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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 06:13

Diva - avril 2018 - 222 pages

Ce tout nouveau roman de Stéphanie Pélerin est la suite de (Presque) jeune, (Presque) jolie, (De nouveau) Célibataire, sorti il y a deux ans à la même époque. C'est avec curiosité et enthousiasme que j'ai dévoré ce second opus, aussi prenant que le premier. Ivana a évolué. Elle est désormais mère de famille, belle-mère et en couple. A la fois pétillante et fragile, attachée à sa famille autant qu'à sa liberté, la jeune femme essaye de mener tout de front.

J'ai une quinzaine d'années de plus qu'Ivana et des préoccupations aujourd'hui quelque peu différentes, ce qui ne m'a pas empêchée de me mettre dans la peau de la jeune femme. Je pense que toutes les mamans se retrouveront dans cette histoire qui, dans les grandes lignes, ressemble à la leur. La cohabitation des différentes facettes de la vie d'une femme repose sur un équilibre fragile et parfois périlleux. Il faut savoir composer avec des envies contradictoires et les péripéties de la vie qui font que la route n'est jamais droite...

Ce roman est plus léger que ceux que je lis habituellement mais je peux vous assurer que j'ai passé un bon moment. Stéphanie a une plume alerte et sait tenir son lecteur (plutôt sa lectrice, probablement) en haleine. Elle a par ailleurs un sens de l'humour auquel je suis très sensible. Je précise que l'on peut lire ce roman indépendamment du précédent.

Une lecture tout à fait sympathique !

Stéphie, j'attends la suite des aventures d'Ivana ! (car je ne doute pas qu'il y en ait une).

 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 23:56

Audiolib 2017 - 9 h 22 - Traduit de l'anglais par J. Esch -  lu par Ingrid Donnadieu/Floriane Muller

Jane et Emma sont très proches mais ne risquent pas de se rencontrer, et pour cause. L'une est vivante, l'autre non. Les deux jeunes femmes ont pour point commun un homme, Edward Monkford, et sa maison, One Folgate Street. Emma, c'est la fille d'avant... quant à Jane, c'est la locataire actuelle de la maison. Nous suivons alternativement le parcours de chacune des deux femmes, trajectoires qui convergent de plus en plus dangereusement.

Jane vient de vivre un drame éprouvant et voit dans cette maison somptueuse au loyer modéré, un lieu rassurant lui permettant de se reconstruire. Hélas, le lieu est loin d'être de tout repos. Jane a la sensation d'être façonnée plus ou moins à son insu par le propriétaire, l'inquiétant mais oh combien séduisant Edward Monkford. Elle décide de mener sa petite enquête et de tenter de comprendre ce qui est arrivé à Emma, l'ancienne locataire, cette jeune femme qui lui ressemble et qui est morte tragiquement...

J'ai vraiment beaucoup aimé le portrait de ces deux femmes, finement esquissé par l'auteur. Les personnages masculins sont également bien campés. Chacun des protagonistes a une faille, une blessure secrète qui se révèle à nous au fur et à mesure de l'histoire. L'auteure nous informe à la fin du roman qu'elle s'est inspirée d'un épisode sa propre vie pour imaginer l'un des personnages féminin.

J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter cette histoire, très bien interprétée et surtout bien construite. L'auteure parvient à brouiller les pistes et nous manipuler tout au long de l'histoire. Il faut attendre la toute fin pour démêler le vrai du faux. L'analyse psychologique des personnages est très fine.

Une belle découverte.

Une lecture commune avec Enna

Lu dans le cadre de "Écoutons un livre"

Cette lecture me permet de participer au mois anglais  chez Lou et Cryssilda

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 23:31

Audiolib 2018 - lu par Stéphane Boucher - 7 h 59

Avant de découvrir la version audio, j'avais lu la version papier :

Mon billet  :

Le 27 décembre 1974 est une date à jamais ancrée dans la mémoire des habitants de Liévin, dans le Pas-De-Calais. Ce jour-là, une quarantaine ouvriers de la mine sont morts suite à un coup de grisou. On a appris plus tard que la catastrophe aurait pu être évitée, des failles dans la sécurité du site sont ressorties. Cinquante ans plus tard, Sorj Chalandon imagine "le jour d'avant" pour la famille d'un mineur de la fosse 3 bis mais aussi les jours, les semaines et les années qui ont suivi le drame.

