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Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 23:44

Calmann Levy - aout 2017 - 235 pages

Francis vit à l'hôpital psychiatrique depuis depuis que ses parents, n'assumant pas d'avoir un enfant différent, l'ont lâchement abandonné. Francis se souvient de sa vie d'avant mais ne semble pas trop souffrir de cet abandon. Sa gaieté naturelle et sa sociabilité lui ont permis de s'adapter rapidement à sa nouvelle vie. Quand le directeur de l’hôpital et sa femme ont un enfant, Francis s'attache au petit Thierry qu'il appelle "Mon gamin". Se noue alors  entre ces deux êtres une amitié indéfectible.

Quarante ans plus tard le "gamin", devenu un chanteur à succès, renvient au village à l'occasion des obsèques de celle qui fut, pour une courte période, sa belle-mère. Ce retour au pays va donner à Thierry l'occasion de revisiter son passé et de comprendre les tenants et aboutissants de l’événement tragique qui l'a contraint a quitté le village voilà quarante ans.

C'est à l'occasion d'un tournage que Pascal Voisine, réalisateur, a découvert l'univers de la psychiatrie. Fasciné par ce monde à part il y est resté huit ans, le temps de récolter des anecdotes et de comprendre le fonctionnement de ces établissements. C'est donc tout naturellement qu'il a choisi de situer son premier roman dans un village comprenant, en son sein, un hôpital psychiatrique.

Ce premier roman est original par sa forme autant que par le thème choisi. Si un drame survient assez vite, l'histoire n'est n'est pas plombante pour autant. La fin est triste et belle à la fois, C'est avec un gros pincement au cœur que j'ai refermé le livre.

Un premier roman attachant. 

7/?

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 23:01

 

Fayard - 291 pages - août 2017

L'histoire se passe quelque part au fin fond de la  région minière des Appalaches, Les personnages que dépeint l'auteur sont drogués, alcooliques et marginaux. L'individu le plus marquant, nommé Arnett, est un dangereux sociopathe. Il vaut mieux éviter de croiser son chemin, sous peine de graves ennuis. C'est pourtant ce que va faire Léon, quand il se fait plaquer par sa petite amie Jenifer. Cette dernière n'a rien trouvé de mieux que de se mettre à la colle avec le sociopathe. Léon va tenter de la soustraire des griffes du fou furieux qui, bien entendu, ne l'entend pas de cette oreille. Le hic, c'est Jenifer n'est pas nette non plus. Le trio va se trouver embarqué dans une descente aux enfers à laquelle nous assistons, épouvantés. Pendant ce temps, Jonas, un ami de Léon, joue du bluegrass dans le bar du coin. Il s’inquiète de plus en plus pour Léon, qu'il n'a pas vu depuis un certain temps...

Ce roman est assez éloigné de ce que je lis habituellement mais comme Antigone l'avait sélectionné pour les matchs de la rentrée de Price Minister, et que nous en avions parlé ensemble, j'ai eu envie de le découvrir. L'histoire racontée par Lee Clay Johnson met bien dans l'ambiance de ces contrées reculées des Etats-unis où celui qui est sobre du matin au soir fait figure d’exception. Ce n'est pas un roman de tout repos : hard sexe, cuites mémorables, règlements de compte, meurtres. Heureusement, la country-music jouée dans les bars met un peu de baume au cœur. Je ne vous dirai pas je suis prête à renouveler ce type de lecture immédiatement mais je ne regrette pas d'être sortie des sentiers battus. L'auteur est sans nul doute talentueux car il a réussi à me faire (presque) aimer ce roman alors que je suis pourtant une "âme sensible".

Un premier roman, noir de chez noir... 

Merci aux Editions Fayard

6/?

En septembre, c'est le mois américain, chez Titine

Défi 50 états / 50 romans : La virginie

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 08:33

10-18 (Philippe Rey) - 251 pages - Traduit de l'anglais (Etats Unis) par Françoise Adelstain

" Je venais d'avoir treize ans. Je voulais savoir tout ce qui concerne les femmes et leur corps, ce que font les gens quand ils sont ensemble - les gens de sexe opposé - et comment me débrouiller pour me dégoter une petite amie avant mes quarante ans."

Long week-end est un huis clos surprenant entre une femme, son fils adolescent et leur ravisseur (qu'on a du mal à nommer ainsi). Franck est un taulard en cavale, qui s'est réfugié dans leur foyer et les retient non pas contre leur volonté mais, d'une certaine façon, avec leur accord. La situation est donc très particulière. 

