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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 23:40

Fluide Glacial - 2017 - 71 pages

Dans cet album autobiographique, l'auteur, en mal d'inspiration, nous raconte ses vacances. Un peu fauché sur les bords, divorcé avec deux enfants à occuper, le narrateur se retrouve chez une tante, au milieu d'une forêt, en Corrèze. Entre la pluie, le cahier de vacances et les réseaux sociaux qu'il n'arrive pas à quitter, Salch ne nous vend pas du rêve. Après la Corrèze, c'est dans le Loir et Cher qu'il nous emmène et pour finir près d'un marais où il dessine, entre autres, un ragondin. En dehors du thème des vacances, nous avons le droit à sa vie quotidienne en banlieue. J'ai conscience d'être un peu réductrice dans ce résumé mais c'est ce que j'ai retenu de la BD.

Je ne sais pas quelle mouche m'a piquée quand j'ai coché ce livre dans la liste du dernier "Masse critique" de Babelio. Le dessin n'avait rien pour me plaire et le texte pas beaucoup plus. Si j'ai ri, au début, des mésaventures de ce père divorcé "Inconséquent, branleur, angoissé et rongé par la culpabilité", je me suis vite lassée de ses mésaventures et au final je suis restée sur ma faim. Le narrateur est sans doute trop loin de mon univers et ses vacances pourries, pour être sincère, ne m'ont pas passionnée. Ce dessinateur anti-conformiste, anti-patrons, anti-jolis dessins et un peu looser trouvera son public, je n'en doute pas, mais je ne suis pas sa cible, j'aurais dû m'en douter. 

 

un petit aperçu du style...

un petit aperçu du style...

Lu dans le cadre d'une opération "Masse Critique" organisée par Babelio

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:08

Folio - traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch - 440 pages (publié en 2005)

La narratrice s'appelle Kathy H. Elle nous annonce, dès les premières lignes, qu'elle est, accompagnante de "donneurs", depuis onze ans. Pour que nous comprenions son histoire, la jeune femme remonte à l'époque où elle était pensionnaire dans un établissement anglais. Deux de ses compagnons, Ruth et Tommy, comptent beaucoup elle. Nous aurons l'occasion de les retrouver plus tard.

Dans un lieu d'apparence idyllique, les élèves étaient éduqués dans un but bien précis que nous devinons dès le départ, sans en connaître les tenants et les aboutissants. Nous constatons que l'histoire est ancrée dans l'époque contemporaine mais nous sommes plongés dans une sorte de monde parallèle. Je n'ai pas été surprise d'apprendre que l'auteur était originaire du pays du soleil levant. On retrouve un peu l'ambiance des romans japonais.

Si j'ai déploré des longueurs, je n'ai pas eu envie d'abandonner les personnages, assez curieuse de découvrir le sort que leur réservait l'auteur. D'une certaine façon, je crois que Kazuo Ishiguro est parvenu à m'ensorceler. Pour autant, je ne vous dirai pas que j'ai aimé cette oeuvre, au final très dérangeante. Sans déflorer l'histoire, je peux vous dire qu'il est question du conditionnement de l'enfant, du don de soi, du sens de la vie.

Un roman assez déroutant.

Je possède le DVD de l'adaptation cinématographique, je me demande si mon ressenti sera le même.

 

 

 

 

 

Lu pour le mois anglais - et livre sorti de ma PAL pour l'occasion

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 12:11

Gallimard - 144 pages - Traduit de l'anglais par Marie-Odile Fortier-Masek

Une fois n'est pas coutume, voici la quatrième de couverture :

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.

Mon avis :

La couverture est très attirante et le résumé tout aussi alléchant mais malheureusement, le texte ne tient pas ses promesses. La quatrième de couverture annonce que la journée du 30 mars 1924 changera le cours de la vie de Jane mais je n'ai pas vraiment compris pourquoi. Il se passe quelque chose d'important pour la jeune bonne, certes, mais je ne vois pas en quoi cet événement, précisément, a pu susciter sa vocation (ou alors, j'ai raté quelque chose).

Je suis donc restée sur ma faim, attendant des explications ou un développement qui ne viendra pas. En étant objective, le contexte historique (l'entre deux-guerres et la fin de l'aristocratie) est plutôt bien dépeint. L'évolution de la jeune femme et son émancipation sont intéressantes mais trop peu développées par l'auteur, qui concentre l'histoire sur une seule journée ou presque.

Au final,  j'ai refermé le roman frustrée et déçue. Dommage.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 23:49
Audiolib 2016 - écrit en 1931 - Lu par Thibault de Montalembert -
Audiolib 2016 - écrit en 1931 - Lu par Thibault de Montalembert -

J'ai lu ce livre en version papier en 2013, à l'occasion d'une lecture commune du blogoclub. Cette lecture étant récente, je me suis contentée d'extraits de la version audio.

