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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 23:11

Arléa - Mai 2017 - 166 pages 

Après avoir exploré l'enfance au travers de plusieurs romans, Marie Sizun fait un focus sur le couple dans un recueil de nouvelles qui aurait pu s'appeler, avec un brin de provocation, "Il n'y a pas d'amour heureux".

Il est principalement question de couples qui se disputent ou se séparent, de femmes malheureuses qui se rebellent ou se promettent de quitter leur mari un jour. Comme dans la vraie vie, les enfants subissent le mauvais climat familial et souffrent en silence. Quant aux hommes, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas le beau rôle. Méprisants envers leurs conjointes, violents ou lâches, ils ne sont pas à la hauteur de celles qui partagent leur vie. Il n'est donc pas surprenant qu'elles finissent par reprendre leur liberté, d'une façon ou d'une autre. Quelques moments de bonheur surgissent parfois. Ils sont fugitifs mais donnent à espérer qu'il n'est n'est pas impossible de s'épanouir dans une relation amoureuse, à la condition que chacun ait possibilité de rester "soi".

Les histoires sont concises, percutantes et non dénuées d'humour (noir). D'humeur féministe, Marie Sizun nous montre une autre facette de son talent. Si l'auteure porte regard désabusé sur le couple, elle apporte aussi un message d'espoir à l'attention des femmes malmenées par leur conjoint. Elles ont en elles les ressources pour choisir leur destin.

J'ai lu ce recueil à un moment où je manquais de temps et j'ai beaucoup apprécié de découvrir chaque soir deux ou trois nouvelles. 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 23:36

Le livre qui parle (Flammarion 2016) - 5 h 12 - lu par l'auteure

Pré-ado, j'ai lu tous les "Agatha Christie" qui me tombaient sous la main. Aussi, quand l'occasion d'écouter "La chapitre disparu s'est présentée à moi, je n'ai pas hésité à renouer avec l'univers de la célèbre romancière.

Dans "Le chapitre disparu", Brigitte Kernel raconte un épisode méconnu de la vie d'Agatha Christie. En 1926, elle a disparu de la circulation pendant une dizaine de jours, défrayant la chronique. Elle a alors 36 ans et traverse une période difficile : sa mère vient de mourir et son mari la trompe avec une femme plus jeune qu'elle.  Coup de tête, amnésie ou escapade minutieusement préparée ? Nul ne le sait car Agatha Christie n'a jamais voulu raconter ce chapitre de sa vie, laissant la porte ouverte à toutes les suppositions.

Journal de l'époque....

Journal de l'époque....

L'hypothèse choisie par Brigitte Kernel est celle d'un suicide prémédité et raté, suivi d'un plan improvisé : se cacher pour "punir" son mari de la tromper et le créer du tracas. Pour élaborer cette fuite, l'auteur imagine qu'elle bénéficie de la complicité d'une amie. Nous suivons donc la célèbre romancière à Harrogate, dans le Yorkshire où elle prend ses marques dans un hôtel thermal pendant que des recherches sont menées pour la retrouver. Cette partie de l'histoire est inspirée de la réalité. C'est en effet à Harrogate qu'on la retrouvera, des employés de l'hôtel l'ayant reconnue et "dénoncée" à la police. Sa cavale s'arrêtera là et Agatha reprendra le cours de sa vie, comme si rien (ou presque) ne s'était passé. 

Pour démêler le vrai du faux, j'ai éprouvé le besoin de me documenter un peu sur ce que l'on sait de la disparition d'Agatha mais on peut tout à faire lire le roman sans rien savoir de cette histoire. C'est une lecture assez amusante, qui nous plonge dans les années 20 en Angleterre. On peut se rendre compte à quel point Agatha Christie était en avance sur son temps. Elle gagne sa vie, conduit sa voiture et refuse de fermer les yeux sur les tromperies de son mari (les femmes de l'époque préféraient se taire pour éviter les scandales). On la voit aux prises avec la création littéraire (elle écrit en effet durant ces dix jours). Brigitte Kernel s'est-elle approchée de la réalité des faits ? Nul de le sait mais son hypothèse a le mérite d'être crédible.

