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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 09:42

Quai Voltaire - aout 2020 - 377 pages

"Ce soir, ils ne chanteront pas. Ils ont soixante-six ans, ils sont beaucoup trop vieux pour se convaincre que leurs chances sont bougrement bonnes, et que ce putain de monde s'intéresse un tant soi peu à leurs espoirs et à leurs rêves, en supposant qu'il leur en reste."

Nous sommes sur l'île de Martha's Vineyard, dans l'état du Massachusetts, en 2015. Lincoln Moser s'apprête à recevoir, dans sa maison familiale, Teddy et Mickey, ses copains d'université. En mai 1971, les trois garçons s'étaient retrouvés sur cette même île avec une quatrième personne nommée Jacy Calloway. Ils venaient de finir leurs études. Tous étaient secrètement amoureux de la jeune fille mais elle sortait avec un autre garçon, avec lequel elle projetait de se marier. Les quelques jours passés ensemble s'étaient terminés de façon brutale, Jacy avait quitté l'île sans explication. Nous comprenons que le mystère de sa disparition reste entier. 

Paysage de Martha's Vineyard

Nous revenons quarante ans en arrière. Les trois amis font leurs études à l'Université de Minerva, dans le Connecticut. Ils sont boursiers et, pour arrondir les fins de mois, travaillent au restaurant d'une résidence qui loge des étudiantes. C'est dans ce cadre qu'ils font la connaissance de Jacy Calloway, une belle jeune fille pleine de peps. L'insouciance de leur jeunesse est toutefois pondérée par la guerre du Vietnam, qui résonne comme une menace pour les jeunes garçons. Certains d'entre eux, tirés au sort, seront appelés pour combattre auprès des soldats professionnels.

En 2015, sur l'île de Martha's Vineyard, alors que les trois amis se remémorent le passé et profitent du moment présent, Lincoln enquête discrètement sur la disparition de leur amie. Le roman prend alors la dimension d'un thriller et je dois dire que mon intérêt a monté d'un cran. Et si l'un des amis avait quelque chose à voir avec la disparition de Jacy ? 

Ma lecture de ce roman a connu deux phases distinctes. Un léger ennui m'a accompagnée durant la première moitié. Je ne parvenais pas à m'intéresser vraiment aux jeunes gens. En revanche, j'ai dévoré la seconde partie, portée par l'intrigue. Je n'avais jamais lu Richard Russo mais cela faisait partie de mes projets. Au final, je suis contente d'avoir choisi ce titre dans la sélection "Masse critique" consacrée aux romans de la rentrée. J'ai bien aimé la façon dont l'auteur nous présente la complexité de ses personnages. "Retour à Martha's Vineyard", sans être plombant, est par ailleurs un roman assez nostalgique sur la jeunesse perdue et la vie qui passe à toute allure. 

Richard Russo est un auteur que je relirai avec intérêt mais en choisissant une période où j'ai du temps devant moi.

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

 

Une partie du roman se passe dans le Connecticut, l'autre dans le Massachussets

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 23:28

Lu par Léovanie RAUD - 2019

Olivier Norek est un nom que l'on voit sur les blogs autant que dans les librairies. Il me fallait donc un jour ou l'autre faire connaissance avec sa plume même si, pour être honnête, le polar n'est pas mon genre de prédilection. 

Bien souvent, pour mener leurs enquêtes, les auteurs font appel à des inspecteurs un peu cabossés ou atypiques. C'est le cas de Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, qui a été défigurée par un coup de de feu en pleine tête. Après son arrêt de travail (par crainte qu'elle ne soit pas en mesure d'assurer pleinement son poste) sa hiérarchie l'a mutée pour une mission plus ou moins bidon dans un commissariat de province où il ne se passe pas grand chose habituellement.

Coup de chance pour Noémie, une affaire vient bousculer l'équipe apathique du commissariat. Une "cold case" concernant des enfants disparus refait surface et Noémie Chastain met un point d'honneur à la résoudre. Mais voilà, tout le monde n'a pas intérêt à ce que cette affaire soit résolue...

Cette enquête m'a fait passer un bon moment. Le personnage de Noémie Chastain est attachant.

