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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 23:18

431 pages - Calmann Levy août 2019

L'histoire est celle d'un jeune garçon né à Tunis, dont le destin bascule le jour où son père se fait lyncher sous ses yeux, victime d'une émeute visant la communauté juive dont il fait partie. Le jeune Darius, traumatisé, gardera comme séquelles une boiterie et un mutisme dont il ne guérira jamais. Sa mère, s'investissant corps et âme dans l'éducation de son fils, vise pour lui une destinée hors du commun alors que le jeune garçon ne semble jouir d'aucun talent particulier, du moins jusqu'à ce qu'il découvre la musique. Sa passion pour le jazz sera le fil rouge de sa vie.

De Tunis à New York en passant par la Sicile, Darius mise tout sur sa passion. Il a tourné le dos aux études et à la possibilité d’exercer un des métiers auxquels sa mère songeait pour lui.  Arrivé à New York où il s'imagine vivre de sa musique, la déception est de taille pour le jeune homme. Sa peau blanche est un obstacle pour trouver une place dans un orchestre de jazz. On sait pourtant qu'il y parviendra car la première scène du livre s'ouvre sur son dernier concert. 

Voilà quelques semaines que j'ai lu ce roman, sans trouver l'envie de rédiger mon billet. "Ou bat le coeur du monde" jouit de très bonnes critiques. J'ai même lu que certains lui trouvaient un petit air de "la promesse de l'aube", le chef-d'oeuvre de Romain Gary. Je pensais le dévorer mais cela n'a pas été le cas, d'où ma déception. Si le  premier quart m'a paru très prometteur, j'ai trouvé le temps long par la suite, ne parvenant plus à me passionner pour le destin de Darius et de sa mère, peu crédibles à mes yeux. Quand la mère de Darius entre dans une banque comme femme de ménage et accède au poste de directrice au bout de quelques années,  j'ai du mal à y croire. J'ai trouvé par ailleurs que la période des Etats Unis était assez artificielle. Tous ces grands musiciens qui surgissent dans l'histoire comme par magie : Charlie Parker, Billie Holiday, Miles Davis... Surprenant ! Je dois dire pour finir que le jazz n'est pas un genre musical auquel je suis sensible, ce qui ne m'a pas aidée à relever les points positifs du roman qui en a pourtant, objectivement. Le contexte historique est intéressant et l'ouvrage très documenté sur le volet musical .

Je suis suis malheureusement restée en retrait de cette fresque romanesque. A conseiller plutôt aux amateurs de jazz.

L'avis de Jostein, plus enthousiaste que moi

6/6

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 23:22

Audiolib 2019 (Albin Michel 2018) - Lu par Julien Defaye

Autant le dire tout de suite, mon écoute de ce roman a été laborieuse. Je partais confiante après avoir beaucoup aimé "trois mille chevaux vapeurs" du même auteur mais les deux ouvrages ne sont pas, selon moi, de qualité égale.

L'histoire, avec pour cadre l'exposition universelle de Paris en 1900, aurait pu m'intéresser. Le personnage central du roman, une jeune journaliste tout juste débarquée en France après avoir vécu dans les plaines du Névada, avait tout pour me plaire également. Aileen Bowman est une féministe avant l'heure qui porte des pantalons, vit sa bi-sexualité sans complexes et cultive son originalité. Cette célibataire de trente-cinq ans ne manque pas de piquant.

Alors pourquoi suis-je rester en dehors de l'histoire, ré-écoutant plusieurs fois les mêmes passages, oubliant les noms des personnages et les confondant ? Il y a plusieurs raisons. La première est que des personnages, justement, il y en a de trop ! Parfois fictifs, parfois réels, j'avoue ne pas avoir toujours fait la différence (en dehors de noms très connus comme celui de Monsieur Diesel). L'ouvrage est aussi un peu trop didactique  à mon goût (bien que l'auteur ne s'en défende dans l'entretien proposé à la fin de l'ouvrage). 

carte postale représentant la porte monumentale de l'exposition

La dernière partie du roman m'a davantage captivée mais pas suffisamment pour me faire changer d'avis sur le roman. L'histoire prend soudainement une tournure inattendue. Nous quittons Paris et la multitude de personnages secondaires qu'on y croisait pour nous concentrer sur la jeune journaliste et une autre femme, qu'elle va prendre sous son aile et qui aura désormais une place toute particulière à ses côtés. 