Henry, treize ans, aime bien cette présence masculine dans la maison. Du moins, jusqu'à ce que Frank s'intéresse un peu trop à sa mère-enfant. Il se sent exclu de la relation tout se montant très curieux des choses du sexe. Il pense qu'il doit protéger sa mère de cet inconnu mais la voir heureuse le trouble. A t'il le droit de gâcher ce qui est peut-être une chance inespérée pour sa mère de sortir de la dépression qui la ronge ?

On peut avoir quelques doutes sur la crédibilité de l'histoire. Il est très étonnant que Frank laisse le garçon sortir de la maison à son gré, alors qu'il interdit à sa mère de le faire. En dehors de ce bémol, j'ai trouvé ce roman prenant et intéressant. Joyce Maynard s'est beaucoup penchée, dans d'autres romans, sur la psychologie des jeunes filles. Elle s'attache ici très justement à étudier celle des garçons. Son analyse est très fine, comme à son habitude.

Un bon roman, à mi-chemin entre le roman psychologique et le thriller.

J'ai bien envie de voir le film qui a été tiré de ce roman et qui, d'après mes informations, est réussi.

 

Lu dans le cadre du mois américain, chez Titine

J'ai acheté ce livre il y a bien deux ans... Il contribue donc à faire baisser ma Pile à Lire et rentre dans le cadre du challenge d'Antigone.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 23:17

Harpercollins - Novembre 2016 - 352 pages

Mary Browning, 87 ans, vit seule avec ses souvenirs à Pitssburght (Pennsylvanie). Son seul lien avec l'extérieur est l'atelier d'écriture fréquenté par des seniors, qu'elle anime depuis quelques années. Si Mary écoute les confidences des uns et des autres, elle n'en fait guère ell-même. Elle se dit pourtant qu'il serait temps de coucher sur le papier le récit sa vie mouvementée. L'arrivée dans l'atelier d'écriture d'une toute jeune fille lui donne l'envie et la motivation de s'y mettre. Une relation presque intime s'instaure entre Mary et l'adolescente qui devient sa confidente.

Le roman alterne présent et passé. Nous côtoyons la jeune fille dans son quotidien, ses relations avec ses parents, sa grand-mère, son petit-ami... Parallèlement, nous découvrons  le passé peu commun de Mary, aviatrice pendant la seconde guerre mondiale dans la  "Women Airforce Service Pilots" (Wasp). Issue d'une famille juive, Mary s'est trouvée contrainte à un choix terrible durant la guerre : renier sa famille ou suivre l'homme qu'elle aime. Elle à choisi de suivre l'homme de sa vie et coupé les ponts définitivement avec ses proches. Ce choix la travaille encore des années plus tard. Nous comprenons peu à peu ce qui s'est passé.

Membres du Wasp

Les liens intergénérationnels m'ont touchée, les personnages sont attachants et le contexte historique est intéressant. Je ne connaissais pas du tout l'existence du Wasp. Malheureusement, nous découvrons à la fin du roman une coïncidence que j'ai eu peine a croire. Cette éventualité m'avait effleuré l'esprit mais je l'avais rejetée, me disant que ce serait vraiment "too much". C'est dommage car ce roman a par ailleurs beaucoup d'atouts. Il m'a fait passer un bon moment jusqu'à ce dénouement décevant.

Une lecture agréable mais un bémol sur la crédibilité de l'histoire.

 

Participation au mois américain organisé par Titine

Challenge 50 romans / 50 états (Pennsylvanie)

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 23:20

Philippe Rey - septembre 2017 - 427 pages

Je suis une inconditionnelle de Joyce Maynard. Il était donc impossible pour moi de passer à côté de ce récit autobiographique, qui sort le 7 septembre. J'ai choisi de présenter ce titre aujourd'hui car le blogoclub met à l'honneur Joyce Maynard. Le titre sélectionné était "l'homme de la montagne" mais je l'ai déjà lu à sa sortie (lien vers mon billet) .

Dans le prologue de "Un jour tu raconteras cette histoire", l'auteure nous dit ceci : "Il y a trois ans, le week-end du 4 juillet, à l'âge de 59 ans, j'ai épousé le premier vrai compagnon de ma vie". 

La romancière nous raconte cette liaison qui l'a transportée de bonheur mais qui s'est terminée bien tristement. Son compagnon est tombé malade peu de temps après leur mariage. Il est mort d'un cancer du pancréas. Le récit est divisé en Deux parties "avant" et "après". Une postface qu'elle aurait pu intituler "la vie continue" conclut le roman.