Le narrateur, Michel, a perdu son frère aîné, ouvrier à la mine. Michel avait seize ans au moment des faits. Il était fasciné par le métier de son frère, qu'il vénérait comme un dieu. Il rêvait de l'accompagner un jour au fond la mine, de faire partie de cette fratrie d'ouvriers. Mais Michel ne deviendra pas mineur. Dès qu'il le pourra, il quittera la région et sa famille disloquée pour tenter de se reconstruire ailleurs.

Jusqu'à la mort de sa femme, l'existence de Michel sera d'apparence normale mais au fond de lui-même l'homme reste obsédé par un passé qui ne cesse de le tourmenter. Une fois sa femme disparue, n'ayant plus rien à perdre, il décide de revenir sur les lieux de son enfance pour se venger de celui qu'il estime être le responsable du ratage de sa vie. Il  s'installe dans le village et concocte sa vengeance. Je vous laisse découvrir la suite par vous-même.

Je mets toujours la barre très haut quand je lis cet auteur, j'attends qu'il me surprenne, qu'il me bouscule. Durant une bonne partie du roman, j'ai cru que j'allais être déçue car je ne reconnaissais pas totalement la patte de l'auteur. Puis soudainement, au moment où je m'y attendais le moins, j'ai retrouvé le Chalandon que j'aime.

J'ai été éblouie par l'habilité de l'auteur à jouer avec son lecteur, à le déstabiliser. En faisant du narrateur un personnage plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord, Sorj Chalandon donne à son roman une dimension supplémentaire. Il offre aux mineurs de Liévin un hommage original et bouleversant que le lecteur n'est pas prêt d'oublier..

N'hésitez pas, lisez-le !

Mon avis sur la version audio :

J'avais eu un coup de cœur pour la version papier, j'ai apprécié d'emblée la version audio. Le lecteur adopte le juste ton pour donner au texte sa dimension dramatique. J'ai retrouvé l'émotion qui m'avait saisie quand j'ai lu ce roman, il y a quelques mois.

Ce titre sera dans mon top 5 et très probablement dans mon top 3.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 23:13

Grand Angle - 71 pages

L'histoire commence chez le médecin de Lily, qui lui confirme qu'elle est enceinte. L'expression du visage de la jeune femme ne laisse pas de doute, ce n'est pas une bonne nouvelle. En rentrant chez elle, son compagnon lui annonce qu'il part en tournée pour plusieurs mois avec son groupe de musique. Elle peut l'accompagner si elle le souhaite mais pas tout de suite. Elle doit en effet s'occuper de Balthazar, le neveu qu'il devait garder pendant une dizaine de jours. 

Là voilà donc avec un mioche dans les pattes alors qu'elle doit réfléchir à la possibilité (ou non) de garder l'enfant qu'elle porte. Sur un coup de tête, elle loue une voiture et part quelques jours à la montagne avec l'enfant, embarquant un jeune auto-stoppeur... Je ne vous livrerai pas la suite mais sachez que cette rencontre fortuite ainsi qu'une autre rencontre tout aussi inespérée vont permettre à  Lily de prendre la juste décision.

Des personnages attachants, une histoire touchante et une fin "feel good". Voilà de quoi passer un bon moment. J'aurais aimé quelques pages de plus, ce sera mon bémol. Si je suis restée un peu sur ma faim pour ce qui est du texte, j'ai vraiment beaucoup aimé l'illustration et les couleurs. Esthétiquement, c'est une très belle réussite. L'expression des visages complète à merveille le texte.

Un joli roman graphique pour une pause douceur.