Un avis global assez mitigé.

 

Lu dans le cadre du Prix audiolib 2019

Et dans le cadre du challenge "Écoutons un livre"

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 00:43

Juliard 2019 - 192 pages

"Mon bébé ne réclame jamais. Mon bébé ne dit rien. Mon bébé dort toute la journée, épuisé par ce monde trop grand pour lui, trop sonore, trop tranchant. Jamais il ne pleure, même pas besoin de tétine, n’est-il pas parfait ce bébé-là ?"

Quand j'ai trouvé ce roman dans un vide-grenier, je n'ai pas hésité. Il me semblait me rappeler que les avis était bons et la couverture me donnait vraiment envie de m'y plonger. Je me demande si je n'aurais pas dû en choisir un autre...

L'histoire est celle d'un couple confronté à la naissance prématurée de leur premier enfant. Le choc est grand pour ces jeunes parents qui n'avaient pas imaginé un tel scénario et se trouvent pris au dépourvu. Ils n'avaient même pas choisi de prénoms. Dans leur chemin de croix (c'est ainsi que j'ai ressenti leur parcours), ils sont bien seuls, incompris de tous. La maman, qui ne parvient pas d'emblée à éprouver de sentiments pour son enfant, est démunie. Dépourvue d'instinct maternel, du moins pendant les premiers mois, elle sombre peu à peu dans une sorte de dépression.

J'ai compris l'inquiétude et la déception de ce ces parents mais curieusement (j'en suis un peu honteuse), je n'ai pas réussi à éprouver d'empathie pour eux. J'ai eu du mal à partager leur détresse et je suis restée au bord du récit, en dehors de leur malheur. Le récit est froid et assez clinique, surtout dans la première partie. Peut-être est-ce pour cela qu'il n'a pas réussi à me toucher autant que je l'aurais imaginé ?

Le livre parlera peut-être plus à des parents qui ont vécu une situation similaire ou à des mères qui d'emblée n'ont pas ressenti d'amour pour leur bébé et se retrouveront dans le personnage de la maman.

Un avis mitigé.

D'autres avis :

Leiloona a beaucoup aimé ce livre -

Laure se rapproche plus de mon ressenti

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 23:50

Audiolib 2018 - 10 h 58 - Traduit pas C. Berg - Lu par Odile Cohen

L'histoire commence par la découverte des restes d'un homme dans la panse d'un ours. Nous sommes en pleine forêt de la Laponie suédoise. Même s'il est rare qu'un ours s'attaque à un homme, cette mort est considérée comme accidentelle . Elle deviendra suspecte quand, plusieurs mois plus tard, le rapprochement sera fait entre plusieurs morts violentes d'une même famille. La dernière en date étant la mort d'une femme à coups de fourche. 

Le procureur qui prend en main l'affaire à ses débuts s'appelle Rebecka Martinsson. Elle est très perspicace mais se fait voler l'affaire par un collègue qui flaire un retentissement médiatique dont il pourrait tirer profit. Nettement moins futé que sa collègue, il massacre l'enquête. Rebecka, qui n'a pas dit son dernier mot, continue à s'intéresser à l'affaire clandestinement, avec l'accord tacite de ses collègues de la police. Comme vous pouvez l'imaginer, c'est Rebecka qui dénouera l'affaire...