La première partie est celle que j'ai préférée. Elle y raconte son coup de foudre pour l'homme qu'elle n'espérait plus, un compagnon qui correspond enfin à son idéal de vie. Après un divorce à 35 ans, Joyce Maynard s'est consacrée à ses enfants et à l'écriture, enchaînant des histoires sans lendemain avec des hommes parfois gentils, mais qui ne lui convenaient pas. Quand elle rencontre Jim, une seconde jeunesse s'offre à elle mais surtout, elle découvre le bonheur de vivre à deux dans une relation saine et équilibrée. Elle apprend l'entraide, la complicité, le partage des bons et des mauvais moments.

La seconde partie du roman est très éprouvante et j'avoue avoir fait l'impasse sur certains passages. Joyce Maynard décrit la progression du cancer de son mari, les traitements et la vie à l'hôpital. J'ai sauté pas mal de pages, je m'en excuse auprès de l'auteure. Cette partie du roman parlera peut-être davantage aux personnes qui se sont trouvées un jour dans la position de l'accompagnant.

Après cette lecture, j'admire encore plus qu'avant la femme indépendante et pleine d'énergie qu'est Joyce Maynard. J'aime sa fantaisie, sa simplicité. J'aime beaucoup sa vision du couple et notamment celle du couple mature. Joyce Maynard n'essaye pas de se montrer parfaite aux yeux de ses lecteurs. Elle raconte ses failles, ses doutes. Elle évoque notamment l'épisode désastreux de l'adoption de deux fillettes éthiopiennes.

Ce roman peut faire peur mais les inconditionnels de l'auteure y trouveront leur compte. Je leur conseillerai, s'ils ne sentent pas capables d'affronter les chapitres médicaux, de ne pas les lire, tout simplement. Pour une première approche de l'auteure, je conseillerai un autre titre, sauf pour les personnes qui ont accompagné un proche dans la maladie et qui trouverons peut-être, dans cette lecture, une forme de réconfort et de partage.

Un récit autobiographique très touchant.

Je remercie l'agence Anne et Arnaud et les Editions Philippe Rey

 

Lu dans le cadre du Blogoclub  

 

Je participe en septembre, au mois américain organisé par Titine

 

 

 

 

Je contribue à mon petit défi : couvrir en 50 romans, les 50 états  des Etats-Unis. Ici le New Hampshire car l'auteur est y née. Une petite partie du roman s'y déroule).

4 / ?

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 23:56

La ferme du bout monde - Sarah Vaughan

Préludes avril 2017 - 444 pages - traduit de l'anglais par Alice Delarbre

Quand j'ai su qu'un nouveau titre de Sarah Vaughan était publié, j'ai eu envie de le découvrir, par curiosité. Je garde un excellent souvenir de son précédent roman "La meilleure d'entre nous".

L'histoire se passe cette fois dans une ferme de Cornouailles qui appartient à la même famille depuis plusieurs générations. Nous voyageons entre hier et aujourd'hui, à la découverte de secrets bien gardés, partageant les joies et des peines de chacun. 

"La ferme du bout du monde" n'a pas la même originalité que "la meilleure d'entre nous". C'est une histoire plus convenue, qui ne plaira pas à ceux qui fuient les bons sentiments. Je dois dire toutefois que j'ai lu la deuxième partie quasiment d'une traite, pressée de connaître le fin mot de l'histoire. 

Merci aux Editions Préludes.

Plage Sainte -Anne - Joelle Sancéau 

Eté du 38 - 206 pages 

Une tout autre ambiance nous est proposée, vous vous en doutez, avec "Plage Saint-Anne", un roman écrit par une blogueuse qui n'habite pas très loin de chez moi. Ce détail a son importance car l'auteure situe son histoire dans des lieux que je peux aisément imaginer. Il est question par exemple d'une descente dans une librairie où j'ai récemment pris un thé avec une amie : "La lettre Thé" à Morlaix.

Nous côtoyons deux familles de la côte de Granit rose : les "Le Doyen" et les "De Penhanscoet de Trémaloir". D'origines sociales différentes, les familles se disent bonjour mais guère plus. Un été, le petit fils De Penhanscoet, qui vend des chichis sur la plage (la bourgeoisie n'est plus ce qu'elle était) tombe amoureux de la jeune Louise Le Doyen qui se remet d'un grave accident. Cette dernière n'est pas prête à se lancer dans une nouvelle histoire de coeur...

