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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 23:43

J'ai lu 2013 (autrement 2012) - 122 pages

 François Vallier, musicien célèbre, a été séparé brutalement, il y a quelques années, de la femme avec laquelle il vivait. Quand par hasard il retrouve sa trace, il plaque tout pour tenter de renouer une relation. Mais ce n'est pas si simple.  

Nous remontons dans le passé... Quand il rencontre Sophie, elle occupe un emploi à temps partiel chez un luthier tout en s'adonnant à sa passion, la peinture. Entre eux, c'est le coup de foudre. Mais la jeune femme est très fragile psychologiquement et François, très occupé par sa carrière, n'est pas assez présent. Un jour, alors qu'il est en déplacement, Sophie perd complètement pied. Le frère de la jeune femme la fait interner, coupant les liens avec François et refusant à ce dernier de lui donner l'adresse de l'institut. 

Quand François la retrouve enfin, elle est prostrée dans son monde interieur, incapable de toute communication. Le musicien décide de tout faire pour la sortir de son mutisme...    

Après "les heures silencieuses", j'ai bien aimé retrouver la plume poétique et délicate de Gaelle Josse. C'est un beau texte, qui m'a toutefois moins emportée que "les heures silencieuses". J'aurais bien aimé  en savoir plus sur le passé de Sophie. En dépit de ce petit bémol, c'est une lecture que je recommande. J'aime beaucoup les histoires se déroulant dans un contexte musical et artistique.

 

Une histoire touchante...

Beaucoup d'avis sur la blogosphère dont ceux de : Fransoaz -  Sophie - Mirontaine - Sous les galets

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 08:03

Audiolib 2013 - collection bien-être et vie pratique

(Editions Plon 2012)

 Lu par François Hatt - Durée d'écoute 7 heures 10

 

Un professeur de philosophie nommé Sandro se rend au fin fond d'une forêt tropicale à la rencontre d'une tribu qu'il tient responsable de la mort de sa femme. Il demande aux mercenaires qui l'accompagnent de l'aider à mettre en oeuvre un plan particulièrement machiavélique qu'il a concocté en hâte avant d'arriver sur les lieux. Son idée est de venger sa femme en rendant malheureux le peuple réputé le plus heureux du monde. Je ne vais pas m'étendre sur la façon dont il va opérer, vous le découvrirez si vous lisez le roman.

J'ai trouvé ce conte philosophique simpliste et gentillet. L'idée de Laurent Gounelle est de pointer du doigt l'individualisme et le matérialisme de nos sociétés de consommation. Il tente de démontrer qu'on serait plus heureux en se contentant de moins. Quel scoop !

Je n'ai rien contre le mélange fiction/réflexion, bien au contraire, mais la démarche de Gounelle manque de subtilité. L'écriture fluide et le ton enjoué du lecteur m'ont permis toutefois d'écouter ce conte philosophique sans déplaisir et de ne pas laisser l'agacement prendre trop de place durant l'écoute.  

Un conte philosophique un peu trop simpliste à mon goût

 

logo du site3/10 

L'avis d'Enna (en phase avec le mien) 

 L'avis de Florence (plus enthousiaste)

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 13:00

      Audiolib 2013 (seuil 2012) - lu par Pierre Arditi - 1 heure 40    

La démarche de Delerm, dans cet ouvrage, est de décortiquer ces petites phrases que l'on utilise à longueur de journée sans forcément réfléchir à leur sens véritable et surtout aux messages subliminaux qu'ils peuvent contenir. 

Parce que ma première lecture ne m'avait pas laissé grande trace, j'ai écouté le livre une seconde fois. Quelques jours après cette seconde lecture, je peine de nouveau à me souvenir de ces citations qui s'envolent de ma mémoire aussitôt entendues.

 

Quelques unes de ces fameuses phrases (celles que j'ai retenues)

- "Et puis je vais vous faire une confidence" : tellement entendue de la bouche des politiques... et tellement absurde !

