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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:59

 

 

 

 

 

Audur Ava Olafsdotir est une auteure islandaise dont j'ai lu avec délectation  "L'embellie" et "Rosa Candida". "Le rouge vif de la rhubarbe" est sorti en France à la rentrée de septembre 2016 mais c'est en réalité le premier roman de l'écrivaine.

L'histoire est celle d'Augusta, une jeune handicapée que sa mère a confiée à une amie, Nina, pour pouvoir exercer son métier à travers le monde. Augustina et Nina vivent dans un petit village tranquille au pied d'une montagne. Augustina ne se lamente pas sur son sort d'adolescente handicapée, elle est battante et va nous le montrer.

Je ne peux pas dire que j'ai été déçue par cette histoire car j'avais en tête que c'était un premier roman mais je l'ai moins appréciée que les deux autres titres. Il possède le petit grain de fantaisie qui caractérise les romans de cette auteure mais l'histoire m'a moins emportée. Il n'en reste pas moins que c'est une lecture agréable qui donne l'occasion de découvrir une galerie de personnages attachants.

L'avis de Gambadou

Zulma - septembre 2016 - traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson - 156 pages

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:40

Editions Cà et là - novembre 2016 - 236 pages

Traduit de l'anglais par Philippe Touboul

Tout porte à croire que nous allons lire histoire gaie avec des personnages amusants. Le titre, le dessin et même les premières pages entretiennent cette impression. La famille Fun est une famille d'apparence heureuse et sans histoire. Pourtant des fêlules existent et nous n'allons pas tarder à les découvrir quand la grand-mère vient à mourir. Le père de famille, accablé de chagrin, s'écroule littéralement. La mère des enfants, vite lassée du laisser-aller de son mari, se rend chez un psy à la mode, un charlatan qui lui donne de mauvais conseils. La spirale négative s'enclenche et aucun membre de la famille n'en sortira indemne

"La famille Fun" est un roman graphique assez perturbant. Le climat qui règne dans ce foyer est malsain. Les parents n'assument pas leurs responsabilité, les enfants partent en vrille (du moins les plus grands) et les psychologues sont des gourous. Nous nous demandons comment tout cela va se terminer, s'inquiétant pour les enfants tout en admirant leur créativité. L'humour est grinçant. Le plus souvent, on ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer.  

Le dessin n'est pas spécialement esthétique mais il est efficace. La gaieté des couleurs et la rondeur des personnages contrastent avec la déchéance de la famille, ce qui renforce le sentiment de malaise. 

J'ai lu que l'auteur cherchait à dénoncer le modèle familial de la middle-class américaine. C'est assez effrayant, comme modèle.

.Ai-je aimé ? D'une certaine façon oui, bien que la lecture soit déstabilisante. Je l'ai dévoré d'une traite.

Cette semaine, c'est chez MO

Lu dans le cadre de l'opération "Masse critique" de Babelio

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 23:35

 

( pas si bref, en fin de compte...)

 

Dans ce roman, Didier Van Cauwelaert s'empare d'un fait historique particulièrement ignoble et moins connu que d'autres : la solution finale pour les handicapés, décrétée par le 3ème reich en 1941. L'histoire est celle de David, un jeune garçon fantasque et encombrant, que sa famille a vendu à une institution. Grâce à un camarade qui lui offrira sa vie et soutenu par d'Ilsa, une jeune scientifique au service du Reich, le jeune garçon parviendra à sauver sa peau. S'ouvrira alors pour lui une carrière scientifique inespérée. Ce n'est que bien plus tard, devenu un vieil homme, que David retrouvera la trace d'Ilsa. Il comprendra alors pour quelle raison cette dernière est restée silencieuse toutes ces années.

"La femme de nos vies" est un roman bien construit qui mérite largement le détour. J'aurai un petit bémol (et même deux) à formuler. Une petite note précisant ce qui relève (ou pas) de faits historiques aurait été la bienvenue. J'aurais préféré par ailleurs que l'histoire soit un chouia moins romanesque. Cela dit, c'est une histoire que j'ai écoutée avec beaucoup d'intérêt et que je recommande.

Ecoutez-lire (Gallimard) - lu par l'auteur -  6 heures d'écoute

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre !

Le billet plus complet de L'irregulière

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 23:15

Sixtrid (05/01/2014) - 9 h 10 mn d'écoute - lu par Hélène Lausseur

La jeune Hanna Renström  habite avec sa mère et ses frères et soeurs dans un hameau reculé du fin fond de la Suède. Quand sa mère l'incite à quitter le domicile pour aller chercher du travail en ville, la jeune fille se sent mise à l'écart mais accepte la proposition. Elle sait que cela se traduira par une bouche de moins à nourrir dans le foyer. Elle ne peut pas imaginer le quart les aventures qui s'offriront à elle. Embarquée dans un vapeur pour l'Australie, elle va se marier et devenir veuve au cours de la même traversée, puis débarquer au Mozambique et se marier de nouveau à un tenancier de bordel. Quelques mois plus tard, son mari mourra et elle se retrouvera veuve de nouveau, avec un bordel à tenir et une bonne somme d'argent à disposition.

