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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 00:37

Babel 2011 (Léméac 1978) - 180 pages

Une fois n'est pas coutume, je vous livre la quatrième de couverture :

"Tu commences une histoire au bord du fleuve à Cap-Rouge autour d'un feu scientifique et tu gagnes le large tranquillement comme le marquis de Carabas qui s'avance de plus en plus loin dans la rivière et ton bateau se promène un bout de temps entre Québec et Lévis et à cause d'une grande barge noire avec des lumières aux deux bouts il se met à dériver jusqu'à l'île d'Orléans et plus loin jusqu'à la Côte Nord et la Gaspésie où le fleuve est assez large pour les grosses tempêtes qui donnent le mal de mer et où il y en a qui peuvent se noyer comme le marquis de Carabas qui perd pied tandis que le Chat botté court comme un fou vers le carrosse du roi et tu ne sais plus très bien où ton bateau en est rendu..."

Ce que j'en ai pensé :

A l'occasion de du challenge "Québec en novembre", j'ai sorti ce roman de ma pile à lire, certaine de passer un bon moment, comme toujours avec Jacques Poulin. Hélas, je n'ai pas compris grand chose à cette histoire, que l'on suit au travers des yeux d'un enfant. Il est question d'un petit garçon qui habite une maison sur pilotis près d'un lac. Il raconte ses relations avec ses parents, les voisins et des amis imaginaires. C'est à peu près tout ce que je peux en dire.
 
Il est difficile de distinguer, dans le récit, ce qui est réel de ce qui relève de l'affabulation. La quatrième de couverture donne le ton, j'aurais du me méfier. Comme le livre est court, je me suis accrochée jusqu'à la moitié puis j'ai déclaré forfait, lassée des divagations de Jimmy.
 
Je vais m'empresser de d'oublier ce roman de Jacques Poulin (qui compte parmi ses tous premiers).
 
Si vous souhaitez découvrir l'auteur, je vous conseille plutôt :
La tournée d'automne ou Volkswagen Blues (ou d'autres titres. Jusqu'ici, j'avais tout aimé).

Lecture dans le cadre de Québec en novembre, organisé par Karine etYueyin

Je participe aussi, avec ce titre, au challenge objectif PAL chez Antigone et Anne.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 14:21

Je termine ma présentation des livres du Prix Audiolib 2016 par les deux ouvrages que j'ai abandonnés, pour des raisons différentes.

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonass Jonasson

Audiolib 2016 - lu par Féodor Atkine - 8 h 25
Audiolib 2016 - lu par Féodor Atkine - 8 h 25

Présentation de l'éditeur :

Après trente ans de prison, Johan Andersson, alias Dédé le Meurtrier, est enfin libre. Mais ses vieux démons le rattrapent vite : il s’associe à Per Persson, réceptionniste sans le sou, et à Johanna Kjellander, pasteur défroqué, pour monter une agence de châtiments corporels. Des criminels ont besoin d’un homme de main ? Dédé accourt ! Per et Johanna, eux, amassent les billets. Alors, le jour où Dédé découvre la Bible et renonce à la violence, ses deux acolytes décident de prendre les choses en main et de le détourner du droit chemin… Après son vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, son aanalphabète qui savait compter, c’est à un malfrat repenti que Jonas Jonasson donne une seconde chance.

Mon avis :

Autant le dire tout de suite, cette écoute avait très peu de chance de me plaire. Je suis très difficile en matière de littérature humoristique et j'avais abandonné du même auteur "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire", lassée du côté répétitif des "loufoqueries". Je dois dire par ailleurs que je n'aime pas les auteurs qui exploitent inlassablement le même filon, ce qui est franchement le cas ici.

Sans grande surprise, j'ai donc abandonné très vite cet ouvrage, incapable de m'y intéresser. Après avoir écouté trois fois la première plage, sans parvenir à empêcher mon esprit de vagabonder, j'ai déclaré forfait. De toute évidence, Jonas Jonasson n'est pas un auteur pour moi.

Je précise que le lecteur, Fédéor Atikine, n'y est pour rien. J'avais beaucoup aimé son interprétation d'autres livres audio (le vieux qui lisait des romans d'amour, le quatrième mur...).

