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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 21:04

La Martinère - août 2021 - 304 pages

C'est la référence à Jean-Paul Dubois sur la couverture qui m'a donné envie de découvrir ce livre sorti en août dernier chez 'La Martinière'. Je ne me suis pas laissée impressionnée par la quatrième de couverture qui nous présente une famille où tous les membres se suicident les uns après les autres. J'ai choisi de mettre mes pas dans ceux de la famille Dugast pour le meilleur et pour le pire. Le héros (si je puis dire) s'appelle Christophe. Il a dix huit ans et autour de lui, c'est l'hécatombe. Son grand-père se suicide et dans la foulée ses trois autres grand-parents. Quand son père se donne la mort quelques semaines plus tard, Christophe décide de fuir de la maison pour (espère-t-il) échapper à son destin. Y parviendra-t-il ?

Ce roman se lit tout seul. L'écriture est fluide et un certains suspens nous tient en haleine jusqu'au bout. On se demande vraiment ce qui va arriver (ou pas) à ce brave Christophe. La première partie se déroule au fin fond de la France profonde. Puis, changement d'ambiance. Nous sommes à Paris chez une connaissance de la mère de Christophe (un peu originale) qui l'a recueilli en acceptant de ne pas en informer sa famille (enfin, ce qu'il en reste). Le jeune homme souffle un peu et commence à imaginer qu'il va peut-être s'en sortir. Je ne vous dirai pas dans quel lieu se situe la dernière partie du roman et encore moins ce qui s'y passe pour ménager le suspens.

Je me demandais comment allait se terminer le roman, je n'ai pas été déçue. Je ne sais pas si l'auteur souhaitait que nous tirions une leçon de la destinée de Christophe (cela ne m'a pas sauté aux yeux) où si son seul projet était de nous distraire avec un roman déjanté. Quoi qu'il en soit, j'ai passé un bon moment avec cette lecture et c'est déjà bien.

Un roman plaisant à lire (mais il se pourrait que je l'oublie assez vite). 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 20:48

Seuil août 2021 - 252 pages

"Leur langue est la clef qui m’a permis de comprendre que les Nègres ont cultivé d’autres richesses que celles que nous poursuivons juchés sur nos bateaux."

David Diop nous entraine au Sénégal sur les pas de Michael Adanson, un botaniste français (1727-1806) qui a passé plusieurs mois dans ce pays d'Afrique pour y étudier la flore locale. Il avait pour projet était d'écrire une encyclopédie universelle du vivant. Si le contexte du roman est basé sur des faits réels, l'histoire qui nous est contée est inventée. David Diop a imaginé que durant son voyage, le botaniste était pu tomber amoureux d'une jeune africaine promise à l'esclavage. Nous suivons le jeune homme de 23 ans dans un dangereux périple, à la recherche d'une jeune femme noire dont on lui a raconté l'histoire (ou du moins une version).

Michel Adanson est un homme ouvert et avide de connaitre d'autres cultures que la sienne. Il n'approuve pas l'esclavage mais à l'époque il n'est pas facile de clamer haut et fort que l'on est abolitionniste. L'expérience de ce voyage marquera l'homme à tout jamais. Il passera sa vie à tenter d'oublier cet épisode de sa jeunesse. A la fin de son existence, l'idée lui viendra d'écrire l'histoire de Mara dans un carnet. Le livre commence par la découverte de ce carnet, par sa fille, après sa mort.

Quand Babelio m'a proposé ce titre j'ai accepté sans hésitation. J'avais bien aimé le premier roman de l'auteur, "frère d'âme" qui se déroulait également au Sénégal. J'avais toutefois, je l'avoue, une petite appréhension vu le thème. Les romans sur l'esclavage comportent souvent (et pour cause) des scènes insoutenables. Ce n'est pas vraiment le cas ici. En effet, seuls quelques passages sont éprouvants. Le propos de l'auteur n'est pas de décrire la condition de vie des esclaves mais plutôt la période qui précède l'embarquement des malheureux. Nous ne quittons pas l'île de Gorée, surnommée "la porte du voyage sans retour". 

J'avoue avoir été un peu gênée le mélange fiction-réalité. Il est dommage, quand ils choisissent ce procédé, que les auteurs ne donne pas quelques explications dans un avant-propos (ou dans une postface s'il leur faut ménager un certains suspens). Après quelques recherches, j'ai trouvé une interview de l'auteur où il explique sa démarche (lien vers l'article).