Un petit résumé de l'histoire :

Nous sommes dans l'an 632 de "Notre Ford", à Londres. Les sociétés anciennes (les nôtres) ont disparu. A la place, existe désormais une société dans laquelle les êtres humains ne se reproduisent plus de façon sexuée mais dans des flacons. Une fois sortis du laboratoire, ces humains sont élevés en communauté et conditionnés à devenir ce que l'on attend d'eux. La finalité de cette société est de ne frustrer personne mais il s'agit d'un bonheur chimique et artificiel. Les derniers humains, tels que nous les connaissons, sont parqués dans des réserves et considérés comme des sauvages. Un jour, l'un de ces "sauvages" quitte sa réserve pour rejoindre la population "normale". Ses aventures (ou plutôt ses mésaventures) nous sont livrées...

Mon ressenti sur le texte :

La première moitié, très scientifique, ne m'a pas franchement passionnée. Mon intérêt s'est un peu éveillé quand le "sauvage" a rejoint la population "normale" mais cela n'a pas suffit à me faire aimer ce livre. Je lui reconnais toutefois des qualités d'anticipation. L'auteur y prédit avec justesse les dérives de notre société et notamment la recherche du bonheur à tout prix, le culte du corps et celui de la jeunesse.

Mon ressenti sur la version audio.

J'ai eu l'occasion d'écouter plusieurs ouvrages lus par Thibault de Montalembert parmi lesquels "Canada", "Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants" et "La Vérité sur l’affaire Harry Québert". Chaque fois, j'ai adoré son interprétation. "Le meilleur des mondes" ne fait pas exception à la règle. Celui qui aime la science-fiction et les livres audio ne sera pas déçu. La première condition m'a manqué...

D'autres avis parmi les membres du Jury : Sandrine, Leiloona, Saxaoul, Meuraïe, Estellecalim, Enna

Le meilleur des mondes - Aldous Huxley

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016​

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 23:50
Traduit de l'anglais par Stéphane Roques - Les escales - 457pages
Traduit de l'anglais par Stéphane Roques - Les escales - 457pages

Quand commence ce roman, Eva est une jeune étudiante de Cambridge. Nous sommes dans les années 60, elle a 19 ans et sort avec David, un beau gosse qui entame une carrière de cinéma. Un jour, alors qu'elle se rend à l'université en vélo, elle roule sur un clou. Le destin lui offre alors trois voies possibles. La romancière choisit de nous faire découvrir chacune de ces voies, sachant que le même homme, Jim, jouera un rôle plus ou moins déterminant dans la vie de la narratrice, quoi qu'il arrive.

Ces histoires ont pour point commun, selon moi, d'être assez convenues. Eva est une femme de son époque et les vies que lui offre la narratrice sont assez banales. Elles se ressemblent d'ailleurs tellement, ces vies, qu'il est difficile de ne pas se perdre entre les versions. J'ai fini par rédiger un bref résumé des trois variantes, que je consultais régulièrement au fil de ma lecture.

L'idée de départ était intéressante mais je ne trouve pas que le résultat soit très heureux. Prendre des notes n'est pas adapté à ce genre de roman qui se lit idéalement sur une plage ou au bord de le piscine, sans crayon à portée de main.

Ce livre ne sera pas mon préféré de la sélection du Prix Relay. Je m'en doutais un peu mais j'en attendais tout de même un peu plus, compte tenu de sa construction originale et des premiers avis des lecteurs.

Dommage...

L'irrégulière est, contrairement à moi, très enthousiaste sur ce roman :

"un premier roman d’une très grande qualité, qui nous fait réfléchir à nos choix et à leurs conséquences, parfaitement maîtrisé malgré un choix narratif assez risqué !"

Nos avis sont totalement opposés... Cela arrive !

Quoi qu'il arrive - Laura Barnett

Lu dans le cadre du Prix Relay Des voyageurs

Le site Facebook : https://www.facebook.com/prixrelay

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 23:14
Actes Sud 2015 - 16 heures - u par Emmanuel Dekoninck
Actes Sud 2015 - 16 heures - u par Emmanuel Dekoninck

Les trois premiers tomes de Millenium ont été écrits par Stieg Larson. L'auteur avait pour projet de poursuivre la série mais il est mort avant d'avoir eu le temps me mener son projet à terme. Un autre romancier, Davis Lagercrantz, a pris le relais en écrivant "Ce qui ne me tue pas".