Mon bémol concernant cette écoute concerne l'interprétation, que j'ai trouvée ratée. J'aime bien écouter Brigitte Kernel à la radio mais je ne l'ai pas trouvée convaincante comme conteuse. Dommage.

Une lecture commune avec Enna

 

 

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

 

Et pour le mois anglais organisé par Lou et Cryssilda 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 23:48

Toucan noir - avril 2017 -268 pages

Je ne suis pas une grande lectrice de polars mais quand les Editions Du Toucan m'ont proposé ce roman je n'ai pas hésité une seconde. J'avais eu un coup de coeur pour le précédent roman de l'auteure : "Enola game". J'ai vite constaté que les deux ouvrages ne relevaient pas du même registre mais c'est sans doute mieux ainsi ainsi car je n'ai pas été tentée de les comparer.

Christel Diehl (qui a raccourci son prénom pour la publication de ce polar) a choisi de situer son roman en Californie. Les deux policiers qui mènent l'enquête s'appellent Tom Riley et Tess Lorenzi. Leurs collègues les surnomment "TN'T". Dans la première partie, le décor est planté. TN'T ont la charge d'élucider la mystérieuse noyade de David Pounds à Lakewood. Très vite, les enquêteurs acquièrent la certitude qu'il s'agit d'un meurtre. Il ne reste donc plus qu'à trouver l'assassin, ce qui ne sera pas une mince affaire car les pistes sont multiples. David Pounds est loin d'être un enfant de choeur comme vont progressivement le constater Tom et Tess.

Si la première partie est un peu lente, elle n'est pas ennuyeuse pour autant. L'auteure a une écriture fluide et très agréable à lire. Elle prend le temps de décrire minutieusement les personnages et les décors. J'aurais sans doute préféré un couple de policiers plus atypiques que TN'T (j'ai à esprit le couple formé par Cormoran Strike et Robin dans la série policière créée par JK Rowling) mais je m'y suis toutefois attachée. J'ai beaucoup aimé la seconde partie du roman, plus addictive. Nous entrons dans le petit monde pas très glorieux de la délinquance informatique. L'auteure s'est bien documentée et ce qu'elle décrit m'a paru très plausible. Le dénouement et l'épilogue sont réussis. J'ai apprécié que le roman ne se termine pas brutalement, que l'on reste quelques temps en compagnie des personnages.

"Blackmail blues est un bon roman policier pour les vacances qui s'annoncent. Il conviendra à ceux qui, comme moi, fuient les polars sanglants ou trop anxiogènes. Le dépaysement est garanti grâce au décor des plages californiennes.

Je me demande si cet opus annonce une série... ?

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 23:03

Audiolib 2017 - 9 h 20 - lu par Rachel Arditi

Ce roman est inspiré du terrible meurtre perpétré dans les années 60 par les membres de la secte de Charles Manson (pour mémoire, l'épouse de Roman Polansky, enceinte de 8 mois et demi, avait été sauvagement assassinée ainsi que d'autres personne). Le meurtre en lui-même, bien qu’au centre de l’histoire, n'est décrit qu'assez brièvement à la fin de l'ouvrage. Je préfère le préciser d'emblée pour ne pas effrayer ceux qui, comme moi, fuient les histoires gores.

L'adolescente que nous suivons tout au long de l'histoire, Evie, n’existe que pour les besoins du roman. Ce regard distancié nous permet de prendre un peu de recul par rapport aux faits historiques. Au début du roman, Evie est une femme d’âge mûr qui se souvient de la période où elle a fréquenté la secte de Charles Manson. 

Un été, désoeuvrée et mal dans sa peau, Evie avait échangé quelques mots avec un groupe de filles dans la rue. Fascinée par la liberté des adolescentes et par leur allure hippie, elle les avait suivies jusqu'au ranch où ces filles vivaient sous la "protection" d'un homme, Russel (alias Charles Manson). La jeune fille s'était liée d'amitié avec la séduisante Suzanne Atkins, qui avait quelques années de plus qu'elle (Suzanne, contrairement à Evie, n’est pas un personnage de fiction. Elle est connue pour avoir joué un rôle actif dans le déroulement du meurtre).