Les avis (tous plus que mitigés) de :Sandrine - Enna - A propos de livres - Estelle

Boussole - Mathias Enard

Audiolib 2016 - lu par l'auteur - 18 heures
Audiolib 2016 - lu par l'auteur - 18 heures

Présentation de l'éditeur :

Dans son appartement viennois, Franz Ritter, musicologue épris d’Orient, cherche en vain le sommeil, dérivant entre fièvre et mélancolie, songes et souvenirs qu’habitent les images de l’insaisissable Sarah, spécialiste de l’attraction du Grand Est sur les aventuriers, les savants, les artistes occidentaux. Ainsi se déploie un monde d’orientalistes animés d’un désir de découvertes que l’actualité contemporaine vient gifler. Et l’écho de leur élan brisé résonne dans l’âme des personnages comme il traverse le livre. Roman nocturne, enveloppant et musical, tout en érudition généreuse et humour doux-amer, Boussole est une déclaration d’admiration, une quête de l’autre en soi et une main tendue – comme un pont jeté entre l’Occident et l’Orient, bâti sur l’inventaire amoureux de siècles de fascination et d’influences indélébiles, pour tenter d’apaiser les feux du présent.

Mon avis :

Boussole avait des chances de me plaire. J'ai lu et beaucoup aimé de Mathias Enard "Parlez moi de batailles, de rois et d'éléphants" et "Rue des voleurs". Le thème évoqué, à savoir l'orientalisme, m'intéressait et j'étais curieuse d'en apprendre plus sur le sujet. Malheureusement, en dépit de ma bonne volonté, je ne suis pas parvenue à me concentrer sur cette écoute.

Je pense que le lecteur, qui n'est autre que l'auteur lui même, y est pour beaucoup. Il lit son texte de façon soporifique. Comme c'est un texte ardu, je n'ai pas réussi à passer outre ces problèmes d'intonation et de voix. La perspective de dix-huit d'heures d'écoute dans ces conditions a eu raison de ma motivation Je ne sais pas si la version papier serait parvenue à m'intéresser davantage et je ne le saurai sans doute jamais car cette tentative infructueuse m'a ôté le goût récidiver sous une autre forme.

Sandrine et Enna partagent mon avis.

Je n'ai pas de regrets par rapport à ces deux abandons. Il est normal de ne pas tout aimer quand on lit une sélection pour un Prix.

Deux abandons (livres audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:46
le cherche midi 2015 - 400 pages - traduit de l'anglais (américain) par JY PELLEGRIN
le cherche midi 2015 - 400 pages - traduit de l'anglais (américain) par JY PELLEGRIN

Peter Els est un compositeur de musique à la retraite. Son passe-temps favori est désormais de s'adonner à quelques inoffensives expériences scientifiques dans un laboratoire de fortune. Sa vie tranquille bascule quand une infection bactériologique dans son quartier déclenche une enquête suivie d'une perquisition dans sa maison. Paniqué, alors qu'il n'a rien à se reprocher, il prend la poudre d'escampette. Commence alors pour lui une sorte de parenthèse sociale, qu'il met à profit pour se replonger dans sa passion de toujours, la musique.

"Orféo" aurait dû me plaire, je voulais l'aimer et j'étais décidée à m'accrocher car je savais que c'était un livre difficile. Je parfais confiante car j'aime les romans où la musique tient un rôle important. Hélas, les passages trop techniques sur création musicale ont démoli peu à peu ma motivation et j'ai déclaré forfait à la moitié du livre. L'effort demandé était supérieur au plaisir retiré et je savais que, même en allant au bout, une partie du roman m'échapperait.

Je ne garderai pas un mauvais souvenir de ce livre car j'ai beaucoup apprécié certains passages comme celui qui raconte de façon très émouvante la création et la première représentation du Quatuor pour la fin des temps d’Olivier Messiaen, au stalag VIII A de Görlitz, en 1941. Par ailleurs, le personnage de Peter Els est assez attachant et j'ai pris plaisir à plonger dans ses souvenirs mais cela n'a pas suffi à me donner envie d'aller jusqu'au bout de son aventure.

Un livre à réserver, me semble-t'il aux lecteurs dotés d'une solide culture musicale;

Les avis de Keisha - Sandrine - Papillon

Orféo - Richard Powers

Lu dans le cadre de Masse Critique, de Babelio.

6/6 rentrée littéraire 2015
6/6 rentrée littéraire 2015

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 23:17
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert
Audiolib 2015 (Zulma 2014) - 12 h 36 - lu par Thibault De Montalembert

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Une fois n'est pas coutume, (vous allez comprendre pourquoi), je vous livre la quatrième de couverture :

"Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae. Voilà donc Holmes et l’aristocratique dandy embarqués dans la poursuite du dangereux criminel. Par une mise en abyme jubilatoire, cette poursuite vient s’entrecroiser avec les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Mais la fabrique est bientôt reprise par le fondateur de B@bil Books, une usine de liseuses électroniques…

Cette folle équipée romanesque est aussi une réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale de la gouvernance anonyme qui nous aliène jusque dans nos bonheurs les plus intimes."