L'avis d'Enna

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre !

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 21:37

Audiolib 2009- 2 h 55 - lu par l'auteur

 

L'histoire est celle de deux amis d'enfance, Mando et Loup, dont la relation d'amitié va dégénérer. Mando est en attente d'une relation fusionnelle, ce qui n'est pas le cas de Loup. Dès le départ, nous sentons que leur amitié va mal tourner mais lequel est "la mauvaise rencontre" de l'autre ? 

"Obstinément, Mando restera fidèle à sa ligne, tentant de maintenir le mythe de l’âme sœur avec un aveuglement qui me serrera le cœur lorsque j’aurai enfin accès à ses cahiers. "

De l'auteur, j'avais beaucoup aimé "un secret" mais aussi "la petite robe de Paul" il y a une bonne dizaine d'années. J'étais assez confiante en lisant "La mauvaise rencontre" et je n'avais pas tort. J'ai aimé ce court roman, bien construit et subtil. Nous retrouvons le penchant de l'auteur pour la psychanalyse, ce qui n'a pas été pour me déplaire. 

Le texte est lu par Philippe Grimbert et c'est une réussite (ce n'est pas toujours le cas quand l'auteur lit son texte).

Une lecture intéressante et un auteur que j'ai eu plaisir à retrouver.

Merci à l'amie qui me l'a prêté.

Challenge mensuel "Ecoutons un livre"

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 23:15

Lizzie 2019 - Lu par Karl-Line HELLER (-Éditions Gallmeister) 11 heures et 17 minutes

"J’ai senti quelque chose de sauvage monter en moi. Un puissant désir de courir aussi loin que je pouvais, jusqu’à ce que ma tête se vide intégralement et que ma peau s’arrête de bourdonner…".

De la même trempe que la jeune "Turtle" de "My absolute Darling" et tout aussi rebelle, Tracy est une jeune fille atypique. Élevée par un père aimant (mais pas tordu comme celui de Turtle), Tracy a beaucoup de mal à se remettre de la mort de sa mère dont elle était très proche. Comme elle, Tracy possède un don que je ne vais pas vous livrer mais qui m'a mise assez mal à l'aise. Ce don (qui n'est pas vraiment un cadeau) peut la faire se comporter comme une "sauvage"...

La jeune fille aime entrainer les chiens que la famille élève pour la course. Nous sommes en Alaska et le Mushing est un sport très prisé. Tracy et son père partagent cette passion. Tracy aime aussi disparaître de longues heures dans la forêt à l’affût des animaux avec lesquels elle a beaucoup d'affinités.  Un jour, durant l'une de ses escapades, Tracy est victime d'une agression qui va l'obséder. L'arrivée dans leur vie d'un jeune garçon, que le père Tracy accepte d'employer dans un geste de générosité, redynamise un peu le foyer mais Tracy reste perturbée par la mort de sa mère et par l'agression qu'elle a subie. Tracy se sent troublée en présence de ce garçon. Troublée et intriguée par cet être mystérieux qui lui ressemble tant...

"Sauvage" est un roman de "Nature Writing" très dépaysant. C'est aussi un livre dérangeant et angoissant. La lectrice transmet bien l'état de tristesse de Tracy ainsi que le stress quasi-permanent contre lequel elle tente de lutter. Je ne peux pas dire que j'ai adoré ce roman. Je l'ai lu avec intérêt mais aussi, parfois, avec une certaine répulsion. Je ne le classe pas au même niveau que deux autres ouvrages du même genre : "My absolute Darling" et "Dans la forêt" pour lesquels j'avais eu un coup de cœur. Quoi qu'il en soit, c'est un roman que je recommande aux amateurs du genre. 

Un roman à la fois dérangeant et captivant.

Une lecture commune que je partage avec Enna

Le mois américain - chez Titine

 

Challenge écoutons un livre
Challenge 50 romans - 50 Etats (Alaska)

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 23:27

Lu par : Rachel Arditi - 9 h et 19 min - Traduit parNathalie Cunnington

 

"Il y a tout un monde offshore Miss Tourneau. Un monde d'argent sale, caché dans des comptes-écrans, qui appartient à des personnes très puissantes et très dangereuses."

