Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 20:08

Audiolib 2019 - Lu par Marie Bouvier - 20 heures

Traduit par Odile Démenge et Isabelle Taudière

Je lis peu d'autobiographies mais je ne me suis pas fait prier pour découvrir celle-ci. Comme beaucoup, en 2009, je me suis réjouie de voir Barack Omaba accéder au pourvoir. J'ai été attentive aux apparitions publiques de son épouse, à la fois simple et élégante et paraissant tellement sympathique ! J'ai suivi de loin quelques unes de ses actions, notamment celle en faveur de la nutrition des enfants américains. Je savais que Michelle Obama était issue d'un milieu modeste et qu'elle avait eu un certain Barack Obama comme stagiaire, quand elle était jeune avocate... Le reste, je l'ai appris dans "Devenir".

La première partie est consacrée à l'enfance de Michelle, dans un quartier modeste du South Side à Chicago. Les ressources de la famille sont limitées mais les enfants Robinson ne manquent pas de l'essentiel. Les parents de Michelle et de son frère Craig n'hésitent pas à se priver pour offrir à leurs enfants la scolarité la meilleure possible. Pari réussi car les deux enfants seront admis à l'université de Princeton et feront de brillantes études. 

La deuxième partie est consacrée à la période "adulte", avant la maison blanche. Michelle Obama évoque ses choix, ses priorités, son changement de cap professionnel quand elle se rend compte que son travail d'avocate dans un cabinet de conseil ne l'épanouit pas autant qu'elle l'aurait imaginé. Il est question de la difficulté pour un(e) afro-américain(e) issu(e) des classes populaires de franchir les barrières sociales, de vaincre les préjugés. Elle évoque également les difficultés qu'elle a rencontrées à concilier vie familiale et professionnelle, avec un mari déjà très investi dans la politique à cette époque. 

Dans la troisième partie, nous sommes en immersion à la maison blanche avec la famille Obama. Il est peu question de politique même si les événements principaux sont relatés dans les grandes lignes. Michelle évoque ses actions en tant que première dame mais aussi tout ce qu'elle a mis en oeuvre pour que ses filles aient une enfance la plus normale possible. D'un tempérament spontané, elle évoque ses quelques gaffes (avec la reine d'Angleterre, par exemple), sa garde-robe, ses petites entorses à la sécurité...

L'écriture n'a rien n'exceptionnel. Michelle Obama n'est pas une écrivaine mais l'ouvrage m'a apporté une vingtaine d'heures très agréables en compagnie d'une femme qui respire la sincérité et l’honnête intellectuelle. J'ai aimé son punch, sa bonne humeur et sa modestie. Son parcours de vie est passionnant. J'espère qu'elle racontera un jour l'après-maison blanche... 

J'aurais préféré lire (ou écouter) l'ouvrage en anglais mais je ne suis pas assez douée dans cette langue pour le faire aisément. La version audio en français m'a convenu malgré tout. La voix et l'intonation de la lectrice sont en phase avec le personnage de Michelle Obama.

challenge 50 livres 50 états (ici Illinois)

 

Partager cet article
Repost0
7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 00:53

Aléa - janvier 2019 - 386 pages

"Les soeurs aux yeux bleus" est la suite de  l'histoire racontée dans "La gouvernante suédoise" mais on peut commencer indifféremment par l'un ou l'autre ouvrage.

Nous retrouvons les personnages là où nous les avons laissés. Hulda, la jeune mère de la famille Sézeneau vient de mourir. Son mari, Léonard Sézeneau, met les deux garçons en pension et garde auprès de lui ses trois filles, qu'il confie à Livia, la gouvernante. Tous partent pour la Russie, où ils bénéficient de l'hospitalité d'un couple d'amis. Les filles sont heureuses. Elles ne manquent de rien. Mais cette époque dorée finira par prendre fin car les affaires de leur père nécessitent qu'ils rentrent tous en France. La gouvernante les suivra jusqu'à Paris mais leurs chemins se sépareront en arrivant dans la capitale.