Mon humble avis :

Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas compris grand-chose à cette histoire au point qu'il m'est difficile de la résumer. J'ai tenté de m'accrocher jusqu'à la moitié de l'écoute, luttant pour empêcher mon esprit de vagabonder, mais sans succès. Je crois que je n'ai jamais eu d'écoute aussi laborieuse. Je ne vous dirai pas que je n'ai pas réussi à me concentrer de temps en temps mais à la moindre digression, mon esprit s'échappait pour voguer vers d'autres aventures.

En échangeant avec d'autres blogueuses qui participent à ce prix, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule dans ce cas, ce qui m'a un peu consolée. C'est très perturbant d'être hermétique à un texte à ce point. Par curiosité, j'ai écouté les deux derniers chapitres, qui m'ont éclairée sur le lien entre les deux histoires du livre à savoir une enquête autour de la perte d'un diamant et l'histoire d'une fabrique de cigares où on lit à voix haute, aux ouvriers, des œuvres littéraires. Cette deuxième histoire aurait pu me captiver mais quand je commençais à me concentrer sur cette histoire, il était temps de passer à la seconde.

J'ai tout de même réussi à rire un peu durant mon écoute, ceux qui ont lu le livre me comprendront, il s'agit des moments où Madame Dieumerci tente de trouver des solutions à l'impuissance de son mari. Vous allez me dire : mais quel est le lien entre l'histoire de ce couple et les deux autres histoires ? On ne le saisi qu'à la fin du roman...

Je tiens à préciser que le lecteur Thibault De Montalembert n'y ait pour rien, sa prestation est parfaite, comme d'habitude.

Mon billet est un peu décousu ? Oui, sans doute, mais bien moins que ma lecture, je vous assure !

L'avis de Papillon sur la version papier qui me fait rager de ne pas avoir pu entrer dans ce livre :

"Un roman brillantissime et vertigineux que se doit de lire tout amoureux des livres".

Keisha a beaucoup aimé aussi la version papier

Lu dans le cadre du prix audiolib 2015
Lu dans le cadre du prix audiolib 2015

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Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)
Challenge rentrée littéraire 2014 (18ème)

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:49

Parlez-moi d'amour de Raymond Carver

Editions Points (editions de l'Olivier) - Traduit de l'anglais (USA) par Gabrielle Rollin - 184 pages

Quelques mots sur un recueil de nouvelles que j'ai laissé tomber en cours de route. Des personnages en perdition, qui boivent et se laissent aller à la dérive, voilà ce que je retiens de cette lecture. Une semaine après avoir fermé définitivement le livre, je ne me souviens précisément d'aucun personnage, d'aucune histoire. 

Autre raison de mon abandon, la construction des nouvelles. Pas de chute, comme habituellement dans ce genre littéraire, mais des fins ouvertes et énigmatiques (et que je n'ai pas comprises, la plupart du temps).

Sur la quatrième de couverture, Raymond Carver (1938-1988) est présenté comme le "Tchékhov américain". Voilà qui ne m'a pas donné envie d'aller à la rencontre de l'oeuvre de Tchékhov...

Je crois bien qu'entre Raymond et moi, c'est déjà fini...

Valérie (avec qui je partage cette lecture commune) n'est pas plus emballée que moi...

 

moisamericain

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:24

La première chose qu'on regarde, de Grégoire Delacourt, lu par Marc Weiss

Lu par Marc Weiss 4 h 48

L'histoire est celle d'Arthur Dreffus, garagiste et amateur de gros seins, qui fantasme sur la plastique avantageuse de Scarlett Johansson. Il croit rêver quand, un dimanche matin, il découvre l'actrice, en chair et en os, derrière sa porte. Déprimée, au bout du rouleau, Scarlett cherche un endroit ou se réfugier. Elle s'installe quelques jours chez Arthur qui s'est empressé de l'inviter. Cette rencontre miraculeuse réserve à Arthur quelques surprises et retournements de situation...

Si je n'avais pas convenu avec Enna d'une lecture commune, j'aurais abandonné cette écoute en cours de route. J'ai trouvé les personnages grotesques, impossible de m'y attacher. L'histoire, qui, au début, s'apparente à une farce, vire au tragique sans qu'on sache sur quel pied danser. J'ai fini mon écoute d'une oreille distraite, peu captivée et agacée. J'avais beaucoup aimé "l'écrivain de la famille" et "la liste de mes envies" mais cette fois, Grégoire, vous m'avez laissée au bord de la route.