Nous retrouvons donc, dans ce quatrième opus, les héros de la série : le brillant journaliste "Mikael Blomkvist" et la hackeuse asociale "Lisbeth Salander". Bien-entendu, leurs chemins vont de nouveau se croiser dans une histoire assez complexe que j'aurai beaucoup de mal à vous résumer. Dans les grandes lignes, il est question d'intelligence artificielle, de surveillance informatique mais aussi du syndrome du savant. C'est ce dernier thème qui m'a le plus intéressée : nous suivons un jeune autiste, qui joue un rôle central dans l'intrigue.

Pour être honnête, si ce livre ne s'était pas trouvé dans la sélection du Prix Audiolib, je ne l'aurai pas lu, bien que j'aie apprécié les deux premiers opus. J'avais d'ailleurs fait l'impasse sur le 3ème tome. Un 4ème opus, écrit de surcroît par un autre auteur que le " père" de la série, n'était pas dans mes projets de lecture.

Quel est mon verdict ?

J'ai trouvé cet opus fidèle aux précédents, tant au niveau des personnages que de l'ambiance, mais je confirme que les deux premiers opus m'auraient suffit. Je n'ai rien à reprocher à l'interprétation d'Emmanuel Dekoninck mais j'ai trouvé cette écoute bien longue (16 heures). Je manquais de motivation, certes, mais je dois dire que l'histoire m'a semblé en outre un peu trop compliquée.

Un avis mitigé, donc.

Les avis de Sandrine - Saxaoul - A propos de livres - Meuraie

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

Millenium 4 - Ce qui ne me tue pas - David Lagercrantz (audio)

Mais aussi du challenge "Ecoutons un livre".

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:01
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages

Quelques temps après la mort de Sara, ses enfants Louise et Nigel se retrouvent dans la maison où vivait leur mère. Dans cette demeure campagnarde, Patrick, l'homme qui partageait la vie de Sara, vit désormais seul. Les deux enfants (désormais adultes et devenus parents) ont des motivations différentes : Nigel voudrait récupérer la maison (légalement, elle appartient à leur mère) alors que Louise voudrait en savoir plus sur cette mère qui a quitté le domicile quand ils étaient enfants. Sara les a quittés pour suivre Patrick, qui est devenu un vieil homme peu aimable et colérique. On peut comprendre toutefois qu'il se sente envahi car Louise et Nigel ne sont pas venus seuls, mais avec leur famille. Cela fait du monde dans la maison même si certains dorment à l'hôtel. Et puis surtout, Patrick voudrait profiter seul de Mia, la jeune fille qui l'aide à mettre de l'ordre dans ses papiers et qui loge elle-aussi dans la maison...

C'est une histoire de famille, vous l'aurez compris. Il n'y a pas de grand secret à découvrir, juste quelques révélations sur la nature des relations entre Sara et Patrick. Il est difficile de s'attacher aux personnages, aucun n'est vraiment sympathique. Louise est un peu moins détestable que les autres. Elle a au moins le mérite de s'intéresser vraiment à celle qui les réunit tous, Sara. Dans ce huis-clos familial assez froid, la présence de la jeune Mia apporte un peu de piment mais cela ne suffit pas à rendre la lecture captivante.

J'ai lu ce roman sans déplaisir, mais il m'a laissée sur ma faim.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Denoel.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 14:02
11 h 09 - lu par Jacques Frantz
11 h 09 - lu par Jacques Frantz

Quatrième de couverture :

"QUI EST VERNON SUBUTEX ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES"

Que dire de plus de cette quatrième de couverture concernant Vernon, sinon qu'il est le principal personnage de ce roman (mais pas le seul, loin de là), que l'on assiste à sa dégringolade sociale et qu'il est plutôt attachant. Que s'est-il passé pour qu'il en arrive-là ? Il était disquaire, un métier disparu. Quand il a dû fermer boutique, il n'a pas eu l'énergie de se reclasser et s'est fait payer son loyer par un de ses amis, Alex Bleach, une star du rock. Par manque de chance, Bleach est mort d'une overdose et Vernon s'est retrouvé assez vite à la rue.

J'aurais pu aimer ce livre si l'histoire était restée concentrée sur Vernon mais les nombreuses digressions sur son entourage ont fini par me lasser, d'autant que ces personnages évoluent tous dans un milieu plus ou moins glauque. Pour résumé, ils constituent le bas de gamme du show-biz. J'ai réussi à aller jusqu'au bout du roman grâce à Vernon et quelques passages qui m'ont fait sourire mais je me suis beaucoup ennuyée. Vernon continuera donc sa route sans moi, je ne lirai pas le tome 2. J'irai toutefois demander de ses nouvelles aux copines qui liront les tomes suivants.