Sans argent, les Sezeneau sont recueillis par un oncle qui possède une modeste maison dans un petit village de Loire Atlantique. Les filles s'y ennuient à mourir. Quel contraste avec la Russie ! Elles ne disposent d'aucune autonomie et sans argent, n'ont pas de prétendants. Bref, l'avenir ne s'annonce pas brillant pour les jeunes femmes. Je ne vous en dirai pas plus sinon qu'on les retrouve plus tard à Paris.

Je me suis vraiment passionnée pour l'histoire de ces trois sœurs et de leur gouvernante. Cette dernière, bien que discrète, laissera une empreinte qui n'est pas des moindres dans la famille. J'ai eu l'impression, à certains moments, de me trouver plongée dans un roman des soeurs Bronte ou de Jane Austen. La psychologie des personnages est fouillée, les lieux sont décrits avec minutie et l'histoire est presque intemporelle.

 Marie Sizun s'est arrangée pour qu'un un certain suspens  nous tienne en haleine tout au long du roman. J'avais hâte, chaque soir, de retrouver les trois soeurs et de suivre leurs parcours. Ce roman est d'inspiration autographique. A la fin de l'histoire, j'ai aimé découvrir un lien avec les premiers romans de Marie Sizun et reconstituer ainsi le puzzle familial.

Un très bon cru de Marie Sizun !

Partager cet article
Repost0
25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 00:35

J'ai lu (Iconoclaste) - 141 pages 

"Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois."

Comme je comprends Philippe Torreton ! Moi aussi elle me manque ma mémé et son monde d'autrefois. J'essaye parfois de raconter à mes enfants cette vie simple d'antan, sans gaspillage, ni superflu. Comme le monde a évolué depuis ce temps où mes grand-parents étaient chez eux, vivant en semi-autarcie, tout comme la grand-mère de de l'auteur/acteur ! Écologiste avant l'heure mais sans le savoir, cette génération gardait précieusement tout ce qui pouvait servir et recyclait le moindre pochon de plastique.

"Les plastiques de ma grand-mère avaient peu de chance d'aller étouffer une tortue luth dans les mers chaudes, ils étaient retenus à vie chez elle".

C'est un très joli portrait, un hommage fort touchant à une femme simple et généreuse qui ne connaissait pas les câlins mais témoignait son affection de mille autres façons, dévouée, à l'écoute. Elle aurait donné sa chemise pour ses enfants et petits enfants. Elle avait si peu de besoins pour elle-même ! Philippe Torreton revendique son appartenance à ce milieu paysan, qu'il garde au fond de lui comme un bien précieux, des racines indestructibles.

J'ai dégusté ce texte, me replongeant avec nostalgie dans mes souvenirs, à chaque page ou presque. L'écriture est poétique et imagée. On l'imagine si bien cette mémé avec son tablier, ses grands mouchoirs à carreaux et son cœur gros comme cela...  C'est la gorge serrée et les larmes aux yeux que j'ai fini ma lecture.

Tu peux partir mémé, on va s'en sortir, ni riches, ni pauvres, on est là sur cette terre avec de quoi tenir dans ce monde difficile. 
On sait d'où l'on vient maintenant. 
On a un toit à jamais, une terre pour toujours. 
On peut mettre un doigt sur la carte mondiale des sentiments et se dire " je viens de là".

Un grand merci à mon amie de la campagne pour m'avoir offert ce livre... Nous avons les mêmes racines tout comme Philippe Torreton et bien d'autres de ma génération.

 

challenge organisé par Antigone

 

Partager cet article
Repost0
22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 00:20

Editions de l'Olivier - janvier 2019

Connue en tant que romancière, Valérie Zenatti a écrit notamment "Jacob, jacob" et "Une bouteille dans la mer de Gaza". L'écrivaine est également la traductrice d'un grand auteur disparu depuis un peu plus d'un an. Il s'agit d'Aharon Appelfeld", ce romancier israélien dont j'ai lu "Histoire d'une vie" il y a plus de 10 ans. C'est un livre qui m'avait beaucoup marquée à l'époque. Par la suite, j'ai suivi l'actualité de l'auteur, écouté des interviews... Quand j'ai repéré "Dans le faisceau des vivants" dans la sélection du "Masse Critique" de Babelio, je l'ai sélectionné, intéressée d'en savoir plus ce lien qui unissait le romancier et sa traductrice. J'ai, de façon générale, une certaine fascination pour le travail des traducteurs.