Les billets d' Enna et Cathulu

écoute commune

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 23:20

   

    Gallimard 2007 - traduit de l'allemand par Bernard Lortholary - 382 pages

Le narrateur nous raconte tout d'abord les vacances qu'il passait, enfant, chez ses parents-parents paternels, en Suisse. Ces derniers, pour compléter leurs revenus de retraités, travaillaient comme relecteurs pour une maison d'édition qui éditait des ouvrages populaires. Le jeune garçon avait interdiction de lire ces ouvrages mais en lisait toutefois des extraits, au dos des feuilles de brouillon que lui donnaient ses grands parents. L'une de ces histoires éveillait en lui une sensation de déjà vu ou entendu : l'histoire d'un homme qui revient de la guerre après avoir été fait prisonnier... 

Devenu adulte, il peine à construire sa vie, le flou concernant ses origines ne cesse de le tourmenter. Par hasard, en déménageant, il retrouve dans ses papiers, le fragment d'histoire qui l'avait marqué enfant. Commence alors pour lui une longue quête qui le mènera vers son père, dont il découvrira le passé peu glorieux. 

De l'auteur, j'avais eu un coup de coeur, il y a quelques années pour "le liseur". Je savais que "le retour" avait eu moins de succès auprès des lecteurs mais j'espérais y retrouver un peu de l'émotion et de la réflexion qu'avait suscité en moi "le liseur". Hélas, cela n'a pas été le cas. Bien qu'il soit question de nouveau de l'histoire allemande et du poids qu'elle représente pour les allemands, je n'ai pas trouvé au récit la même puissance et le même intérêt que dans "le liseur". Je me suis ennuyée dans le parallèle fait par le narrateur entre l'histoire du père et le retour d'Ulysse. La partie du livre que j'ai préférée est la dernière partie, que je ne dévoilerai pas pour le cas où vous souhaiteriez découvrir ce livre. Ce regain d'intérêt pour l'histoire vers la fin du roman n'a pas suffit à "sauver" ma lecture.

Dommage...

Une lecture comune avec Valérie, dont il me tarde de découvrir le ressenti.... 

  pal1

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 00:03
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     Audiolib - novembre 2012 - 16 heures 30 d'écoute
 
Depuis sa sortie, j'ai lu plusieurs avis de blogueuses et écouté plusieurs émissions de radios qui évoquaient le premier opus de cette trilogie un peu spéciale et dont les ventes cartonnent. Doutant fort, d'après les différents avis, que cette histoire puisse me plaire mais curieuse toutefois de me faire ma propre opinion, je n'ai pas hésité quand Stéphie a organisé un concours permettant de gagner un exemplaire du livre. Et comme j'ai eu de la chance, j'ai reçu "Cinquante nuances de Grey" à maison... 
L'histoire peut se résumer ainsi : une jeune fille vierge, un peu cruche, tombe amoureuse du beau et riche Christian Grey, qui a tout pour plaire, en apparence (jusqu'ici, c'est du harlequin). La jeune Anastasia tombe follement amoureuse mais ne tarde pas à comprendre qu'il a des pratiques sexuelles "particulières". Pour ne pas renoncer à son beau Christian, elle accepte de se soumettre à ses exigences. Monsieur Grey est un excellent amant et la jeune fille est très réceptive. Mais les exigences vont crescendo...
La première difficulté pour moi a été de m'identifier à cette jeune demoiselle qui a l'âge d'être ma fille (j'ose espérer que les miennes ne sont pas si naïves - j'en suis même certaine). Deuxième difficulté, je n'ai pas aimé Christian Grey. Ce jeune homme de 27 ans, suffisant et autoritaire n'a aucun humour pour compenser ses vilains défauts (je ne ne parle pas ici de ses tendances sado-maso mais de son sale caractère). Pour ce qui est des relations "dominant-soumise" décrites ici, il faut préciser qu'elles dépassent largement le cadre du jeu sexuel. Christian veut tout contrôler chez Anastasia y compris sa nourriture, son sommeil, ses fréquentations.... A 22 ans, on peut tomber dans le piège, à mon âge, on part en courant ! 
Heureusement pour elle, Anastasia tire les enseignements de ses premières expériences "cuisantes" (mais qui l'ont troublée, elle ne s'en cache pas) et prend un peu de recul. Tout en continuant à aimer follement Christian Grey, elle prend conscience qu'elle a affaire à un malade qui, tout en l'aimant certainement, l'utilise comme "médicament" pour extérioriser sa violence. Elle tente de lui tenir tête (ce qui ne déplaît pas au monsieur) et surtout tente de comprendre pourquoi il n'accepte aucune tendresse de sa part (oh, ça, il n'aime pas).  A ce stade de la lecture, je suis rassurée pour Anastasia. Ouf, elle a cessé de subir ! 
Je me rends compte que je n'ai pas encore parlé de l'écriture et pourtant c'est LE gros point noir du livre. Le vocabulaire utilisé pour évoquer les ébats amoureux est plat et sans saveur, souvent grotesque.  Anastasia (brillante étudiante en lettres), s'exprime comme un charretier, ponctuant bon nombre de ses phrases de "putain" ou "bordel de merde", ce qui n'est pas cohérent avec l'image de la jeune fille prude et bien élevée qu'on nous a présenté. Les passages croustillants (il y en a tout de même quelques uns ) sont plus ou moins gâchés par l'écriture et le choix du vocabulaire. J'en ai parfois pouffé de rire (ruinant la tension érotique recherchée par l'auteur). Des extraits : ici (c'est parlant).
 