Ce roman du genre "tout est bien qui finit bien" ne correspond pas à ce que je lis habituellement mais j'ai trouvé l'histoire bien écrite et non dénuée d'humour. Pour commencer les vacances, c'était un bon plan de lecture.

Si vous fréquentez les plages bretonnes l'été, vous avez certainement remarqué des tribus familiales, toujours placées au même endroit. Après la lecture de "Plage Saint-Anne", vous ne les regarderez peut-être plus de la même façon...

Merci à Stéphanie, qui m'a proposé la lecture de ce roman.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 23:28

 

Quai Voltaire  1999 - 393 pages  / traduit de l'anglais par M.O. Fortier-Masek et H. Robillot

Grâce et William sont mariés depuis un bail et leur entente est d'apparence parfaite. Suffisamment indépendants pour ne pas se marcher sur les pieds, ils savent se ménager tous les deux des moments de convivialité. Pourtant, quand un grain de sable (ou plutôt deux) se glissent dans les rouages, la mécanique conjugale se met à dysfonctionner. Voici pourquoi :

William fait partie d'un quatuor à cordes formé de quatre musiciens. Quand l'un d'eux prend sa retraite, le groupe embauche une violoniste nommée Bonnie. Hélas pour son couple, William tombe éperdument amoureux de la nouvelle recrue. Avant de déclarer sa flamme à la violoniste, l'idée lui vient de supprimer sa femme pour ne pas avoir à lui annoncer qu'il la quitte (radical, comme solution !). Mais n'est pas assassin qui veut et William a un mal fou à mettre son plan à exécution. Pendant ce temps-là, Grâce entretient une relation un peu inquiétante avec un jeune voisin qui a tendance à s'incruster dans sa cuisine. 

On retrouve, dans ce roman, les thèmes de prédilection d'Angela Huth : les méfaits de la routine conjugale, les petits et grands mensonges dans le couple, l'obsession amoureuse... Si j'ai apprécié de retrouver l'univers de l'auteure, j'ai trouvé ce roman moins réussi que d'autres (comme "Mentir n'est pas trahir", un peu sur le même thème). Je pense que cent pages de moins auraient rendu la narration plus vivante. L'histoire patine vers le milieu du livre et j'ai sauté quelques pages pour arriver plus vite au dénouement.

Ce n'est le meilleur de l'auteure mais j'ai tout de même passé un bon moment.

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Chryssilda
Livre sorti de ma PAL (challenge organisé par Antigone)

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 23:11

Arléa - Mai 2017 - 166 pages 

Après avoir exploré l'enfance au travers de plusieurs romans, Marie Sizun fait un focus sur le couple dans un recueil de nouvelles qui aurait pu s'appeler, avec un brin de provocation, "Il n'y a pas d'amour heureux".

Il est principalement question de couples qui se disputent ou se séparent, de femmes malheureuses qui se rebellent ou se promettent de quitter leur mari un jour. Comme dans la vraie vie, les enfants subissent le mauvais climat familial et souffrent en silence. Quant aux hommes, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas le beau rôle. Méprisants envers leurs conjointes, violents ou lâches, ils ne sont pas à la hauteur de celles qui partagent leur vie. Il n'est donc pas surprenant qu'elles finissent par reprendre leur liberté, d'une façon ou d'une autre. Quelques moments de bonheur surgissent parfois. Ils sont fugitifs mais donnent à espérer qu'il n'est n'est pas impossible de s'épanouir dans une relation amoureuse, à la condition que chacun ait possibilité de rester "soi".

Les histoires sont concises, percutantes et non dénuées d'humour (noir). D'humeur féministe, Marie Sizun nous montre une autre facette de son talent. Si l'auteure porte regard désabusé sur le couple, elle apporte aussi un message d'espoir à l'attention des femmes malmenées par leur conjoint. Elles ont en elles les ressources pour choisir leur destin.

J'ai lu ce recueil à un moment où je manquais de temps et j'ai beaucoup apprécié de découvrir chaque soir deux ou trois nouvelles. 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 23:36

Le livre qui parle (Flammarion 2016) - 5 h 12 - lu par l'auteure

Pré-ado, j'ai lu tous les "Agatha Christie" qui me tombaient sous la main. Aussi, quand l'occasion d'écouter "La chapitre disparu s'est présentée à moi, je n'ai pas hésité à renouer avec l'univers de la célèbre romancière.