Le personnage d'Hanna est attachant. Curieuse et courageuse, elle va de l'avant et ne se laisse jamais abattre. En Afrique, elle sera confrontée au choc des cultures et mettra un certain temps à comprendre les usages du pays.  Plus le temps passera et plus le comportement des colons lui paraîtra injuste vis à vis des africains, traités avec dureté et mépris. Elle finira par prendre leur parti et tentera de se battre contre les injustices. Mais c'est peine perdue car elle est seule contre tous. 

Henning Mankell possède l'art d'écrire des histoires qui tiennent en haleine et celle-ci n'échappe pas à la règle. J'émettrai toutefois un bémol concernant la seconde partie du roman, un peu trop manichéenne et assez convenue à mon goût. Ce livre n'est pas le meilleur  roman de l'auteur mais la version audio est toutefois très plaisante. Je dois rendre hommage à la lectrice que j'avais découverte et déjà beaucoup appréciée dans une autre interprétation d'un roman de Mankell "Le chinois".  

Une écoute agréable.

 

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre"

Henning Mankel est un auteur suédois, ce qui me permet de participer avec ce titre au challenge "Décembre Nordique" organisé par Cryssilda

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 09:52

Albin Michel - Aout-2016 - 490 pages

Cette grande fresque historique se déroule dans les années qui ont suivi la fin de la guerre 14-18. Nous marchons dans les pas de l'un des survivants, un jeune homme qui a perdu son identité et qui va endosser pour le compte de la France un rôle d'espion des services secrets. Bilingue français-allemand, n'ayant commun souvenir de sa vie d'avant, il n'est "personne" mais pour autant il n'a pas perdu son âme et sa faculté de distinguer le bien du mal. 

Au début de l'histoire, nous le suivons dans une clinique psychiatrique dans laquelle il va subir des électrochocs, un traitement épouvantable qui était pratiqué à l'époque. Le jeune homme accepte le traitement. Il  fait confiance au médecin qui le suit, comme il fera confiance à l'homme qui lui proposera de devenir espion pour l'armée française. Sa mission est d'infiltrer ce qui reste de l'armée allemande pour détecter l'état d'esprit des germaniques et leur supposé désir de revanche.

La partie historique du roman est intéressante. Nous comprenons mieux les conditions du traité de Versailles et ses conséquences pour le peuple allemand. L'ex puissance germanique est anéantie, aucune chance de se redresser ne lui est laissée. S'installe alors la misère sociale qui facilitera la montée du fascisme. L'intérêt du roman est de visiter cette époque de l'après-guerre des deux côtés de la frontière  germano-française. J'ai déploré quelques longueurs dans cette partie historique, parfois déconnectée de l'histoire du jeune homme, ce sera mon bémol.

Un bon roman historique, un peu trop didactique toutefois à mon goût.

Léa est très enthousiaste

Merci aux Editions Albin Michel pour cette lecture.

Challenge rentrée 2016 : 14/18

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 23:11

Les Editions Noir sur Blanc 2016 - 208 pages

Quelques mots sur ce livre qui, autant le dire tout de suite, m'a laissée perplexe.

Un père et son fils viennent d'emménager dans une maison à la campagne. On comprend que leur relation n'est pas au beau fixe. Le père reproche au fils d'être un mauvais fils et vice et versa. En réalité, le fils n'est rien d'autre qu'un adolescent un peu fainéant. Un troisième personnage rejoint le huis-clos père-fils. Il s'agit de Hans, un ami de longue date (du moins c'est ainsi qu'il est présenté). Ce fameux Hans sera le sauveur, celui qui remettra le fils en selle et lui permettra de s'émanciper de son père.

Ce roman, assez rythmé, se lit aisément mais j'ai attendu vainement une explication aux bizarreries du curieux trio. Je pense avoir deviné où voulait en venir l'auteur et qui est en réalité ce fameux Hans mais ce n'est pas très clair dans mon esprit. 

Si l'histoire ne m'a pas transportée, la beauté de l'objet livre a atténué ma relative déception. J'aime beaucoup la présentation très soignée de la collection Notabilia des Editions Noir sur Blanc.

Un roman étrange et déroutant. 

