sylvie ChoupynetteYueyin, Aifelle, Nanne

Je remercie : 

  pour cette très belle découverte.

 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 12:01



L'Amour comme par hasard

              Le Livre de poche - 531 pages 

Pénélope attend le bus quand subitement une jeune fille de son âge, qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, lui propose de l’accompagner chez sa tante  prendre le thé. Sans réfléchir, sous le charme de la jeune inconnue, Pénélope accepte la proposition et saute avec sa nouvelle amie dans un taxi….

 

Nous sommes dans les années 50 en Angleterre. Pénélope vit avec sa mère et son frère dans leur demeure familiale. Jeune veuve à la beauté éblouissante, la mère de Pénélope peine à entretenir une propriété au charme incontestable mais qui se délabre chaque jour un peu plus. Pénélope, bien que soucieuse pour sa mère, croque la vie à pleines dents. Avec sa copine, la pétillante Charlotte, elle rêve de tomber amoureuse du prince charmant mais surtout de rencontrer leur idole, Johnny Ray

 

Dans une ambiance cosy, sur fond de Jazz et de Rock, les deux adolescentes nous font partager leurs émois d’adolescentes. L’influence de l’Amérique commence à se faire pressante, suscitant l’attirance des jeunes et la méfiance des moins jeunes… Après les années de guerre, la jeune génération a soif de légèreté et de distraction. Pénélope et Charlotte, gaies et spontanés, fréquentent les soirées mondaines, s’abreuvent de littérature féminine et prennent le thé en dégustant des scones à la confiture…  Dans leur entourage proche, un frère musicien fan l’Elvis Presley, un riche et séduisant quadra, et un magicien qui sait transformer les rêves en réalité… 

Dans le registre de la chick lit,  nous sommes ici dans le « haut de gamme ». C’est léger sans être mièvre et très agréable à lire. Une réussite !

Lu dans le cadre d'une offre promotionnelle du livre de poche.

Des avis : Anne Alice, Clarabel, CunéJoelle, Lou, Praline

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:02

Mercure de France - 104 pages






Dans ce récit autobiographique, Le Clézio nous présente ses attaches africaines. L'écrivain entretient avec l'Afrique une relation privilégiée, pour y avoir été conçu et partiellement élevé. Son père y a vécu l'intégralité de sa vie professionnelle, en tant que médecin de brousse.
 

Le récit est centré autour de ce père "l'Africain". Le Clézio nous raconte les relations difficiles qu'il a entretenues pendant son enfance avec cet homme, rigide et autoritaire et dont il a été séparé les huit premières années de sa vie. L'homme a extrêmement mal vécu la séparation forcée d'avec sa femme et ses enfants (période de guerre 39-45). La petite enfance qui n'a pas été vécue ensemble altérera à vie les relations entre eux.

 

Ceci n'empêchera pas Le Clézio n'éprouver de l'admiration pour ce père, par ailleurs intègre et courageux. Toute sa vie, l'homme a manifesté un profond respect pour les Africains. Il a énormément souffert du comportement des occidentaux vis à vis d'eux.  Il a été très marqué, aussi, par les expériences très difficiles qu'il a vécues en tant que médecin là-bas.

 

Ce livre est passionnant par les éléments biographiques qu'il apporte, mais aussi parce que l'expérience vécue par la famille Le Clézio en Afrique n'a rien  à voir avec celles qu'ont pu vivre les colons à la même époque. La famille Le Clézio vivait au contact des africains, sans confort particulier, en pleine nature. Elle ne fréquentait pas les occidentaux. C'est une période de sa vie qui a certainement été déterminante pour la construction de l'homme et de l'écrivain, prix Nobel de littérature. 

 

Le texte est agrémenté de photos prises en Afrique par le papa de JMG Le Clézio. 

 

Je suis ravie d'avoir choisi ce livre, un peu par hasard (A vrai dire je ne connaissais même pas ce titre). Je pense que c'est une  bonne introduction à l'œuvre de l'écrivain.

 

Je n'en ai pas fini avec Le Clézio, c'est certain !


 

Pour cette session de mars, le blogoclub a choisi de mettre à l'honneur JMG Le Clézio.
Voici les livres présentés : 
(Chez Lisa, vous trouverez également les lien mis à jour au cours de la journée.)

L'Africain
: Keisha, Sylvie-Saraswati, Karine et ses livres, Soie, Nanne
Peuple du ciel:
Karine,
Cœur Brûle et autres romances:
Florinette, Brize Fanyoun
Gens des nuages:
Antigone, Nina
Poisson d'or:
Jumy, Kattylou. Mirontaine
Onitsha:
Grominou, Lisa  Julien, Lapinoursinette, Midola, PralineTaisgEmma,  Martine  Stéphie,
Le désert : Lisa,
Etoile errante : LisaArmande, Denis
Révolutions : Alice
Mondo et autres histoires : George Sand et moi
Ritournelle de la faim : Gambadou, Catherine, Sandrounette Bladelor
Celui qui n'avait jamais vu la mer : Cathe
Lullaby :  Cathe
Raga, approche du continent invisible : Wakinasimba(Alex), Katell
Le procès-verbal: Ori
La ronde et autres faits divers : Emilie
Villa Aurore : Mammig
Diego et Frida : Arlette
Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur : lune de pluie
Printemps et autres saisons : Béatrix
Kalistina propose une lecture détournée et repoussée
Taylor  a lu un autre prix Nobel : Doris Lessing (les grands-mères)

A lire aussi le billet de Julien,  écrit après la publication des billets "Pourquoi lire JMG LE CLEZIO"

Merci à tous les participants ! Si j'ai oublié quelqu'un ou que votre billet est en retard, merci de me le signaler.