Annabel et Marina sont deux femmes qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Pourtant, leurs destins vont se croiser. L'une est journaliste et vit aux Etats Unis, l'autre, mariée à un banquier d'affaires, vit en Suisse...

J'ai plutôt bien aimé ce thriller qui nous plonge de le monde la haute finance. Je dois avouer toutefois qu'un mois après cette écoute, il ne m'en reste pas grand chose. Les personnages sont nombreux et l'histoire assez alambiquée. Côté positif, le thriller a du rythme et la lectrice est à la hauteur.

Je ne connaissais pas Christina Alger. En faisant quelques recherches, j'ai vu qu'elle était issue d'une d’une grande famille de la finance new-yorkaise. Elle semble effectivement bien maîtriser le sujet et nous décrit un monde impitoyable où l'humain passe loin derrière l'argent.

 

Une lecture agréable mais rien de transcendant.

 

Challenge "Ecoutons un livre"
Le mois américain, chez Titine

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 20:54

 

 

 

L'histoire est celle de Valentine, 48 ans et divorcée, qui revient dans la maison familiale pour prendre un peu de distance avec sa vie parisienne. Elle a quelques soucis d'argent, des grands adolescents qui ne pensent qu'à s'échapper du nid et un métier qui ne la passionne guère. Il est grand temps de changer de vie...

" C'est une très jolie idée, affirma Agnès. Je trouve que ça correspond bien à l'air du temps. La solidarité, la décroissance, le retour à la ruralité, l'intergénérationnel...c'est carrément moderne. Moi, ça me plaît !"

Voilà un petit roman sympathique que j'ai lu au mois de juin sans prendre le temps d'écrire un billet.  Pour ceux qui ont lu "Ensemble, c'est tout" d'Anna Gavalda, nous sommes dans le même esprit. Anne-Laurence Bondoux nous offre une histoire qui fait chaud au coeur avec une petite intrigue pour tenir en haleine et une maison qui occupe la place d'un personnage à part entière.

Un roman idéal en cas de panne de lecture ou pour une lecture "doudou".

Challenge chez Antigone

 

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 15:24

Audiolib 2020 (1989 Christian Bourgois) - Traduit de l'anglais par Hortense Chabrier et Sylviane Rué

Lu par Anne Alvaro - 12 h 38

Toni Morrison (1931-2019) est une grande dame de la littérature afro-américaine dont j'ai lu plusieurs ouvrages. En commençant un de ses livres, je sais que je vais entreprendre une lecture exigeante mais oh combien passionnante ! Je sais aussi que découvrir ce genre de roman en version audio peut apporter une difficulté complémentaire.

Le roman "Beloved" est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui a échappé à l'esclavage. Plutôt que de condamner sa fille au sort qui a été le sien, elle a fait le choix de l'égorger. A partir de ce fait divers terrible, Toni Morrison a écrit un roman sensible et émouvant. A la manière d'une tragédie grecque, avec ce style qui lui est propre et que l'on trouve dans tous ses romans, elle a redonné vie à Margaret (dénommée Sethe dans le roman). 

"Beloved" est dans l'histoire une figure énigmatique. Un voile de mystère l'enveloppe dès le début de l'histoire. Cette jeune fille arrive un jour (on ne sait d'où) au "124", une maison de Bluestone, près de Cincinnati (Ohio). Nous sommes dans les années 1870. Dans cette maison, hantée par le fantôme d'une petite fille morte, vivent Sethe et sa fille Denvers. Leur vie se trouve bouleversée par l'arrivée de Beloved, qui prend toute la place. Elle finit même par chasser Paul D, ancien camarade d'infortune de Sethe et installé depuis peu au 124. Paul D fait partie de la vie d'avant, celle de la plantation où tous deux étaient esclaves...

Nous naviguons entre le passé et le présent, le vrai et le paranormal. Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement, être patient car tout finit par se mettre en place. J'avais la version papier dans ma Pile à Lire et m'y suis régulièrement plongée pour relire certains chapitres qui me semblaient obscurs ou que j'avais écoutés sans être suffisamment concentrée. Je ne vous dirai pas que c'est une lecture facile mais elle est essentielle, nous plongeant avec un réalisme saisissant dans l'horreur de ce que fut l'esclavagisme afro-américain.