Je remercie les Editions Noir Sur Blanc

.Challenge rentrée 2016 12/18

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 23:29

Lu en version audio par Bruno Marcil et Catherine trudeau - 5 h 56

Ce livre, inspiré d'une histoire vraie, raconte l'expédition de deux navires britanniques vers l'Arctique en 1845. Le commandant de l'expédition, John Francklin, est épaulé par un adjoint, Francis Crozier. L'auteur nous livre des extraits du journal de bord des deux hommes. Régulièrement, nous revenons à terre pour vivre, l'espace de quelques jours, aux côtés de Lady Jane (l'épouse de Francklin) et de Sophia (la femme dont Crozier est amoureux). L'alternance terre/mer donne un certain rythme au roman.

En mer, les mois s'enchaînent et l'ambiance est au beau fixe. Hélas, les navires se retrouvent assez vite prisonniers des glaces. L'euphorie de l'équipage se maintient durant la première année car ils sont tous persuadés que la glace va fondre. Mais la glace ne fond pas et les provisions s'épuisent.

Ce qui est intéressant dans ce roman, outre son aspect historique, c'est la confrontation des points de vue de Francklin et de Crozier tout au long du voyage. On s'attache à bien plus au second qu'au premier, qui se prend pour un héros et se construit un personnage pour la postérité. Plus discret que son chef, Crozier est aussi plus réfléchi. 

La version audio apporte un réel plus à l'histoire. En effet, les lecteurs modulent leur voix en fonction de la personnalité de chacun des personnages. Le ton est nettement plus enjoué en Angleterre avec Sophia et Lady Jane que lorsque nous sommes bloqués dans les glaces de l'Arctique avec l'équipage des deux bateaux. A noter que les lecteurs n'ont pas l'accent québécois.

Quelques longueurs, mais une histoire intéressante.

Dominique Fortier est une écrivaine québécoise né à Québec en 1972

J'ai téléchargé cette lecture audio sur le site de Radio-Canada

Lu dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine et Yueyin

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 23:40

Gallimard 2016 - 227 pages - août 2016

L'histoire commence par le meurtre de deux enfants par leur nounou. Une scène assez horrible, que j'appréhendais. Elle ne dure heureusement pas trop longtemps. Puis, nous remontons le temps pour comprendre ce qui a bien pu se passer pour que la nounou en arrive là. Nous assistons tout d'abord aux recherches de la perle rare. Elle se présente sous les traits d'une jeune femme blonde qui a de bonnes références et paraît bien sous tous rapports. Très vite, les parents se félicitent de leur choix. Leur nounou, véritable Mary Poppins, est parfaite et suscite l'envie de leurs amis. Il faudra attendre quelques mois avant qu'un malaise ne s'installe et aille crescendo.

Si le rapport employeur-employé est intéressant à analyser dans ce contexte particulier de la garde d'enfant à domicile, j'ai trouvé que l'auteur allait trop loin dans le sensationnel pour que l'histoire soit crédible. Pour tuer deux enfants et se donner la mort ensuite, il faut avoir avoir basculé dans une forme de folie. S'il est très important de ne pas se tromper en choisissant une nounou, je pense pas que le risque le plus important soit d'embaucher une déséquilibrée mentale (surtout quand elle a des références, comme c'est le cas ici). En revanche, il existe un risque de tomber sur une personne qui néglige ou maltraite les enfants parce qu'elle n'est pas faite pour cela. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure dans ce roman.

J'ai vu dans cette histoire une démonstration visant à prouver que les parents ont une responsabilité dans ce qui arrive, parce qu'ils n'ont pas voulu voir que la nounou n'allait pas bien. Il est vrai que la relation n'était pas saine et qu'ils auraient dû se méfier davantage mais quand on a le nez dans le guidon, fatigué et stressé, il est parfois difficile de prendre du recul pour analyser une situation. Les enfants étaient attachés à leur nounou et recruter quelqu'un d'autre, c'était peut-être prendre le risque de tomber sur pire (on sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne). Ils ne pouvaient pas, bien entendu, imaginer une telle tragédie. J'ai du mal à leur jeter la pierre et notamment à cette mère qui essaye de mener de front sa carrière professionnelle et la maternité. 

Il y a un autre aspect du roman qui m'a dérangée. L'auteur sous-entend que les parents auraient dû s'intéresser aux conditions de vie de leur employée de maison. Mais quid du respect de la vie privée ? On ne peut pas à la fois leur reprocher d'avoir été trop proche de la nounou et pas assez. Par ailleurs, lorsque l'on a les moyens d'embaucher une nounou à domicile, cette personne a bien souvent un statut social moins élevé que le sien. Une jalousie peut naître de cette situation mais les parents n'y peuvent pas grand chose sauf s'ils ne paient pas leur employée au tarif en vigueur. Je n'ai pas eu l'impression que c'était le cas ici. L'employée faisait largement plus que ce qui lui était demandé mais de sa propre initiative.