Lu dans le cadre d'une opération Masse critique, de Babelio

La BD de la semaine, c'est chez Mo, ce mercredi

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 10:52

Grasset 2018 - 304 pages

En arrière plan, une toile de Gwenaëlle Péron

Certains billets s'écrivent presque tous seuls, d'autres moins. Celui-ci fait partie de la second catégorie. D'une part parce qu'il m'a beaucoup touchée mais aussi parce que je veux laisser au lecteur le plaisir de découvrir par lui-même ce parcours d' enfance pour le moins atypique. Je choisis volontairement de vous en dire le moins possible.

Isabelle Carré est née dans une famille hors du commun. Ses parents, d'origines sociales opposées, ne se seraient jamais choisis si chacun d'eux n'avait pas eu une difficulté particulière à surmonter, une blessure profonde. Nous comprenons progressivement ce qu'il en est. Grandir dans ce contexte n'est pas simple et l'enfance et adolescence d'Isabelle sont chaotiques. Ce début de vie inhabituel ne l'empêchera pas de trouver sa place dans la société et d'être une adulte rayonnante et bien dans sa peau. Il faut dire qu'elle n'a jamais manqué d'amour. C'est sans doute la clé de son bonheur d'aujourd'hui. On peut également penser qu'elle tient sa force de caractère des épreuves surmontées.

J'ai beaucoup aimé la construction et l'écriture de cet ouvrage d'inspiration autobiographique. Il n'est sans doute pas parfait, c'est un premier roman, mais l'émotion est au détour de chaque page. Les souvenirs ne sont pas racontés de façon linéaires, il faut reconstituer le puzzle, sentir l'ambiance, imaginer l'appartement bohème aux murs rouges dans lequel on ne vit pas comme ailleurs.

C'est un très joli roman, personnel et émouvant.

Je remercie Grasset pour ce partenariat

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 23:18

Audiolib 2018 (Grasset 2017) - Lu par lauteur - 5 h 48

Tout le monde a entendu parler de Josef Mengele, le nazi que l'on surnommait "l'ange de la mort" à Auschwitz. Ce docteur en médecine était en charge du tri des juifs à l'entrée du camp. Parmi ceux qu'il n'orientait pas vers la chambre à gaz, Mengele sélectionnait des cobayes pour des expériences scientifiques d'une cruauté qui dépasse l'entendement. Il travaillait notamment sur la gémellité. L'objet du roman n'est pas de raconter les atrocités commises Mengele. Il en est fait référence uniquement pour présenter le personnage. Le roman est centré sur la personnalité du nazi, que l'on découvre au travers de la vie qu'il a menée après la guerre et jusqu'à sa mort.

C'est en 1949 que Mengele, craignant d'être arrêté et condamné pour crime contre l'humanité, quitte l'Allemagne pour rejoindre l'Argentine de Perone qui l'accueille à bras ouverts. Il va y vivre paisiblement une dizaine d'année avant de fuir au Paraguay puis au Brésil. Commence alors  une période nettement moins confortable pour le nazi puisqu'il se sent traqué. Il finira sa vie dans une favela au Brésil de façon quasi-misérable. Nous n'allons pas le plaindre...

C'est une véritable enquête journalistique qu'a menée l'auteur pour écrire cette biographie qui se lit comme un roman. Nous découvrons un homme centré sur sa personne et aucunement hanté par sa conscience. Mengele est un homme d'apparence normale et c'est bien tout le problème. Tapis derrière monsieur tout le monde peut se cacher un monstre. Les deux dernières phrases du roman résument ce que l'on peut retenir de cet ouvrage : "l'homme est une créature malléable. Il faut se méfier de l'homme".

Je finirai par quelques mots sur la version audio, qui ne m'a pas totalement convenue. Le conteur (qui n'est autre que l'auteur) utilise un ton monocorde. Fort heureusement, le texte étant clair et passionnant, la monotonie de la diction ne m'a pas gâché l'écoute.

Un roman passionnant qui a obtenu en 2017 le Prix Renaudot.

Je remercie Audiolib pour ce partenariat

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 05:55
 

Audiolib 2018 (l'iconoclaste) - 3 h 48 - lu par Guillaume Jacquemont

Lui, c'est Shell (parce qu'il porte un blouson sur lequel est inscrit le nom de cette marque). Elle, se prénomme Viviane (et bientôt elle sera sa reine). Mais avant cela, Shell quittera ses parents qui tiennent une station essence dans un coin paumé du Sud de la France. Le garçon n'est pas vraiment malheureux, bien que différent des autres, mais il a surpris une conversation entre ses parents et redoute d'être placé dans une institution. La seule solution qu'il entrevoit pour éviter ce qu'il craint le plus au monde, c'est de fuir. Il met son plan à exécution...