Dans "Le chapitre disparu", Brigitte Kernel raconte un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie. En 1926, elle a disparu de la circulation pendant une dizaine de jours, défrayant la chronique. Elle a alors 36 ans et traverse une période difficile : sa mère vient de mourir et son mari la trompe avec une femme plus jeune qu'elle.  Coup de tête, amnésie ou escapade minutieusement préparée ? Nul ne le sait car Agatha Christie n'a jamais voulu raconter ce chapitre de sa vie, laissant la porte ouverte à toutes les suppositions.

Journal de l'époque....

Journal de l'époque....

L'hypothèse choisie par Brigitte Kernel est celle d'un suicide prémédité et raté, suivi d'un plan improvisé : se cacher pour "punir" son mari de la tromper et le créer du tracas. Pour élaborer cette fuite, l'auteur imagine qu'elle bénéficie de la complicité d'une amie. Nous suivons donc la célèbre romancière à Harrogate, dans le Yorkshire où elle prend ses marques dans un hôtel thermal pendant que des recherches sont menées pour la retrouver. Cette partie de l'histoire est inspirée de la réalité. C'est en effet à Harrogate qu'on la retrouvera, des employés de l'hôtel l'ayant reconnue et "dénoncée" à la police. Sa cavale s'arrêtera là et Agatha reprendra le cours de sa vie, comme si rien (ou presque) ne s'était passé. 

Pour démêler le vrai du faux, j'ai éprouvé le besoin de me documenter un peu sur ce que l'on sait de la disparition d'Agatha mais on peut tout à faire lire le roman sans rien savoir de cette histoire. C'est une lecture assez amusante, qui nous plonge dans les années 20 en Angleterre. On peut se rendre compte à quel point Agatha Christie était en avance sur son temps. Elle gagne sa vie, conduit sa voiture et refuse de fermer les yeux sur les tromperies de son mari (les femmes de l'époque préféraient se taire pour éviter les scandales). On la voit aux prises avec la création littéraire (elle écrit en effet durant ces dix jours). Brigitte Kernel s'est-elle approchée de la réalité des faits ? Nul de le sait mais son hypothèse a le mérite d'être crédible.

Mon bémol concernant cette écoute concerne l'interprétation, que j'ai trouvée ratée. J'aime bien écouter Brigitte Kernel à la radio mais je ne l'ai pas trouvée convaincante comme conteuse. Dommage.

Une lecture commune avec Enna

 

 

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

 

Et pour le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 23:48

Toucan noir - avril 2017 -268 pages

Je ne suis pas une grande lectrice de polars mais quand les Editions Du Toucan m'ont proposé ce roman je n'ai pas hésité une seconde. J'avais eu un coup de coeur pour le précédent roman de l'auteure : "Enola game". J'ai vite constaté que les deux ouvrages ne relevaient pas du même registre mais c'est sans doute mieux ainsi ainsi car je n'ai pas été tentée de les comparer.

Christel Diehl (qui a raccourci son prénom pour la publication de ce polar) a choisi de situer son roman en Californie. Les deux policiers qui mènent l'enquête s'appellent Tom Riley et Tess Lorenzi. Leurs collègues les surnomment "TN'T". Dans la première partie, le décor est planté. TN'T ont la charge d'élucider la mystérieuse noyade de David Pounds à Lakewood. Très vite, les enquêteurs acquièrent la certitude qu'il s'agit d'un meurtre. Il ne reste donc plus qu'à trouver l'assassin, ce qui ne sera pas une mince affaire car les pistes sont multiples. David Pounds est loin d'être un enfant de choeur comme vont progressivement le constater Tom et Tess.

Si la première partie est un peu lente, elle n'est pas ennuyeuse pour autant. L'auteure a une écriture fluide et très agréable à lire. Elle prend le temps de décrire minutieusement les personnages et les décors. J'aurais sans doute préféré un couple de policiers plus atypiques que TN'T (j'ai à esprit le couple formé par Cormoran Strike et Robin dans la série policière créée par JK Rowling) mais je m'y suis toutefois attachée. J'ai beaucoup aimé la seconde partie du roman, plus addictive. Nous entrons dans le petit monde pas très glorieux de la délinquance informatique. L'auteure s'est bien documentée et ce qu'elle décrit m'a paru très plausible. Le dénouement et l'épilogue sont réussis. J'ai apprécié que le roman ne se termine pas brutalement, que l'on reste quelques temps en compagnie des personnages.

"Blackmail blues est un bon roman policier pour les vacances qui s'annoncent. Il conviendra à ceux qui, comme moi, fuient les polars sanglants ou trop anxiogènes. Le dépaysement est garanti grâce au décor des plages californiennes.

Je me demande si cet opus annonce une série... ?

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