"Que tout Blanc avait le droit de se saisir de toute votre personne pour un oui ou pour un non. Pas seulement pour vous faire travailler, vous tuer ou vous mutiler, mais pour vous salir. Vous salir si gravement qu'il vous serait à jamais impossible de vous aimer. Vous salir si profondément que vous en oubliiez qui vous étiez et ne pouviez même plus vous en souvenir."

La lectrice, Anne Alvaro, a réalisé un vrai travail d'interprétation, tentant de restituer au lecteur toute la richesse et sa profondeur du texte. C'est parfois réussi, d'autre fois moins. Ce genre de texte est difficile à interpréter. Une voix "plate" ne convient pas mais le juste milieu est difficile à trouver. Je me demande si c'est une bonne idée de lire ce texte pour la première fois en version audio. Le fait d'avoir à disposition la version papier m'a grandement facilité la tâche, je dois dire.

Une écoute exigeante, avec une belle récompense à la clé si on s'accroche.

Lu dans le cadre du  Prix Audiolib 2020

challenge "Écoutons un livre"

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:34

Editions Pataquès - 54 pages - 2019

De Fabcaro, j'avais lu eu, en 2017, un coup de coeur pour "Zaï zaï zaï zaï". Mon fils avait été emballé également. J'ai donc eu envie de lui offrir une autre BD de l'auteur. J'ai choisi "Open bar (première tournée)". Manque de chance, quelqu'un m'a précédée. Je me suis donc retrouvée avec l'ouvrage sur les bras. "Open Bar" a dormi quelques mois dans ma PAL (curieusement je n'avais plus envie de le lire). Je l'ai sorti un dimanche où j'avais besoin de légèreté.

Il ne s'agit pas d'une seule et même histoire (comme dans "Zaï zaï zaï zaï") mais d'une succession de gags. Fabcaro met en scène des moments de la vie quotidienne, en couple, en famille ou entre amis. Il se moque des tendances du moment et du "politiquement correct".

Un petit exemple :

En écrivant ce billet, je m’aperçois que je n'ai pas prêté attention au graphisme à la première lecture. J'ai lu les bulles sans me soucier vraiment des dessins. En m'y replongeant, je me rends compte que les dessins sont quasi-identiques pour une même histoire. Je trouve incroyable de ne pas l'avoir remarqué la première fois. 

Grâce à "Open Bar" j'ai oublié l'espace d'une heure que nous vivions une période difficile. Merci à Fabcaro pour ce moment de légèreté qui m'a fait le plus grand bien. Mon enthousiasme n'a toutefois pas été aussi flagrant qu'avec Zaï zaï zaï zaï", que j'avais trouvé excellent.

La BD de la semaine, c'est chez Stephie

 

L'objectif Pal c'est chez Antigone

 

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:09

2 heures 08 - lu par Christina Crevillèn, avec la participation de Ginette Kolinka 

J'ai entendu récemment avec tristesse, dans les médias, que le Covid-19 avait décimé plusieurs rescapés de la shoah dans un Ehpad de la région parisienne. J'espère de tout cœur que ces personnes auront laissé une trace de leur passé, comme a pu le faire Ginette Kolinka dans "Retour à Birkehau".

Issue d'une famille de petits commerçants, Ginette Kolinka a travaillé toute sa vie sur les marchés. En rentrant des camps, elle n'a pas raconté ce qu'elle avait vécu. Personne ne s'intéressait alors au récit des rescapés. Les gens voulaient oublier la guerre et personne ne réalisait ce qu'était un camp d'extermination. Ginette pesait 26 kilos quand son calvaire a pris fin. Il lui a fallu trois ans pour remonter la pente. Au fil du temps, elle a cru oublier ce qu'elle avait vécu dans les camps mais l’essentiel était intact dans un coin de sa mémoire. Ce n'est qu'une fois à la retraite qu'elle a répondu à la demande qui lui était faite de témoigner. Depuis, elle intervient dans les classes et accompagne des groupes d'enfants à Auschwitz. Elle oublie la fatigue de l'âge (elle a 95 ans aujourd'hui) pour dire inlassablement aux jeunes qu'il ne faut pas encourager la haine et le racisme.