Shell rejoint les plateaux au dessus de chez lui et fait rapidement la connaissance de Viviane, qui l'accepte tel qu'il est. La fillette lui propose son aide, comprenant que le garçon ne s'en sortira pas tout seul. Elle lui montre une cabane dans lequel il pourra dormir et lui apporte de la nourriture. Chaque jour, elle vient le voir et l'embarque dans les histoires qu'elle invente. Shell est crédule, il n'est pas difficile de le faire rêver. Ravi qu'on s'intéresse à lui, il n'a pas eu beaucoup d'amis dans sa courte vie, le jeune garçon s'attache à sa reine. Mais un jour, elle ne vient plus... comment Shell va t'il se débrouiller sans elle ?

L'histoire met un peu de temps à s'installer mais passé les premières pages, on s'y sent bien. L'écriture est visuelle, il n'est pas difficile d'imaginer les pâturages herbeux dans lesquels se promènent deux pré-adolescents.  Il est très agréable de les accompagner dans leur histoire d'amitié ou d'amour (quelque part entre les deux). Un autre personnage, attachant lui aussi, fait son apparition quand Viviane disparaît. Cette belle rencontre renforcera l'assurance de Shell.

Un roman d'apprentissage à la dimension de conte, tendre et poétique, qui se laisse écouter avec plaisir. Le lecteur a le ton qui convient à l'histoire et ses personnages.

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

 

 

 

Mais également de Écoutons un livre, au titre du mois d'avril.

 

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 23:19

Lu sur ma liseuse (posée ici un un bac à linge - ce n'est pas un hasard !)

L'auteure de ces chroniques est une blogueuse littéraire, activité que Véronique occupe en dehors de la saison touristique. Ce métier, véritable sacerdoce, l'occupe à temps plein pendant la saison. Levée aux aurores, elle ne peut se coucher que quand tout le monde est rentré au bercail et que sa pile de linge est impeccablement repassée.

Si les clients sympas lui apportent une grande satisfaction, il n'est pas simple tous les jours de supporter les grincheux. les sans gêne,  les mauvais coucheurs. Ce livre est l'indispensable bible de ceux qui ont le projet d'ouvrir des chambres d'hôtes. Il peut aussi permettre aux clients (les moins corrects) de réfléchir à leur comportement.

 

 

Les anecdotes relatées par Véronique sont souvent cocasses et l'ouvrage se lit d'une traite, le sourire aux lèvres. On peut comprendre toutefois que Véronique rie parfois jaune. Très honnêtement, après avoir lu ces chroniques, je n'ai plus vraiment envie de me lancer dans ce métier (bon, ce n'était pas un de mes projets soyons honnête). La perspective de merveilleuses rencontres (hélas elles ne le sont pas toutes) est séduisante mais le ménage et la gestion du linge le sont nettement moins (et pourtant, c'est ce qui prend le plus de temps). 

Sois certaine, Véronique, que si un jour je me décide à visiter ton pays (je l'espère, même si les Pyrénées, c'est loin de la Bretagne), je ne séjournerai pour rien au monde ailleurs que chez toi. Un choix d'autant plus incontournable que j'aurai l'assurance d'avoir du beurre salé au petit déjeuner - petit détail qui, bien-entendu, ne pouvait pas m'échapper. 

Pour vous mettre l'eau à la bouche... 

Le site de la maison d'hôtes

Le blog littéraire de Véronique

 

 

Lu par l'intermédiaire de NetGalley

 

 

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 23:11

Vilo - 195 pages, 2017

Cela fait quelques mois que je feuillette régulièrement ce livre de photographies. Je me remémore ainsi mon voyage à New York, en 2014 et je rêve de d'y retourner (cinq jours n'ont pas suffi à me rassasier). Quand j'étais enfant, les gens autour de moi ne voyageaient pas. Avoir l'occasion d'aller aux Etats Unis plus tard, je n'y songeais même pas...