Le roman se déroule sur deux époques. Nous suivons alternativement l'enquête en cours et l'histoire d'Elena, dans les années 1914. Cette dernière, institutrice, va tomber amoureuse d'un riche industriel et maire de la ville où elle enseigne. Ce retour-arrière est l'occasion pour l'auteur de nous présenter la vie économique et sociale de l'époque. 

Je ne suis pas une grande adepte de polars, je suis même extrêmement difficile en la matière. "En sacrifice à Moloch" ne fera pas partie de ceux qui me resteront en mémoire. Je me suis ennuyée durant la première partie du roman, que j'ai trouvée assez lente au niveau du déroulement de l'intrigue. La deuxième partie m'a davantage tenue en haleine. Le deuxième reproche que j'aurai à formuler concerne les personnages, que j'ai trouvés assez caricaturaux. 

Pour ce qui est de version audio, j'ai été un peu déçue par la lectrice. Je connaissais la voix d'Odile Cohen que j'avais appréciée dans "la liste de mes envies" et dans "les apparences".J'ai aimé l'interprétation de la partie actuelle mais beaucoup moins celle se déroulant au siècle dernier. Odile Cohen adopte un ton un peu "nunuche" quand il est question de l'histoire de l'institutrice, j'aurais aimé plus de sobriété dans l'interprétation.

Je suis sans doute un peu sévère avec ce roman. Mes co-jurés le sont nettement moins. Allez-donc lire les avis de Sandrine et Enna, avec lesquelles je partage une lecture commune aujourd’hui-même.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2018

 

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 23:58

Glénat -  192 pages - septembre 2017

Lubin est un jeune artiste d'une vingtaine d'années plutôt bien dans sa peau jusqu'au jour où il chute sur la tête lors d'une acrobatie. Il se relève mais constate de curieux troubles les jours suivants. En effet, il n'est désormais lui-même qu'un jour sur deux. Très perturbé par la situation (pas étonnant !), il cherche à comprendre ce qu'il advient de son corps quand il n'est pas "présent". ll découvre qu'une autre personnalité habite son enveloppe charnelle. Il essaye de communiquer avec cet "autre lui" via une caméra. Il y parvient mais tous deux ne s'entendent pas et finissent par se fâcher. Leur cohabitation est très scabreuse. Ils ont tous deux une petite amie, par exemple (vous imaginez la situation...). Malheureusement pour Lubin, "l'autre" prend le dessus et finit par être présent deux jours sur trois et plus on avance dans le temps plus Lubin s'efface... 

La lecture est fluide, j'ai été prise par l'histoire immédiatement et j'ai parcouru cette BD sans déplaisir bien que le graphisme, assez simple, ne m'ait pas emballée outre mesure. Je ne peux  pas dire que je sois sortie vraiment enthousiaste de cette aventure. J'ai choisi ce livre dans la sélection proposée par Price Minister en me fiant aux bonnes critiques lues ici ou là. Le mot "fantastique", cité sur la quatrième de couverture, aurait dû m'alerter. Ce n'est pas un genre que j'affectionne. 

Si l'ouvrage peut être considéré comme fantastique, Il existe plusieurs niveaux de lecture. Il se pourrait que le jeune homme soit atteint de schizophrénie. On peut aussi voir dans cette dualité une sorte de lutte entre deux facettes d'une même personnalité. A vrai dire, je ne sais pas vraiment où a voulu nous conduire l'auteur. Je suis peut-être passée à côté de quelque chose. Reste une belle histoire d'amour qui traverse les années et n'a pas souffert de la monotonie du quotidien. C'est ce qui m'a le plus touchée dans l'histoire, avec l'idée qu'il faut profiter du moment présent.

Je ne suis pas totalement convaincue (mais je fais bande à part, il y a beaucoup de très bons avis sur cette BD). Je remercie Price Minister

Note : 13/20

Je profite de l'occasion pour participer à la BD de la semaine, cette semaine chez Moka

 

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 00:25

Ecoutez lire (Gallimard) - 2012 - 6 h 50 - Lu par l'auteur

Quand le blogoclub a choisi de mettre ce titre à l'honneur, je me suis réjouie car il m'attendait depuis un moment dans ma Pile à Ecouter. J'étais par ailleurs curieuse de découvrir ce texte qui a obtenu le Prix Médicis Essai en 2011 et dont on avait beaucoup parlé à l'époque. 