L'auteur nous permet de comprendre comment s’est opéré l’embrigadement d’Evie et pourquoi la jeune fille a refusé de voir ce qui se tramait dans ce ranch et notamment dans le lit de Russel. Aveuglée par le charisme du gourou et sous l'emprise de Suzanne, elle s'est mise au diapason de la vie de la secte. Fort heureusement pour elle, le soir du meurtre, elle a été exclue de l'opération. Evie a passé sa vie à se demander si elle aurait été capable de passer à l’acte. Cette question la taraude encore.

L'histoire commence très lentement. Le rythme finit par s'accélérer et la lecture devient plus addictive. J'émettrai un petit bémol sur choix de la lectrice. Cette dernière a une voix très jeune qui colle bien avec l'adolescente mais pas avec la femme d’âge mur qui relate l’histoire. J'ai eu un peu de mal, au départ, à faire le lien entre cette jeune voix et la narratrice qui ne l'est plus.

En dépit de ces bémols, je conseille la lecture de ce roman (en papier ou en audio) C'est un portrait d'adolescente qui sonne juste. Sans avoir vécu d'expérience similaire, il est facile de s’identifier à Evie.

Les avis de Sandrine - Enna - Estelle - Valérie

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 23:51

Audiolib 2017 (Editions les Escales) - lu par Vincent Schmitt - 7 h 30

Voici un livre très difficile à résumer... 

Tout part d'un début de manuscrit, envoyé à un agent littéraire par son auteur. Le narrateur raconte qu'il a vécu une histoire troublante quand il était étudiant. Sa co-locataire lui avait présenté un psychologue qui cherchait un étudiant pour l'aider à mettre de l'ordre dans sa bibliothèque. Le psychologue l'avait embauché mais peu de temps après il était mort, assassiné dans des conditions mystérieuses. Le narrateur explique qu'il a eu récemment connaissance d'éléments qui lui ont fait revisiter les faits sous un autre angle qu'à l'époque. Le manuscrit s'arrête là...

Très intrigué par ce début d'histoire, qui semble autobiographique,  l'éditeur veut connaître la suite et se rend chez l'auteur. Sa compagne lui annonce ce dernier est mourant. Quelques temps après, il apprend sa mort. Sa veuve accepte de chercher le manuscrit mais elle ne met pas la main dessus. L'agent littéraire embauche alors un journaliste d'investigation, qui réussit à reconstituer une partie du puzzle mais finit par tourner en rond et se lasse. Un vieux policier en retraite prend le relais, avec acharnement et perspicacité. Il ne lâchera pas l'affaire. 

Aux termes de tours, de détours, de vérités et de contre-vérités, nous finirons par connaître la "vraie" vérité, que chaque protagoniste pensait détenir, en se trompant partiellement. Ce pied de nez à la vérité est d'autant plus troublant que le psychologue assassiné travaillait sur la mémoire et la façon dont chacun interprète les mêmes faits de façon différente. La construction est astucieuse, la mise en abyme réussie. Toutefois, le suspens haletant promis par l'éditeur n'est pas vraiment au rendez-vous. C'est un bon polar mais plutôt tranquille.

En ce qui concerne le lecteur, rien à redire, il est plutôt bon.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017

Une lecture commune avec Enna   Laure -  Meuraïe -  Sandrine

L'avis de Pascal

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2017.

L'histoire se passe dans le New Jersey, ce qui me permet d'avancer un peu dans mon challenge "50 romans -50 états", qui stagne un peu

L'histoire se passe dans le New Jersey, ce qui me permet d'avancer un peu dans mon challenge "50 romans -50 états", qui stagne un peu

Pour voir où j'en suis avec ce challenge : voici Ici

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:59

 

 

 

 

 

Audur Ava Olafsdotir est une auteure islandaise dont j'ai lu avec délectation  "L'embellie" et "Rosa Candida". "Le rouge vif de la rhubarbe" est sorti en France à la rentrée de septembre 2016 mais c'est en réalité le premier roman de l'écrivaine.