En dépit de ce petit bémol, j'ai bien aimé ce roman assez captivant et bien écrit, qui nous entraîne aux frontières du mystérieux grâce à sa dimension de conte. 

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 12:55

Quai Voltaire 2018 - traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff - 229 pages

"Non, mieux vaut avoir un amant quand on est jeune qu'une névrose quand on est vieille. En effet, si on a des amants quand on est jeune, une fois vieille, tout ce que diront les gens, c'est qu'on a eu plein d'hommes. Ils seront sans doute jaloux, mais la jalousie, on peut faire avec. Tandis que si on se contente d'un substitut, alors, une fois vieille, les gens diront : "Elle est folle, la pauvre. Elle est complètement piquée : elle s'est mise en tête d'élever des poulets", ou que sais-je."

J'aime beaucoup participer au mois anglais mais cette année, je prends le train en marche  (c'est mon premier billet). Trop occupée par ma vie personnelle, je n'ai pas réussi à lire autant que je l'aurais voulu. J'ai trois romans à vous présenter d'ici la fin du mois, dont celui-ci.

Nous faisons la connaissance de Clare, une jeune femme qui ne parvient pas à s'épanouir dans sa vie conjugale. Son premier mari, plus âgé qu'elle, ne s'intéressait qu'aux femmes mûres alors que son mari actuel, Jonathan, se montre trop possessif. Clare a souhaité prendre du recul. Le couple est momentanément séparé. Un troisième homme, Joshua, entre dans sa vie. Elle le prend comme amant mais nous verrons qu'à "l'usage", il ne répondra pas non plus à ses attentes.

Une l'ambiance délicieusement surannée se dégage du roman. L'ouvrage, bien que publié récemment, a été écrit dans les années 1970. Comme la majorité des femmes de sa génération, Clare se soucie peu d'une éventuelle carrière professionnelle. Elle est centrée sur son couple et le foyer qu'elle rêve d'avoir, sans toutefois se résigner à des relations médiocres pour éviter le divorce. En cela, elle a (il me semble) de l'avance sur son époque. Nous découvrons, à la fin du roman, un épisode douloureux de la vie de Clare qui nous fait regarder la jeune femme différemment.

J'ai eu un petit coup de cœur pour le personnage de Madame Fox, une femme âgée que Clare a rencontré dans un parc londonien. Toujours de bonne humeur et d'une éducation irréprochable, Madame Fox est une amie attentionnée sur laquelle Clare peut compter, bien que leur amitié soit toute récente. J'ai aimé prendre le thé en leur compagnie, écoutant les confidences de l'une et de l'autre. 

Depuis quelques années, en ce qui me concerne, pas de mois anglais sans Angela Huth. J'aime sa façon de décrire les relations de couple et je me délecte de l'ambiance so-british de ses romans. L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais j'ai passé un bon moment dans la peau de Clare, loin des préoccupations qui sont les miennes. 

Une lecture plaisante

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda

Livre issu de ma Pile à lire

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 13:20

Audiolib 2021 - traduit par Jean Esch - Lu par Benjamin Jungers

Jack McEvoy est un chroniqueur judiciaire du Rocky Mountain News. Quand son frère jumeau, inspecteur de police, est retrouvé mort dans sa voiture de service et que l'enquête conclut au suicide, Jack décide de faire des recherches en vue d'écrire un article. Il ne peut se résoudre à l'idée que son frère se soit suicidé. Certes, l'enquête qu'il menait lui donnait du fil à retordre mais il ne croit pas un instant que l'homme ait pu se supprimer. Pour les besoins de son article, il se plie en quatre pour avoir accès aux données du FBI qui font état d'une vague de suicides récents chez les policiers. Il se fait accepter de l'équipe qui investigue sur le sujet et apporte (plus que) sa contribution à l'enquête, qui s'avère extrêmement complexe.

Le rythme de la première partie du roman est assez lent. L'auteur prend le temps d'installer son histoire et de nous présenter les protagonistes, développant largement leurs états d'âme. Le rythme s'accélère dans la seconde partie. L'enquête se corse, les fausses pistes se multiplient mais Jack avance, inexorablement, vers la résolution de l'énigme. Du moins le croit t'il car les apparences sont parfois trompeuses...