Dans le premier tiers du livre, Valérie Zenatti relate le choc de l'annonce du décès d'Aharon Appelfeld puis la sidération qui a suivi. Entre la traductrice et l'auteur, s'était nouée au fil des années une complicité extrêmement forte  : "je désire et je redoute le prochain livre que je traduirai sans lui, sans pouvoir parler avec lui de son rapport secret avec ses personnages, sans le tenir au courant de ma progression, des sentiments qui me traversent au fil des chapitres jusqu'au point final...". La traductrice évoque les personnages des romans de l'auteur israélien. Chacun d'entre eux l'a habitée. L'auteure relate également les différentes émissions qu'elle a visionnées après la mort de son ami, avec l'espoir d'apprendre quelque chose qui lui aurait échappé et pour le faire vivre encore un peu.

La deuxième partie nous raconte le voyage de Valérie Zenatti en Ukraine, dans le village natal d'Aharon Appelfeld. La traductrice a éprouvé le besoin d'entreprendre le voyage seule, après la mort de son ami. C'est avec une grande émotion qu'elle a mis les pieds dans la petite ville de Czernowitz, autrefois rattachée à la Roumanie. La ville a vu naître le jeune Aharon en 1932.

C'est la partie du roman que j'ai préférée parce que j'aime les récits de voyages et que celui-ci est particulièrement émouvant. En voici un aperçu : « je peux quitter Czernowitz puisque je suis allée à Czernowitz, j’ai marché dans sa ville, des visages et des bâtisses se sont nichées en moi, je pourrai m’y replier quand je voudrai, où je voudrai, ce sera si bon de vivre en sachant que je porte Czernowitz en moi, j’y ai trouvé ce que je ne cherchais pas, ce qui était là, entre lui et moi, sous une autre forme, et j’ai un peu moins peur de ce que signifie vivre sans lui. »

Pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il est préférable de connaitre, au moins dans les grandes lignes, l'histoire de ce survivant de l'opération de destruction des juifs.

Un roman touchant.

 

Lu dans le cadre d'une opération proposée par BABELIO

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 00:39

Au diable Vauvert - janvier 2019 - traduit de l'anglais (australien) par Gaëlle Rey

"Parfois, la famille n'est pas un cadeau, mais une épreuve d'endurance. Et parfois, pour tenir le coup, il vous faut prendre vos distances. Voilà pourquoi j'ai passé tant d'années de ma vie d'adulte loin de ma famille. La plupart du temps, je n'arrivais pas à supporter ma mère. Pourtant, je suis rentrée à la maison cinq ans avant sa mort. Pour suture les plaies. Faire en sorte que ça fonctionne. Prouver que c'était possible. Je deviendrais folle aujourd'hui, si je ne l'avais pas fait".

Dans cet récit autobiographique, Nikki Gemell évoque essentiellement deux sujets : les relations mère-fille et l'euthanasie".  Le mort brutale de sa mère a en effet amené l'auteure à  pencher sur ces thèmes simultanément. Elle nous livre ici le fuit de ses recherches et de sa réflexion.

Le livre s'ouvre sur une scène qui annonce la couleur. On vient d'annoncer à Nikki Gemell que sa mère est décédée. Elle comprend vite qu'il s'agit d'un suicide et devine, sans l'accepter d'emblée, que sa mère a choisi de mettre fin à des douleurs chroniques qui lui empoisonnaient la vie.