Je ne suis pas une spécialiste de la littérature érotique, je n'en lis quasiment jamais, mais j'imagine qu'il y a mieux dans le genre, plus suggestif et mieux écrit. J'ai entendu dire que ce livre était parfois classé, en librairie, dans le rayon ados. Au secours ! Cette histoire  n'est absolument pas destinée à un public d'adolescents, même si aucune scène SM n'est insoutenable (il y en a d'ailleurs très peu). On est loin de la réalité des premières expériences amoureuses !
 
Lirai-je la suite ? Je ne pense pas. L'idéal serait que je trouve un bon résumé qui me permette de suivre l'évolution des personnages, sans me farcir les 1000 pages qui s'annoncent. Je n'en reviens pas de la longueur de ce billet (moi qui aime faire court). Pas de doute, la principale caractéristique de ce roman est de faire couler de l'encre !
 
Quelques avis de blogueuses : Theoma - Laure - Nouquette (j'adore son billet)
 
 
Pour finir avec une note d'humour, je vous propose la lecture d'un extrait par Roselyne Bachelot (inattendu et très drôle). C'est à 3 mn 50...
 
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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 23:21

 

                                            null                                                                     Le cherche Midi 2012 - 264 pages

 

Il est question d'un héritage qui tombe du ciel, d'une colocation du troisième âge qui fonctionne harmonieusement, d'un vendeur de chaussures-transformiste qui retrouve son père et d'une virée en Normandie avec tout ce petit monde... 

Mon résumé fait deux lignes, mon avis m'en fera pas plus. Et pour cause : j'ai lu ce livre en diagonale, je l'avoue, ne parvenant pas à trouver grand intérêt à cette histoire d'héritage.

Une histoire rocambolesque et gentillette, une écriture banale, des dialogues un peu creux. Voilà en résumé ma perception de ce roman.

Mais je n'ai peut-être pas su l'apprécier à sa juste valeur car L'irrégulière et Littérature et français sont bien plus enthousiastes que moi ! Sharon, en revanche, partage mon avis

Prix des lectrices de Confidentielle 12/14

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 23:22

                                                              Don Quichotte - 248 pages - janvier 2012

 

Le narrateur est un enfant, Simon, neuf ans. Il vit avec son papa la plupart du temps car sa maman est souvent en déplacement au pays des kangourous. Ses parents ne s'entendent plus très bien et sa mère espace de plus en plus ses visites.

Cette fois, elle exagère, prolongeant indéfiniment son voyage au point que le papa de Simon finit par sombrer dans la dépression et se fait hospitaliser. Commence alors une nouvelle vie pour le petit garçon, toujours sans maman, avec son imagination pour lui tenir compagnie...

J'avais un à-priori positif sur ce livre (la couverture, la 4ème de couverture...) mais hélas je me suis ennuyée durant une bonne moitié du roman (la partie centrale) et j'ai sauté pas mal de pages. Un personnage énigmatique, une petite fille, intervient régulièrement dans le récit. Elle a aiguisé un peu ma curiosité mais pas suffisamment pour me tenir en haleine.

Dommage...

 

Prix "confidentielles" 6/14

Les avis de :  Laure - Géraldine (plus positives que moi)

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