Le poète est un roman que j'ai lu à sa sortie en France, en 1997. Je me souviens avoir apprécié ma lecture mais ce n'est pas le genre de roman que je relis habituellement. Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice de polars et que, de façon générale, je ne cherche pas à me replonger dans un ouvrage déjà lu. En le relisant plus de vingt ans plus tard, je ne me suis pas ennuyée une seconde car j'avais oublié l'intrigue et heureusement le dénouement.  Je suis contente d'avoir vécu l'expérience en audio, histoire de varier les plaisirs. Dans ce genre de roman, de construction plutôt classique, je préfère une lecture assez sobre et sans fioritures. C'est le cas de l'interprétation de Benjamin Jungers, que j'ai beaucoup appréciée.

Un bon polar lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 12:59

Audiolib 2020 (Quidam Editeur) - 4 h 08 - lu par Françoise-Eric Gendron

Taqawan est un ouvrage original, qui allie le roman et le documentaire.  En toile de fond, nous découvrons la réserve de Restigouche, en Gaspésie (Québec). Nous entrons dans le domaine des indiens mig'mag qui peinent à garder vivantes leurs traditions ancestrales et notamment la pêche au saumon. En juin 1981, la Sûreté du Québec mène des rafles dans la réserve afin de faire respecter les limitations que l'état impose à cette pêche. Les mig'mag ne l'entendent pas de cette oreille, cette activité étant pour eux une source de revenus. Ils ne comprennent pas les restrictions, d'autant qu'ils sont, depuis toujours, respectueux de leurs ressources. La colère s'empare de la population...

Dans ce contexte, une adolescente prénommée Océane disparait de la réserve. Elle est retrouvée quelques jours plus tard, prostrée, par un agent de la faune qui n'en peut plus des violences exercées contre les mig'maq. Avec l'aide d'une institutrice et d'un indien qui vit à l'écart de la tribu, il vient en aide à la jeune fille. Le récit prend la dimension d'un polar quand les agresseurs d'Océane se lancent à sa recherche bien décidés à récupérer leur "butin".

J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter Taqawan en dépit d'un petit bémol concernant l'interprétation. Dans certains dialogues, le lecteur imite l'accent québécois et cela ne sonne pas très juste. J'écoute régulièrement les livres lus par de vrais québécois, je ne suis donc pas passée à côté de cette petite fausse note dans l'interprétation. Mais contrairement à Enna (sans doute parce que j'étais prévenue), cela ne m'a pas trop perturbée et j'ai pleinement profité de mon écoute. J'ai aimé le côté documentaire "soft" de l'ouvrage et l'intrigue m'a tenue en haleine. 

Je recommande !

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 12:46

Arléa - 1999 - 84 pages

"La neige est un poème. Un poème d'une blancheur éclatante.
Elle recouvre en janvier la moitié du nord du Japon.
Là où vivait Yuko, la neige était la poésie de l'hiver."

En cherchant une lecture pour mois japonais, mon choix s'est porté ce titre que j'ai trouvé voilà plusieurs années dans un vide-greniers.

Nous sommes à la fin du 19ème siècle. Yuko est un jeune homme qui, contre l'avis de sa famille, décide de consacrer sa vie à l'art du haiku, qu'il pratique de façon originale. En effet, il se concentre sur un thème unique, celui de la neige. Poussé par son père, il accepte de se rendre dans le sud du pays afin d'y rencontrer Soseki, grand maître dans l'art du haiku. Yoko prend la route et traverse les Alpes japonaises, un enchantement pour le jeune homme qui se délecte des paysages enneigés. Sur son chemin, une découverte inattendue va le rapprocher de Soseki.

Neige est une parenthèse poétique et dépaysante qui m'a permis de découvrir une plume que je croise sur les blogs depuis longtemps. J'ai bien aimé voyager auprès de Yuko puis le voir évoluer dans son art comme dans sa vie. Les deux sont intimement mêlés, comme le montre le roman. L'histoire de Yuko, que l'on pourrait qualifier de fable poétique, nous ramène à ce qui est essentiel dans une existence.

"Un matin, on se réveille. Il est temps de se retirer du monde pour mieux s'en étonner.
Un matin, on prend le temps de se regarder vivre."

"Car l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber."

Je ne cache pas qu'il m'a toutefois manqué un petit quelque chose pour faire de cette lecture un "moment de grâce" (expression que j'ai lue dans une critique évoquant ce roman). Peut-être me faut-il un peu plus de temps pour me glisser dans un univers aussi éloigné du mien ? L'ouvrage se lit vraiment très vite. Autre hypothèse, je n'ai pas choisi le bon moment. Lire ce roman devant un paysage enneigé est certainement une mise en condition plus favorable. 

A lire, en choisissant son moment.