Un collègue de travail revenant de New York il y a quelques mois m'a dit qu'il avait été déçu, qu'il voyait cela plus grand, que c'était une ville qui n'avait pas d'histoire... Bref qu'il ne comprenait pas que l'on trouve cette citée exceptionnelle. Ses propos m'ont sidérée ! En 2014, contrairement à lui, j'ai découvert NY avec émerveillement. Tous les lieux me parlaient grâce aux films, aux livres et même à la musique. Quand à l'histoire de la ville, même si elle n'est pas très ancienne, elle est d'une richesse incroyable.

Si un petit voyage virtuel à New York vous tente ou que vous voulez faire plaisir à quelqu'un qui aime New York ou projette d'y aller, je vous conseille ce bel album essentiellement constitué de photos classées par quartiers. Au début de chaque chapitre l'auteur nous donne quelques renseignements sur le quartier, son histoire et son évolution. L'album est centré sur Manhattan, le dernier chapitre étant consacré aux autres quartiers. Chaque photo est accompagnée d'une légende.

Ce livre étant dans ma PAL depuis plus de 6 mois, il me permet de participer à l'objectif PAL

d'avril organisé par Antigone

 

 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 00:54

Rue de Sèvres - Pierre Alary - 142 pages (D'après le roman de Sorj Chalandon)

Le roman graphique que je vous présente aujourd'hui est adapté du roman de Sorj Chalandon "Mon traître" dans lequel l'écrivain raconte un épisode particulièrement troublant et douloureux de sa vie. En 1977, alors qu'il se trouvait en Irlande comme journaliste-reporter pour couvrir le conflit en Irlande, Sorj Chalandon fait la connaissance d'un militant de l'IRA, Denis Donaldson. Entre les deux hommes se noue une solide amitié qui durera dans le temps. Trente ans après, Chalandon apprendra avec stupéfaction que Donaldson est un agent double qui a collaboré avec les britanniques. Le traumatisme est immense pour le journaliste-écrivain.  "Mon traître" est inspiré de cette histoire avec quelques adaptations. Dans le roman, le trahi est un luthier passionné par L'irlande. Quant à Denis Donaldson, il s'appelle Tyrone Meehan.

La préface de la BD, signée Sorj Chalandon, résume "Mon traître" et nous explique comment l'écrivain s'est familiarisé avec l'idée de son adaptation en bande dessinée. Inquiet au départ, il s'est senti rassuré après avoir rencontré Pierre Alary. Il a choisi de le laisser libre dans son interprétation et de lui faire pleinement confiance. Nous ne pouvons que constater qu'il a eu raison de ne pas avoir eu peur du résultat. L'adaptation est fidèle au texte. Les mots que l'on trouve dans les bulles sont ceux de Chalandon. Sur la page de droite, se trouvent des extraits de l'interrogatoire de Tyrone Meehan par l'IRA . Le travail d'Alaryl a donc consisté à choisir les scènes marquantes du roman et bien entendu à les dessiner.  Dans l'expression des visages, le dessinateur parvient à faire passer la palette d'émotions que l'on trouve dans le roman de Chalandon. Les couleurs monochromatiques, rendent parfaitement bien les ambiances. Les planches alternent entre le vert et l'ocre.

"Mon traître" et moi, on commence à bien se connaître. J'ai lu les deux romans de Chalandon "Mon traître" puis "Retour à Killibegs", qui racontent tous deux la même histoire mais du point de vue du traître pour l'un et du trahi pour l'autre. J'ai vu la  superbe adaptation théâtrale inspirée par les deux ouvrages en avril dernier (mise en scène d'Emmanuel Meirieu). Non lassée par l'histoire, je me suis donc plongée avec enthousiasme et curiosité dans l'adaptation BD de Pierre Alary et je n'ai pas été déçue. 

Une très bonne adaptation !

Je suis ravie de participer à la BD de la semaine (hébergée ce jour par Noukette)

Je remercie l'agence Anne et Arnaud

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