Pour l'auteure, c'est d'abord un énorme choc et la culpabilité de ne rien avoir vu venir. Puis c'est un sentiment de colère face à un geste qui lui parait terriblement égoïste. Ce n'est qu'au terme d'un cheminement intérieur, aidé par l'écriture de ce récit, qu'elle parviendra à voir les choses autrement. Elle verra alors dans ce geste une forme courage, de détermination à ne pas subir sa vie.

Le sujet est difficile et Nikki Gemell va au fond des choses. Elle s'est beaucoup documentée sur l'euthanasie, sur la gestion des douleurs chroniques. Elle a constaté l'impuissance de la médecine à soulager durablement une douleur qui s'installe dans le temps. Il parait difficile d'admettre que l'on n'ait pas, en 2019, les moyens de venir à bout des souffrances physiques chroniques mais cela semble pourtant être le cas.

Le récit nous offre également le portrait de la mère disparue, une femme très belle mais peu douée pour les relations mère-fille ce qui crée chez la narratrice une souffrance, un manque terrible. Pour ne pas reproduire ce qu'elle a vécu, Nikki Gemell donne beaucoup à sa propre cellule familiale, jusqu'à ce que l'épuisement la gagne, parfois.

Voilà un récit qui ne peut laisser indifférent, qui bouscule et questionne. La narratrice parvient à avoir, au terme du roman, une position clairement favorable à l'euthanasie.  J'avoue qu'elle m'a un peu forcée à réfléchir à un sujet que j'ai tendance à fuir. Je lui en suis reconnaissante même si cela n'a pas été une lecture facile.

Un intime récit touchant et intéressant.

C'est un coup de coeur pour Antigone.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 00:49

Cà et là - traduit du suédois par Florence Sisask - 221 pages

L'histoire se passe en Norvège. Jens, 17 ans, ressent pour son meilleur ami des sentiments qui vont au delà de l'amitié. Ce n'est hélas pas réciproque. Pour tenter de mettre de la distance avec cet amour à sens unique, Jens décide de d'aller passer l'été à Finnsnes, où vivent son oncle et son compagnon. Tous deux  accueillent à bras ouverts ce neveu qu'ils comprennent mieux que quiconque.

A Finnsnes, Jens fait la connaissance de jeunes gens de son âge et notamment d'Edor, qui ne lui est pas indifférent. Cette fois, c'est réciproque. Pour autant, leur relation n'est pas aisée car Edor a du mal à assumer son attirance pour un autre sexe. Il n'est pas aidé par sa famille qui ne voit pas d'un bon œil son penchant homosexuel. Pendant qu'Eldor se débat avec des sentiments contradictoires (et ne parvient pas à couper le cordon avec sa petite amie), Jens travaille la confiance en soi qui lui manque pour être un adolescent épanoui.

Cette BD traite avec beaucoup de finesse le sentiment amoureux chez les adolescents et en particulier chez ceux du même sexe. L'histoire n'est pas d'une grande originalité mais le sujet est bien traité, avec beaucoup de pudeur, notamment dans les scènes d'amour.

Le dessin est assez simple et dégage beaucoup de douceur avec ses couleurs pastel. Le choix de la  simplicité dans les croquis est tout à fait en phase avec l'histoire. Le personnage de Gens avec ses cheveux roux et ses rondeurs m'a bien plu. Il porte sur son visage la gentillesse qui le caractérise. En revanche, j'ai été un peu déçue par la représentation de la nature. On ne peut pas vraiment se faire une idée des beaux paysages norvégiens car les décors sont assez minimalistes. Ce sera mon petit bémol.

Une BD que je recommande sans hésiter !

Pour connaitre les autres de titres de "la BD de la semaine", rendez-vous chez Stéphanie.