 

Lu dans le cadre du mois japonais chez Hilde et Lou

Et je participe également au challenge objectif Pal d'Antigone pour le mois d'avril

 

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 11:54

Audiolib 2021 (La martinière) - 4h 43 - lu par Ariade Ascaride

« Ma rue raconte l'histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s'appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans ».

Abad est un jeune adolescent qui vit avec ses parents dans le quartier de la goutte d'or, à Paris. Dans ce quartier cosmopolite et populaire, le jeune garçon d'origine libanaise passe pour un maghrébin. Abad n'est pas un mauvais garçon. Il est intelligent et essaye de ne pas faire trop de bêtises mais ses camarades de jeux le tirent vers le bas. Abad nous raconte son quotidien et nous présente son petit monde (une prostituée attachante, une dame âgée qui le prend sous son aile, la petite voisine d'en face...). Ses souvenirs le ramènent parfois au Liban, qu'il a quitté avec ses parents dans l'espoir d'une vie meilleure. La famille tente de s'intégrer mais ce n'est pas facile tous les jours.

"Dans ma rue t’as pas le droit d’être un faible, les faibles ça finit sur un trottoir comme les putes de Porte de Clichy et les crackers de Porte de la Chapelle."

"Rhapsodie des oubliés" nous offre une belle galerie de portraits. Les personnages qui gravitent autour du garçon sont représentatifs de la population de Barbès (enfin, j'imagine..). La langue, vivante et colorée, fait appel à tous nos sens et la voix chaude et expressive d'Ariane Ascaride est un excellent choix. 

Adossé à la cheminée, je regarde les grosses lettres qui clignotent…Tati…Tati…Le magasin préféré des daronnes et des blédards, notre tour Eiffel à nous. Un truc que le monde entier nous envie et qui est connu au fin fond de l’Afrique et de la Papouasie."

Je trouve des qualités à ce livre audio mais je ne suis pas totalement séduite par l'histoire. Abad est attachant mais un peu "lourd" avec ses obsessions d'adolescent. L'intrigue, assez mince, est un prétexte pour nous faire visiter un quartier de Paris. Bien que je me sois un peu ennuyée par moment,  je ne voudrais pas être trop sévère avec ce roman qui vaut malgré tout le détour.

Quelques bémols mais une écoute agréable.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

L'avis de Enna

Challenge Ecoutons un livre

 

 

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 00:54

Editions POL - 1995 - 172 pages

"Plus tard, longtemps, jusqu'à maintenant, Nicolas essaya de se rappeler les dernières paroles que lui avait adressées son père."

Le jeune Nicolas arrive en classe de neige dans la voiture de son père, qui craint l'accident de car. Le séjour démarre mal pour l'enfant qui a oublié sa valise dans le coffre de la voiture.  Nicolas attend désespérément que son père lui rapporte sa valise et se met à imaginer le pire, voyant qu'il ne donne pas signe de vie (le téléphone portable n'existe pas à la période où se passe l'histoire).

L'enfant ne s'intègre pas dans la vie du groupe et fugue pendant la nuit. On le retrouve frigorifié dans une voiture. L'équipe encadrante l'installe dans une pièce à part pour qu'il reprenne des forces. Dans le même temps, un enfant du village disparait et l'évènement crée, on s'en doute, beaucoup d'émoi au centre de vacances. Nicolas  prend l'histoire un peu plus à cœur que les autres, pourquoi ?

Emmanuel Carrère nous fait vivre les évènements tels que ressentis par Nicolas. Au fil du séjour, l'enfant se montre de plus en plus perturbé. Il pressent inconsciemment que sa vie est en train de basculer. L'ambiance de la classe de neige est de plus en plus oppressante. La fin, que je n'avais pas devinée, est glaçante. En y réfléchissant, quelques indices peuvent mettre la puce à l'oreille. Je n'ai sans doute pas voulu les voir parce qu'un tel dénouement dépasse l'entendement quand on se place à hauteur d'enfant.

J'ai bien aimé "la classe de neige" mais je n'ai pas retrouvé l'écriture addictive que j'aime chez Emmanuel Carrère. Je me suis même un peu ennuyée dans la première partie du roman. Je reconnais toutefois que le roman décrit fort bien façon dont les enfants peuvent ressentir et interpréter certains évènements quand ils n'ont pas les clés pour les comprendre. C'est par ailleurs un roman qui traite des répercussions de l'environnement familial sur la capacité d'un enfant à s'intégrer dans une collectivité.