Je ne sais pas si je relirai Virginie Despentes, j'avais plutôt aimé "Apocalypse bébé" (avec quelques réserves) mais j'avoue avoir été refroidie par celui-ci. Il y a tant à lire que je préfère me tourner vers les auteurs avec lesquels j'ai plus d'affinités, même si de temps en temps, j'aime sortir de ma zone de confort.

Allez, bye bye Vernon et bon vent à toi, je sens que tu vas t'en sortir.

Les avis de Enna - Sandrine - A propos de livres

Vernon Subutex - Virginie Despentes (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 00:20
Le rayon vert - Jules Verne (audio)

La présentation de l'éditeur (une fois n'est pas coutume) :

Helena Campbell, jeune fille fantasque issue d’un des meilleurs clans écossais, déclare à ses oncles qu’elle n’envisagera le mariage qu’après avoir contemplé le rayon vert. Selon une vieille tradition, celui qui l’a vu "ne peut plus se tromper dans les choses des sentiments". Au cours de cette quête, elle pourra juger les qualités et les sentiments du jeune pédant Aristobulus Ursiclos ainsi que l’âme d’un jeune peintre qu’elle sauvera d’un naufrage.
Jules Verne (1828 - 1905) compose ainsi, mêlant les connaissances scientifiques de son temps aux descriptions des coutumes et des splendides paysages d’Ecosse, un de ses meilleur
s romans d’amour.

Autant le dire tout de suite, ce livre ce m'a pas vraiment emballée. Si je l'ai écouté jusqu'au bout, c'est grâce à l'interprétation très vivante de la lectrice. La première partie, que je considère comme sorte de guide touristique des îles écossaises m'a un peu barbée, pour être sincère. j'aime pourtant voyager mais l’énumération des noms de lieux (et leur brève description) ne m'a guère passionnée. La deuxième partie est un peu plus vivante, en particulier la fin qui met un peu de piment à l'histoire. L'histoire d'amour est un peu gentillette et les personnages manquent de consistance. Bref, à lire si vous voulez découvrir une facette un peu différente de l'oeuvre de Jules Verne mais ne vous attendez pas à un chef-d'oeuvre.

Le rayon vert - Jules Verne (audio)

Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre", tous les 16 du mois.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 23:13
Audiolib 2015 (Seuil 1998) - 1 h 39
Audiolib 2015 (Seuil 1998) - 1 h 39

Du narrateur, nous ne saurons pas grand-chose sinon qu'il a connu, autrefois, un dénommé Jansen, photographe professionnel. Admiratif de son talent, le narrateur avait trié et recensé, sur des cahiers, les innombrables clichés du photographe, rangés en vrac dans des valises. Mais le travail à peine fini, Jansen avait pris ses cliques et ses claques avec les photos, et n'était jamais réapparu. Des années plus tard, le souvenir du photographe revient le hanter. Il mène alors une sorte d'enquête et fouille dans sa mémoire pour tenter de voir plus clair sur ce personnage qui est resté, à ses yeux, profondément énigmatique.

J'avoue ne pas avoir bien compris l'obsession subite du narrateur pour un homme qui n'a fait que passer dans sa vie et qu'il a oublié pendant trente ans. Les souvenirs liés à ce photographe sont assez anecdotiques : des gens rencontrés chez lui fugitivement, quelques conversations sans grand intérêt, des lieux visités ensemble, à Paris. La première phrase du roman donne bien le ton "J'ai connu Francis Jansen quand j'avais dix-neuf ans, au printemps de 1964, et je veux dire aujourd'hui le peu de choses que je sais de lui".

De Modiano, j'ai lu il y a quelques mois un autre roman : "Une jeunesse". Dans les deux cas, il s'agit de romans d'atmosphère mais "une jeunesse" m'avait tout de même semblé plus consistant. J'avais bien cerné les personnages et appréhendé leur jeunesse. Dans "chien de printemps", on ne fait que survoler brièvement quelques instantanés de vie. Dans les deux romans, la fin est très énigmatique. Voici celle de "Chien de printemps", que j'avoue ne pas avoir bien saisie : "Il m'a dit qu'au bout d'un certain nombre d'années nous acceptons une vérité que nous pressentions mais que nous nous cachions à nous-même par insouciance ou lâcheté : un frère, un double est mort à notre place à une date et dans un lieu inconnus et son ombre finit par se confondre avec nous".

La petite musique de l'écrivain Prix Nobel sonne juste dans la bouche d'Edouard Baer" mais je dois avouer que j'ai été déçue par ce texte. Ce n'est sans doute pas le meilleur Modiano.

Chien de printemps - Patrick Modiano (audio)

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

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