Pour le  1er mai, sur le thème du Mexique,  nous avons choisi de lire L'instinct D'Inez de Carlos Fuentes.
Pour en savoir plus sur le Blogoclub

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:37

Editions du Serpent à plumes - 2009 pour la traduction française- 313 pages
(traduit de l'anglais - Australie)
NOUVEAUTE 2009

Il s'appelle Anwell, et vit ses derniers jours dans de terribles souffrances. Sa seule distraction est de revivre les moments qui l'ont amené à être ce qu'il est aujourd'hui, un jeune homme de vingt ans qui va quitter ce monde…

 

Anwell habite un petit village où tout le monde se connaît. Le "qu'en dira t'on" y règne en maître. La famille passe pour être "zinzin". Sa principale tare (du moins au départ) est d'avoir un enfant handicapé dont elle a honte. Un jour, pour le plus grand malheur d'Anwell, ce frère vient à mourir. Quand un garçon un peu sauvage nommé Finnigan  propose à Anwell, très peu de temps après "l'accident", d'être son ami, il n'hésite pas longtemps. Mais Finningan est un drôle de phénomène. Pour preuve, ce pacte insensé qu'il propose à son nouveau camarade…

 

C'est un roman qui ne se lit pas aisément en raison de nombreux non-dits et flash-back, mais aussi parce que ce est dévoilé au fil du roman est lourd, très lourd. Mais la difficulté ne m'a pas empêchée d'aimer ce livre, d'être entraînée dans cette histoire tirant sur le fantastique et non dénuée de poésie. La narration est fort bien menée. Les deux garçons racontent alternativement les faits qui ont mené à la déchéance d'Anwell. La tension psychologique va crescendo, les derniers chapitres se lisent d'une traite, le souffle retenu. 

Un roman étrange et fascinant que j'ai beaucoup apprécié.

Les avis de Joëlle et Clarabel.

Je remercie Anne Vaudoyer.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 17:40

 Editions Héloise D'Ormesson - 2009  - 128 pages
NOUVEAUTE 2009


"Il y a des gens comme ça qui vous donnent l'impression que leur vie est une évidence heureuse. Comme si pour eux le seul fait de vivre, de respirer suffisait pour que chaque instant ait un sens. On dirait qu'ils n'ont besoin de rien pour se sentir bien . Comment font-ils ?

La vie n'est faite que pour les gens heureux."   

C'est l'histoire d'un homme terne, sans vie sociale, qui passe ses journées à ruminer, seul dans son coin. Sa compagne l'a quitté. Il ne s'en remet pas. Sa seule occupation est d'épier l'un de ses voisins, solitaire comme lui, et de lui écrire des lettres qu'il ne poste pas (du moins, pas au début). Son moral se dégrade. Il boit pour oublier son mal-être et augmente sans cesse sa dose d'antidépresseurs, spirale dangereuse… Je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise de ceux qui seraient tentés par ce roman épistolaire vraiment étonnant.

 

J'ai aimé ce livre, un peu comme j'avais aimé "La théorie du Panda" de Pascal Garnier. C'est dérangeant, perturbant de constater tant de noirceur dans un personnage, mais étonnamment fascinant aussi. Ce thriller psychologique m'a tenue en haleine l'espace d'une soirée. J'ai beaucoup aimé l'épilogue, rayon de soleil presque cynique dans la destinée de cet homme, si peu doué pour le bonheur. Etre heureux, ce n'est pas donné à tout le monde.

Voilà un livre qui ne peut laisser indifférent. A tenter !

Merci à Ecaterina qui m'a offert la possibilité de lire le dernier opus de son "presque ami"

Clarabel a aimé - Antigone pas du tout.

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:26


       Le livre de poche 2008 - traduit de l'anglais (Afrique du Sud) - 283 pages

L'histoire commence par la découverte d'ossements humains. Nous sommes en 1990 en Afrique du Sud, dans la ferme de Catherine King. Pour comprendre le mystère qui se cache derrière cette découverte, nous plongeons dans le passé familial de la vieille femme. 
Nous découvrons la petite enfance de Catherine et les jeux qu'elle partage avec Maria, son amie noire. Elle nous fait vivre son amour incommensurable de l'Afrique du Sud et de ses somptueux paysages. Nous assistons à la cassure qui contraint la mère de Catherine à quitter l'Afrique pour l'Angleterre, avec ses deux enfants.

Vingt ans plus tard, Catherine retourne en Afrique, après de longues années loin de sa terre natale. Après son départ d'Afrique, elle n'a plus eu de nouvelles de son père. Et puis un jour elle a appris sa mort. Maria n'a cessé d'attendre son amie blanche et l'accueille chaleureusement. L'apartheid est toujours de mise, mais les deux amies passent outre, comme elles l'ont toujours fait. La propriété est maintenant occupée par Thom. Sa femme vient de le quitter. Qui est Thom ? Peut-elle lui faire confiance et s'abandonner au désir qui la pousse vers lui ?

 

Une ambiance mystérieuse, une Afrique envoûtante, un contexte historique intéressant…. En dépit d'une construction peut-être un peu trop tarabiscotée, je me suis plongée avec délice dans cette belle histoire d'amour et d'amitié. La cruauté de l'apartheid est abordée, bien que le sujet ne soit pas au premier plan de l'histoire. On ferme le livre, des images plein les yeux, comme au retour d'un voyage dans une contrée lointaine.
 

Un premier roman captivant !

Je remercie Le livre de poche pour cet envoi.
(et moins les services de la poste pour avoir égaré le premier exemplaire qui m'était destiné et qui me fait être hors délai pour l'écriture de ce billet ! )

Elles ont aussi aimé ce livre :  Alice , Praline, Joëlle, Amanda, Annie ...
  

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