L'histoire est celle d'Augusta, une jeune handicapée que sa mère a confiée à une amie, Nina, pour pouvoir exercer son métier à travers le monde. Augustina et Nina vivent dans un petit village tranquille au pied d'une montagne. Augustina ne se lamente pas sur son sort d'adolescente handicapée, elle est battante et va nous le montrer.

Je ne peux pas dire que j'ai été déçue par cette histoire car j'avais en tête que c'était un premier roman mais je l'ai moins appréciée que les deux autres titres. Il possède le petit grain de fantaisie qui caractérise les romans de cette auteure mais l'histoire m'a moins emportée. Il n'en reste pas moins que c'est une lecture agréable qui donne l'occasion de découvrir une galerie de personnages attachants.

L'avis de Gambadou

Zulma - septembre 2016 - traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson - 156 pages

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 20:40

Editions Cà et là - novembre 2016 - 236 pages

Traduit de l'anglais par Philippe Touboul

Tout porte à croire que nous allons lire histoire gaie avec des personnages amusants. Le titre, le dessin et même les premières pages entretiennent cette impression. La famille Fun est une famille d'apparence heureuse et sans histoire. Pourtant des fêlules existent et nous n'allons pas tarder à les découvrir quand la grand-mère vient à mourir. Le père de famille, accablé de chagrin, s'écroule littéralement. La mère des enfants, vite lassée du laisser-aller de son mari, se rend chez un psy à la mode, un charlatan qui lui donne de mauvais conseils. La spirale négative s'enclenche et aucun membre de la famille n'en sortira indemne

"La famille Fun" est un roman graphique assez perturbant. Le climat qui règne dans ce foyer est malsain. Les parents n'assument pas leurs responsabilité, les enfants partent en vrille (du moins les plus grands) et les psychologues sont des gourous. Nous nous demandons comment tout cela va se terminer, s'inquiétant pour les enfants tout en admirant leur créativité. L'humour est grinçant. Le plus souvent, on ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer.  

Le dessin n'est pas spécialement esthétique mais il est efficace. La gaieté des couleurs et la rondeur des personnages contrastent avec la déchéance de la famille, ce qui renforce le sentiment de malaise. 

J'ai lu que l'auteur cherchait à dénoncer le modèle familial de la middle-class américaine. C'est assez effrayant, comme modèle.

.Ai-je aimé ? D'une certaine façon oui, bien que la lecture soit déstabilisante. Je l'ai dévoré d'une traite.

Cette semaine, c'est chez MO

Lu dans le cadre de l'opération "Masse critique" de Babelio

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 00:35

 

( pas si bref, en fin de compte...)

 

Dans ce roman, Didier Van Cauwelaert s'empare d'un fait historique particulièrement ignoble et moins connu que d'autres : la solution finale pour les handicapés, décrétée par le 3ème reich en 1941. L'histoire est celle de David, un jeune garçon fantasque et encombrant, que sa famille a vendu à une institution. Grâce à un camarade qui lui offrira sa vie et soutenu par d'Ilsa, une jeune scientifique au service du Reich, le jeune garçon parviendra à sauver sa peau. S'ouvrira alors pour lui une carrière scientifique inespérée. Ce n'est que bien plus tard, devenu un vieil homme, que David retrouvera la trace d'Ilsa. Il comprendra alors pour quelle raison cette dernière est restée silencieuse toutes ces années.

"La femme de nos vies" est un roman bien construit qui mérite largement le détour. J'aurai un petit bémol (et même deux) à formuler. Une petite note précisant ce qui relève (ou pas) de faits historiques aurait été la bienvenue. J'aurais préféré par ailleurs que l'histoire soit un chouia moins romanesque. Cela dit, c'est une histoire que j'ai écoutée avec beaucoup d'intérêt et que je recommande.