Sylvain Tesson nous raconte les six mois qu'il a passé seul, en pleine forêt de Sibérie, au bord de lac Baikal. Quand je dis seul, ce n'est pas tout à fait vrai car il avait deux chiens pour lui tenir compagnie. Il a également reçu de la visite durant ces six mois et s'est rendu chez des "voisins" (à 5 jours de marche tout de même). Pour se divertir, il a pu compter sur une soixantaine de livres de genres différents et d'une provision de vodka. Il évoque un peu ses lectures mais raconte plus volontiers ses marches dans la forêt, ses parties de pêches et les diverses rencontres. Cette vie simple et sans artifice le rend plutôt heureux. Le seul moment difficile qu'il relate est l'annonce par sa compagne de sa décision de le quitter.

Je n'ai pas écouté ce texte à un moment où j'avais l'esprit libre. Le manque d'action et la monotonie des journées de de l'ermite ne m'ont pas aidée à fixer mon attention. Je sors de cette écoute avec un sentiment mitigé. Je me suis souvent ennuyée et je n'ai pas trouvé les réflexions de Tesson aussi passionnantes que je l'imaginais. Ses remarques sur la société de consommation sont assez au final convenues et ne m'ont pas apporté grand chose.

Le texte est plutôt bien lu par l'auteur lui-même.

Une rencontre un peu ratée. Dommage.

 

Lu dans le cadre du Blogoclub. 

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 22:45

Buchet Chastel - octobre 2017 - 187 pages

Voici un extrait de la quatrième de couverture : "Six nouvelles. Elles parlent de l'inaccessible, de ce qui dans l'autre ne nous appartient pas mais qui parfois, s'invite dans notre histoire, pour le meilleur ou pour le pire". Si le début de la phrase résume bien ce recueil, je ne suis pas tout à fait d'accord avec la dernière partie de l'extrait. Je n'ai pas vu de meilleur dans la tournure que prennent ces histoires mais du pire, sans nul doute. Quand les nouvelles ne se terminent pas par un drame, l'auteur nous propose une chute énigmatique qui chaque fois m'a laissée sur ma faim.

Le hasard fait que je viens d'enchaîner deux recueils de nouvelles. Le premier, "Fendre l'armure", d'Anna Gavalda, m'a vraiment réconciliée avec ce genre littéraire. Je ne peux hélas pas en dire autant de "L'inaccessible". Si je reconnais à l'auteur une qualité de plume, je n'ai pas été emballée par les histoires qu'il nous propose. Quand je lis une nouvelle, j'aime être embarquée dès les premières lignes. Cela n'a pas été le cas avec les nouvelles de Charles Gancel.  Il m'a fallu attendre d'être à la moitié de chaque histoire avant de ressentir l'envie de lire la suite. Je n'ai pas non plus trouvé les chutes très exaltantes.

L'histoire j'ai préférée (sans que ce soit un coup de coeur) est la dernière "Un jour à Manhattan", pour le plaisir de retrouver New York. 

Un avis mitigé sur ces nouvelles.

Je remercie BUCHET-CHASTEL et BABELIO

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 23:40

Fluide Glacial - 2017 - 71 pages

Dans cet album autobiographique, l'auteur, en mal d'inspiration, nous raconte ses vacances. Un peu fauché sur les bords, divorcé avec deux enfants à occuper, le narrateur se retrouve chez une tante, au milieu d'une forêt, en Corrèze. Entre la pluie, le cahier de vacances et les réseaux sociaux qu'il n'arrive pas à quitter, Salch ne nous vend pas du rêve. Après la Corrèze, c'est dans le Loir et Cher qu'il nous emmène et pour finir près d'un marais où il dessine, entre autres, un ragondin. En dehors du thème des vacances, nous avons le droit à sa vie quotidienne en banlieue. J'ai conscience d'être un peu réductrice dans ce résumé mais c'est ce que j'ai retenu de la BD.