Lu dans le cadre du Masse critique special BD organisé par BABELIO

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 23:21

Audiolib 2018 (Le nouvel Attila) - 4 h 46 - lu par l'auteure

"Elle ressent à nouveau la tristesse de cette première année en France. Mais elle sent aussi une joie timide qui pointe doucement le bout de son nez : la joie de la réconciliation. Enfin, elle déterre ses racines dans ce terreau qui ne sent plus le passé mais l’avenir" 

Le hasard m'a fait lire, au dernier trimestre 2018, deux ouvrages assez proches et tous deux d'inspiration autobiographique. Le premier ouvrage, "les exilés meurent aussi d'amour" d'Abnousse Shalmani", raconte, au travers des yeux d'une enfant née en France, l'histoire de sa famille exilée à Paris, juste avant sa naissance, dans le milieu des années 80.

Dans Marx et la poupée, il s'agit également de l'histoire d'une famille arrivée en France après la révolution islamique mais l'enfant que nous suivons avait 6 ans quand elle a quitté l'Iran. Elle a donc connu directement le déchirement d'être arrachée à une culture, la difficulté de s'approprier une nouvelle langue mais aussi la chute sociale de ses parents, que l'on voit quitter une belle maison dans un quartier chic pour s'entasser à trois dans une chambre de bonne.  

La narration est originale, le style très oriental. Plusieurs genres se mélangent habilement : la poésie, le théâtre, le conte, le roman autobiographique, voire documentaire. Le récit n'est pas linéaire dans le temps. Nous sommes parfois de retour en Iran, en pleine révolution islamique ou quand le père de famille a pu y retourner, seul. Nous retrouvons également l'Iran bien plus tard, quand l'enfant, devenue adulte, retrouve sa famille dans la capitale iranienne.

Maryam Madjidi raconte fort bien la difficulté de faire cohabiter la culture d'origine et celle que l'on doit s'approprier pour s'intégrer. La petite fille de "Marx et la poupée" ne parvient à apprendre la langue du pays d'accueil qu'en tournant le dos à sa langue maternelle.  Ce n'est que bien plus tard qu'elle parviendra à  réconcilier les deux langues en réapprenant la langue persane. Aujourd'hui, elle enseigne le français à des mineurs étrangers isolés. 

La version audio est idéale pour ce texte car elle nous permet d'avoir un petit aperçu de la langue persane au travers de quelques phrases et mots disséminés tout au long du roman.

Une belle découverte.

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 21:59

Sixtid - Lu par : Marc-Henri Boisse -  9 h et 32 mn

"Les bottes suédoises" est la suite  d'un précédent roman d'Henning Mankell intitulé "les chaussures italiennes". On y retrouve  Fredrik Welin dans la petite île de la Baltique sur laquelle il vit, dans une quasi-solitude.  Ancien chirurgien, il a dû quitter la profession après avoir commis une erreur médicale. A 70 ans, il a aborde sa dernière tranche de vie avec une certaine nostalgie. L'incendie de la maison qu'il a hérité de ses grands parents va venir chambouler sa petite vie tranquille et le déstabiliser quelque peu mais également lui ouvrir de nouvelles opportunités.

Après avoir lu plusieurs avis assez mitigés sur ce livre, j'ai failli renoncer à le lire. La perspective du mois nordique m'a toutefois incitée à lui donner sa chance (d'autant qu'il se trouvait dans ma pile à écouter depuis quelques temps). J'ai bien fait car j'ai vraiment bien apprécié cette lecture. Contrairement à Enna, je ne me suis pas ennuyée. J'adore l'atmosphère des îles et même si l'intrigue n'est qu'un prétexte pour tenir le lecteur en haleine, je ne me suis pas sentie dupée par l'auteur. J'ai aimé retrouver les personnages du roman précédent et les quelques petites surprises qui nous sont offertes donnent du piment à l'histoire.

J'ai lu que c'était le dernier roman sur lequel avait travaillé l'auteur, ce qui ne m'a pas surprise. Il y a beaucoup de références à la vieillesse comme cette phrase, que je trouve très juste ""Vieillir c'est s'aventurer sur une glace de moins en moins solide". 

Rien à dire de particulier sur la version audio. La voix du narrateur est en phase avec celle d'un homme de 70 ans.

A lire ! (mais après "les chaussures italiennes").