Ecoutez-lire (Gallimard) - lu par l'auteur -  6 heures d'écoute

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre !

Le billet plus complet de L'irregulière

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 00:15

Sixtrid (05/01/2014) - 9 h 10 mn d'écoute - lu par Hélène Lausseur

La jeune Hanna Renström  habite avec sa mère et ses frères et soeurs dans un hameau reculé du fin fond de la Suède. Quand sa mère l'incite à quitter le domicile pour aller chercher du travail en ville, la jeune fille se sent mise à l'écart mais accepte la proposition. Elle sait que cela se traduira par une bouche de moins à nourrir dans le foyer. Elle ne peut pas imaginer le quart les aventures qui s'offriront à elle. Embarquée dans un vapeur pour l'Australie, elle va se marier et devenir veuve au cours de la même traversée, puis débarquer au Mozambique et se marier de nouveau à un tenancier de bordel. Quelques mois plus tard, son mari mourra et elle se retrouvera veuve de nouveau, avec un bordel à tenir et une bonne somme d'argent à disposition.

Le personnage d'Hanna est attachant. Curieuse et courageuse, elle va de l'avant et ne se laisse jamais abattre. En Afrique, elle sera confrontée au choc des cultures et mettra un certain temps à comprendre les usages du pays.  Plus le temps passera et plus le comportement des colons lui paraîtra injuste vis à vis des africains, traités avec dureté et mépris. Elle finira par prendre leur parti et tentera de se battre contre les injustices. Mais c'est peine perdue car elle est seule contre tous. 

Henning Mankell possède l'art d'écrire des histoires qui tiennent en haleine et celle-ci n'échappe pas à la règle. J'émettrai toutefois un bémol concernant la seconde partie du roman, un peu trop manichéenne et assez convenue à mon goût. Ce livre n'est pas le meilleur  roman de l'auteur mais la version audio est toutefois très plaisante. Je dois rendre hommage à la lectrice que j'avais découverte et déjà beaucoup appréciée dans une autre interprétation d'un roman de Mankell "Le chinois".  

Une écoute agréable.

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

Henning Mankel est un auteur suédois, ce qui me permet de participer avec ce titre au challenge "Décembre Nordique" organisé par Cryssilda

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 10:52

Albin Michel - Aout-2016 - 490 pages

Cette grande fresque historique se déroule dans les années qui ont suivi la fin de la guerre 14-18. Nous marchons dans les pas de l'un des survivants, un jeune homme qui a perdu son identité et qui va endosser pour le compte de la France un rôle d'espion des services secrets. Bilingue français-allemand, n'ayant commun souvenir de sa vie d'avant, il n'est "personne" mais pour autant il n'a pas perdu son âme et sa faculté de distinguer le bien du mal. 

Au début de l'histoire, nous le suivons dans une clinique psychiatrique dans laquelle il va subir des électrochocs, un traitement épouvantable qui était pratiqué à l'époque. Le jeune homme accepte le traitement. Il  fait confiance au médecin qui le suit, comme il fera confiance à l'homme qui lui proposera de devenir espion pour l'armée française. Sa mission est d'infiltrer ce qui reste de l'armée allemande pour détecter l'état d'esprit des germaniques et leur supposé désir de revanche.

La partie historique du roman est intéressante. Nous comprenons mieux les conditions du traité de Versailles et ses conséquences pour le peuple allemand. L'ex puissance germanique est anéantie, aucune chance de se redresser ne lui est laissée. S'installe alors la misère sociale qui facilitera la montée du fascisme. L'intérêt du roman est de visiter cette époque de l'après-guerre des deux côtés de la frontière  germano-française. J'ai déploré quelques longueurs dans cette partie historique, parfois déconnectée de l'histoire du jeune homme, ce sera mon bémol.

Un bon roman historique, un peu trop didactique toutefois à mon goût.

Léa est très enthousiaste

Merci aux Editions Albin Michel pour cette lecture.

Challenge rentrée 2016 : 14/18

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