Je ne sais pas quelle mouche m'a piquée quand j'ai coché ce livre dans la liste du dernier "Masse critique" de Babelio. Le dessin n'avait rien pour me plaire et le texte pas beaucoup plus. Si j'ai ri, au début, des mésaventures de ce père divorcé "Inconséquent, branleur, angoissé et rongé par la culpabilité", je me suis vite lassée de ses mésaventures et au final je suis restée sur ma faim. Le narrateur est sans doute trop loin de mon univers et ses vacances pourries, pour être sincère, ne m'ont pas passionnée. Ce dessinateur anti-conformiste, anti-patrons, anti-jolis dessins et un peu looser trouvera son public, je n'en doute pas, mais je ne suis pas sa cible, j'aurais dû m'en douter. 

 

un petit aperçu du style...

un petit aperçu du style...

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" organisée par Babelio

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:08

Folio - traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch - 440 pages (publié en 2005)

La narratrice s'appelle Kathy H. Elle nous annonce, dès les premières lignes, qu'elle est, accompagnante de "donneurs", depuis onze ans. Pour que nous comprenions son histoire, la jeune femme remonte à l'époque où elle était pensionnaire dans un établissement anglais. Deux de ses compagnons, Ruth et Tommy, comptent beaucoup elle. Nous aurons l'occasion de les retrouver plus tard.

Dans un lieu d'apparence idyllique, les élèves étaient éduqués dans un but bien précis que nous devinons dès le départ, sans en connaître les tenants et les aboutissants. Nous constatons que l'histoire est ancrée dans l'époque contemporaine mais nous sommes plongés dans une sorte de monde parallèle. Je n'ai pas été surprise d'apprendre que l'auteur était originaire du pays du soleil levant. On retrouve un peu l'ambiance des romans japonais.

Si j'ai déploré des longueurs, je n'ai pas eu envie d'abandonner les personnages, assez curieuse de découvrir le sort que leur réservait l'auteur. D'une certaine façon, je crois que Kazuo Ishiguro est parvenu à m'ensorceler. Pour autant, je ne vous dirai pas que j'ai aimé cette oeuvre, au final très dérangeante. Sans déflorer l'histoire, je peux vous dire qu'il est question du conditionnement de l'enfant, du don de soi, du sens de la vie.

Un roman assez déroutant.

Je possède le DVD de l'adaptation cinématographique, je me demande si mon ressenti sera le même.

 

 

 

 

 

Lu pour le mois anglais - et livre sorti de ma PAL pour l'occasion

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 12:11

Gallimard - 144 pages - Traduit de l'anglais par Marie-Odile Fortier-Masek

Une fois n'est pas coutume, voici la quatrième de couverture :

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.

Mon avis :

La couverture est très attirante et le résumé tout aussi alléchant mais malheureusement, le texte ne tient pas ses promesses. La quatrième de couverture annonce que la journée du 30 mars 1924 changera le cours de la vie de Jane mais je n'ai pas vraiment compris pourquoi. Il se passe quelque chose d'important pour la jeune bonne, certes, mais je ne vois pas en quoi cet événement, précisément, a pu susciter sa vocation (ou alors, j'ai raté quelque chose).

Je suis donc restée sur ma faim, attendant des explications ou un développement qui ne viendra pas. En étant objective, le contexte historique (l'entre deux-guerres et la fin de l'aristocratie) est plutôt bien dépeint. L'évolution de la jeune femme et son émancipation sont intéressantes mais trop peu développées par l'auteur, qui concentre l'histoire sur une seule journée ou presque.

Au final,  j'ai refermé le roman frustrée et déçue. Dommage.

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