Après avoir présenté sa famille, Ginette Kolinka relate son arrestation par la Gestapo puis ses premières heures au camp, quand la honte de la nudité était plus forte que la douleur d'un tatouage à vif : "Elle me tatoue : matricule 78599. Il y en a, parait-il, qui hurlent de douleur, de surprise, d'effroi. Je ne sais même pas si ça fait mal, tant la honte de la nudité est forte, cuisante. Je ne sens rien d'autre."

Quelques jours plus tard, il ne sera plus question de dignité mais de survie : "Des heures de garde-à-vous, gelées, tremblantes, épuisées. Je voudrais m'asseoir, m'écrouler, dormir, mais non : il faut rester debout et se tenir droite". Ginette apprend à survivre.  Chaque jour est une lutte. Elle aura la chance de s'en sortir, grâce au hasard ou à une forme d'intuition qui lui fera prendre, un jour donné, la bonne décision.

La version audio est accessible à tous. Si vous n'avez pas l'habitude de lire audio, vous ne serez pas dérouté. Ginette Kolinka commence la lecture du texte, puis passe le relais (la transition est habile) à une lectrice plus jeune qui nous ramène plusieurs décennies en arrière. Nous retrouvons Ginette, à la fin du témoignage, pour une interview par audiolib. La rescapée revient sur sa vie, avant, pendant et après les camps. 

Je peux comprendre que l'on n'ait pas envie de se plonger dans une telle lecture dans le contexte actuel.  Lire ce témoignage en période de confinement m'a pourtant permis, d'une certaine façon, de relativiser ce que nous vivons aujourd'hui.

A découvrir, aujourd'hui ou plus tard...

challenge "Écoutons un livre"

 

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 23:12

Audiolib ( Albin Michel 2019)

 lu par Sylvain Agaësse - Benjamin Jungers - Audrey Sourdive - 8 h 44

"Ici n'est plus ici" nous offre le portrait d'une douzaine d'amérindiens qui vivent dans la ville d'Oakland (baie de San Francisco). Comme 70 % des indiens, les personnages de Tommy orange ne sont pas regroupés en tribu dans de grands espaces protégés mais tentent de survivre dans la pauvreté de quartiers populaires, où ils peinent à s'intégrer. Le lien entre les différents personnages est un pow-wow  qui doit se tenir prochainement. Un pow wow est une manifestation festive qui permet aux Amérindiens de faire vivre leur héritage culturel. Avant cet événement que tous attendent, nous faisons la connaissance de chacun.

Un pow-wow

Autant le dire tout de suite, je me suis un peu perdue dans la succession des destins individuels. Si j'ai conseil à donner, lisez ce livre d'une traite pour ne pas avoir à revenir en arrière comme j'ai dû le faire. Il n'est pas impossible de lire chaque histoire sans faire le lien avec les autres mais je trouve cela dommage car les interactions entre les personnages sont intéressantes. Par ailleurs, ce qui se passe au cours du pow-wow n'est pleinement compréhensible que si l'on a bien compris les liens entre les protagonistes.

"Ici n'est plus ici" est un roman vraiment très intéressant pour se faire une idée de la vie des amérindiens urbains. Les personnages sont ne sont pas tous des enfants de cœur mais ils sont attachants. Les actes de violence qu'ils sont amenés à commettre s'expliquent par l'extrême précarité dans laquelle vit cette population déracinée et peu considérée. L'alcool et drogue font partie du quotidien, entraînant une escalade de violence qui se retourne au final contre la population. Nous le constatons dans la dernière partie du roman, sanglante et spectaculaire.

Trois lecteurs interprètent les douze personnages (deux hommes et une femme). Je me suis aperçue que j'étais plus réceptive aux chapitres lus par Audrey Sourdive. Probablement parce qu'elle interprète les personnages féminins, ceux dont je me suis sentie le plus proche. 

Une lecture intéressante mais je ne suis pas certaine que le format audio soit à privilégier pour découvrir ce roman (sauf à le lire quasiment d'une traite). 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2020.

 

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