Emmanuel Carrère est un auteur que je suis depuis plusieurs années et dont j'achète systématiquement les publications à leur sortie. La classe de neige n'est pas une œuvre récente. Elle a été publiée en 1995 et je ne lisais pas encore l'écrivain. Depuis, il a abandonné le roman pour le genre non-fictionnel. 

J'ai aimé mais pas autant que je l'imaginais.

Ce livre était dans ma PAL depuis quelques années. Il entre dans le cadre du challenge "Objectif Pal" organisé par Antigone.

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 21:07

Arléa - janvier 2021 - 256 pages

Claire, la quarantaine sans conjoint ni enfants, se rend dans la maison de vacances familiale dont elle a hérité, avec la ferme intention de la vendre. En arrivant sur les lieux, une macabre surprise l'attend. Cette évènement inattendu fait remonter à la surface un tas de souvenirs enfouis. La vente de la maison passe au second plan. Il faut d'abord répondre aux questions de la police...

Plus que l'intrigue policière, c'est le cheminement de Claire qui est au centre de l'histoire. Cette femme, enkystée dans le passé, est sans projet pour l'avenir. Elle vit seule à Paris, exerce un métier alimentaire et ne semble pas avoir d'amis. Elle n'a pas tourné la page d'une histoire familiale comme il en existe tant, avec ses secrets et ses non-dits.

Très honnêtement, j'ai préféré à Claire l'autre personnage de l'histoire, la maison. Je l'ai imaginée avec sa vue sur mer et son charme suranné, attendant que sa propriétaire réalise à quel point elle avait de la chance de posséder un tel lieu (même si les villas d'à côté en jettent davantage). Je n'ai pas trouvé Claire très attachante. Au fil de l'histoire, nous la sentons toutefois évoluer et aller un peu plus vers les autres. Elle ouvre enfin les yeux.

"Et je comprenais qu'une maison, ce n'était pas seulement des murs, un toit et des souvenirs de famille, doux ou cruels, mais aussi le pays où elle a été plantée. La maison de Bretagne, c'était la Bretagne, sa lumière, ses couleurs, ses parfums ! Et ses gens, surtout ses gens, qui en sont l'âme vive, avec leur gentillesse, leur simplicité, leur énergie. Sans eux, elle n'existerait pas, ma maison ! "

Marie Sizun a beaucoup de talent pour décrire les lieux et les ambiances. Son écriture est très cinématographie. "La maison de Bretagne" n'est pas mon roman préféré de l'auteur mais j'ai toutefois passé un agréable moment de lecture, un peu hors du temps.

Un roman au charme suranné.

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 21:28

Editions la Martinière - 296 pages - 2020

Bertille, une jeune femme qui mène une existence sans fantaisie, se trouve par hasard en possession de quelques feuillets sur lesquels sont consignés une confession bien mystérieuse. Ces feuillets sont précieux pour son propriétaire, un vieil homme dont elle fait la connaissance. Une amitié se lie entre Bertille et son nouvel ami. Victor lui confie son histoire et l'encourage à se rendre dans les Vosges pour enquêter sur l'affaire qui l'a conduit en prison, accusé du meurtre d'un jeune enfant.

Voici donc Bertille dans les Vosges, au moment de noël, dans un hôtel quasiment vide mais tenu par une femme avec laquelle elle va sympathiser. Elle se fait passer pour une journaliste de la télévision et les habitants du village acceptent de lui confier ce qu'ils savent de cette triste histoire, qui, bien que lointaine, est restée dans les mémoires. En 73, un enfant de dix ans a été retrouvé noyé dans un lac à proximité du village. La thèse du meurtre a été retenue et Victor, l'instituteur, a été accusé d'avoir commis cette atrocité.

Aux côtés de Bertille, tout en prenant connaissance des feuillets de Victor, nous remontons le passé et tentons de démêler les fils de cette histoire complexe, qui met en scène plusieurs personnages. Nous apprenons à connaitre Bertille et les profondes blessures qui sont gravées dans son corps et dans son âme. Ce n'est pas pour rien qu'elle s'est intéressée à cette histoire, nous le découvrons au fil du roman.

J'ai bien aimé l'ambiance de ce roman bien que le sujet soit loin d'être léger. Le temps a fait son effet et permet de mettre à distance les faits qui nous sont contés. Ce livre ne me restera sans doute pas très longtemps en mémoire mais il m'a permis de passer un agréable moment et c'est déjà bien. Le personnage de Bertille est attachant et je l'ai quitté à regret.

Une lecture agréable.

Merci à Babelio pour cette opération Masse critique

 

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