C'est un livre prenant, bien construit, très fluide dans la narration. Je lui reconnais beaucoup de qualités littéraires (il n'a pas eu le Goncourt pour rien) mais vous l'avez compris, il m'a dérangée et interpellée. Si je me suis mise dans la peau de ces parents, c'est peut-être parce que je sais à quel point il est difficile de concilier vie familiale et professionnelle quand on a un travail prenant. Je ne considère pas que ces parents soient fautifs mais plutôt qu'ils ont été manipulés et victimes d'une grande malchance. 

Plutôt que de culpabiliser les parents, j'aurais préféré que l'auteure mette en cause notre société qui n'est pas capable d'organiser des modes de gardes adaptés aux cadres et sûrs (de type crèches). Je pense également que les entreprises françaises ne tiennent pas suffisamment compte de la vie de famille de leurs salariés, notamment des cadres. Les scandinaves sont beaucoup mieux organisés que nous, par exemple.

Mon billet est très long, mais le sujet me tient à coeur.

Un roman dérangeant, sans nul doute, mais pas pour les raisons que j'imaginais avant de l'ouvrir. 

Ce roman vient d'obtenir le Prix Goncourt 2016. Bravo à Leila Slimani.

Les avis de mimi - Keisha - Clara - Valerie

Challenge rentrée 2016 11/18

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:16
Fayard - Août 2016 - 315 pages - traduit de l'anglais (américain) par Olivier Todd
Fayard - Août 2016 - 315 pages - traduit de l'anglais (américain) par Olivier Todd

L'histoire commence en 1991, à Zagreb. Ana, dix ans, vit paisiblement avec ses parents et sa petite sœur Rahela quand éclate la guerre avec les croates. Les raids aériens s'intensifient de même que l'afflux de réfugiés. Le danger est omniprésent mais les parents d'Ana sont contraints de partir quelques jours en Bosnie avec leurs enfants. La famille doit se résoudre à confier la petite Rahela à une association. Gravement malade, elle doit se faire soigner aux Etats-Unis. Le voyage aller se passe sans encombres mais au retour Ana et ses parents sont pris en embuscade. Ana demeure la seule survivante. Commence alors une lutte pour la survie qui obligera la fillette à prendre les armes.

Le temps a passé. Jeune adulte désormais et vivant aux Etats-Unis dans une famille adoptive, Anna éprouve le besoin, quand survient le 11 septembre, de revenir sur son passé.

Sara Novic a construit son roman en traitant le présent et le passé dans des parties distinctes. Elle ne livre qu'une partie de l'histoire dans la première partie, ce qui maintient un certain suspens sur le devenir de la fillette et de sa petite soeur. Certains épisodes de l'histoire d'Ana, terribles, expliquent le besoin de reconstruction de la fillette. L'auteur montre bien le décalage entre les survivants d'un traumatisme et ceux qui assistent, impuissants, au travail de résilience. C'est un difficile parcours qui nécessite souvent un retour douloureux dans le passé.

Je n'ai pas lu beaucoup de romans sur les guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. J'ai trouvé le sujet bien traité et l'histoire captivante. Je mettrai juste un petit bémol sur le style. Il m'a semblé déceler quelques maladresses dans l'écriture (ou dans la traduction).

Un premier roman intéressant et prometteur.

Merci aux éditions Fayard pour l'envoi.

challenge de la rentrée (7/18)
challenge de la rentrée (7/18)

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 22:47
Stock - août 2015 - 198 pages
Stock - août 2015 - 198 pages

J'aime garder une trace de mes lectures mais je ne parviens pas toujours à rédiger un billet immédiatement après ma lecture. Celle-ci date d'avant l'été et je me suis tout de même décidée à rédiger ce petit article avant de ranger le livre dans ma bibliothèque.

Nous sommes dans les années 70. Le jeune Olivio et sa mère ont fui la dictature de Salazar après l'assassinat du père du jeune garçon, qui s'opposait au régime en place. Le cœur lourd, la jeune femme fait de gros efforts pour s'intégrer en France, où des amis l'hébergent avec son fils. La solitude lui pesant, elle se lie avec Max, un rapatrié d'Algérie.

Olivio ne trouve pas son compte avec ce beau-père qui ne fait aucun effort pour le mettre à l'aise et qui de surcroît se montre raciste et obtus. Par réaction, Olivio se lie avec Ahmed, un immigré algérien de son âge qui porte en lui une violence qui fascine Olivio tout en lui faisant peur.

Roman d'apprentissage avant tout, ce roman traite également de la difficulté de s'intégrer quand on porte en soi les stigmates de l'exil. Je n'avais jamais lu de romans évoquant la dictature de Salazar, j'ai donc particulièrement apprécié la partie se déroulant au Portugal.

Ce n'est pas mon roman préféré de l'auteure mais "Nous serons des héros" ne m'a pas déçue.

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