Les avis de Géraldine - Aifelle

Décembre nordique - chez Crissylda
Écoutons un livre - Récapitulatif le 23 du mois
Le challenge objectif PAL, c'est chez Antigone

 

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 11:31

Cheyne Editeur - 2017 - 44 pages

Je me suis donné comme objectif de sortir au moins un livre par mois de ma Pile à lire. Voyant le mois avancer à grand pas, j'ai choisi le livre le moins épais, je l'ai ouvert et je me suis dit que c'était effectivement le mois idéal pour le sortir de la pile. Voyez par vous-même : J'ai acheté ce livre (et reçu cette jolie dédicace) il y a un an jour pour jour.

Ces quelques mots donnent le ton. Il s'agit en effet d'une histoire sans verbe... 

Hadrien, tout chamboulé, a perdu ses verbes. Les retrouvera t'il ? Vous le découvrirez en faisant la connaissance de Delphine et d'Adèle. Deux femmes, deux histoires. L'une qui finit, l'autre qui commence. Les deux en même temps et un accident qui va brouiller les pistes.  Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire mais voici le tout début du livre :

Ce livre est une petite pépite de poésie et de sensualité. Si un jour vous l'avez entre les mains, je vous conseille de le lire à voix haute pour apprécier la musicalité du texte.

C'est en écoutant un poème de Ghérasim Lucca, mis en musique et interprété par Arthur H, que l'idée d'écrire "Je, d'un accident ou d'amour" est venue à l'auteur.

Je vous laisse avec Arthur H et ce texte très sensuel qui, il est vrai, a beaucoup de points communs avec celui de Loïc Demey, inspiration oblige. 

Le challenge objectif PAL, c'est chez Antigone

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 00:36

La Martinière - octobre 2018 - 158 pages

Je devais mettre en ligne ce billet le 13 novembre dernier, jour du 3ème anniversaire de l'attentat du bataclan, mais je n'ai pas réussi à rédiger mon billet dans les délais. C'est donc aujourd'hui que je vous donne mon avis sur cette BD, écrite et dessinée par Catherine Bertrand, rescapée du terrible attentat de 2015.

Catherine Bertrand était au balcon quand les tirs ont commencé. Elle a pu sortir du théâtre miraculeusement et s'est cru indemne de toute blessure. Après la phase de déni des premiers jours et l'euphorie d'être vivante,  les symptômes du stress post-traumatique ont fait leur apparition dans sa vie et ne l'ont plus lâché d'une semelle. Elle symbolise cet état par un énorme boulet (par comparaison avec les petits boulets avec lesquels nous jonglons dans la vie quand tout va plutôt bien).

A compter du 13 novembre 2015, sa vie ressemble à cela :

La métaphore du boulet, très explicite, est le fil rouge de la BD.  Elle illustre bien la place que le traumatisme occupe  dans la vie d'un rescapé et l'impossibilité de s'en défaire.

La dessinatrice évoque, avec humour et une bonne dose d'autodérision :  les difficultés de communications, les tracasseries administratives, la difficulté de se concentrer au travail... 

Je recommande chaudement cette BD. Le sujet est bien traité, de façon originale. Ceux qui ont subi un traumatisme dans leur vie (même s'il n'est pas de cet ampleur) s'y retrouveront. Cette Bd peut également aider les proches, leur apportant des clés de compréhension de ce qu'est le stress post-traumatique.

Tirage au sort :

Comme je me retrouve en possession de deux exemplaires, j'offre avec plaisir l'un d'entre-eux. Pour participer, il suffit de me laisser un commentaire en me précisant que vous êtes intéressé par mon petit concours. Vous avez jusqu'au 28 novembre pour vous inscrire. Résultats le 29 novembre.

La gagnante est Kathel !

Kathel, j'attends tes coordonnées.

(j'avais mis l'information hier soir mais j'ai du oublier de cliquer sur "mettre à jour" ce qui explique que l'information n'apparaîsse que maintenant. Merci à Clara de m'avoir informée).

 

 

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

Partager cet article
Repost0