 

- "J'en parle dans le livre" : quand on rend hommage, à la télévision, à un artiste mort, on invite un biographe. Ce dernier essaye discrètement d'attirer l'attention sur son bouquin, tentant de camoufler qu'il est d'abord là pour vendre sa camelote. C'est parfois pathétique.

 

- "Oh, lui, rien ne l'inquiète" : les femmes reprochant à leur mari de prendre les choses un peu trop à la légère.

 

Et....  ma préférée (habitant dans le Nord-, ça s'explique !)

- "quand on est dedans elle est bonne".  

Bien entendu, elle m'a interpellée et amusée, cette petite phrase. Je l'entends tout l'été à la plage et moi-même je la prononce souvent, après avoir fait un gros effort pour me convaincre "d'y aller". Il est certain que cette exclamation me fera désormais sourire. 

 

Ce n'était pas ma première intrusion dans l'univers de Delerm. J'avais commencé et abandonné "Une première gorgée de bière" il y a quelques années car je m'y ennuyais. Cette lecture m'a davantage convenu car la forme "audio" se prête bien à ce genre de livre. Je l'ai lu en voiture. Mon plaisir de lecture a été volatile et inégal selon les expressions. Côté lecteur, rien à dire, Arditi est parfait dans l'exercice mais cela n'a pas suffit à me rendre vraiment enthousiaste.    

       

Les avis de : Aifelle - Clara - Valérie 

Lu dans le cadre du prix audiolib 2013 1/10logo du site

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 23:36

     

                                                                                Plon 2012 - 238  pages

Deux jeunes amoureux que tout oppose, notamment le milieu social, se trouvent embarqués dans une bien curieuse aventure. Par un concours de circonstance, ils kidnappent  (en quelque sorte) une mémé d'un quartier huppé, la séquestrent chez elle, gentiment au départ. Puis ça dérape, avec l'entrée en scène d'un copain du garçon, carrément fêlé. Les habitants de l'immeuble finissent par se trouver mêlés à l'histoire, chacun à leur manière. Les choses ne vont pas en s'arrangeant, c'est le moins que l'on puisse dire...

Que dire sur ce livre étrange ? Me voilà bien embarrassée. Je l'ai lu sans déplaisir mais je n'ai pas bien compris si c'était un livre purement distrayant ou s'il y avait un message à découvrir au travers des lignes. Ce que je ne vous ai pas dit dans mon mini-résumé, c'est qu'un étrange personnage apparaît régulièrement dans l'histoire : il s'agit de Monsieur Freud en personne. Quel est son rôle, son message ? Je ne sais pas !

Un livre assez distrayant (et carrément déjanté), une écriture fluide mais je n'ai peut-être pas tout compris  

 Lu pour le  Prix des lectrices de Confidentielles 14/14 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:44

 Arsène Lupin : L'aiguille creuse

 

Publié pour la première fois en 1909 - Le livre de poche 313 pages 

L’objectif du blogoclub est de proposer des lectures qui sortent des sentiers battus, en permettant aux participants de lire des ouvrages qu’ils n’auraient pas lus spontanément. L’œuvre de Maurice Leblanc venant tout juste de tomber dans le domaine public, nous avons pensé que ce serait une bonne idée de partir à la découverte de cet auteur un peu oublié.

Il me semble avoir déjà lu Arsène Lupin mais il y a si longtemps  que je n’ai pas le souvenir de mon ressenti de l’époque.  Quand au feuilleton télévisé, il m’en reste un vague souvenir... J’ai choisi « l’aiguille creuse » car j’avais vaguement en mémoire que l’intrigue était en lien avec l’aiguille d’Etretat, que j’ai admirée pour la première fois l’an passé, lors d’un séjour dans la région.  Autant le dire toute suite, il n’est question de l’aiguille d’Etretat qu’à la toute fin du livre (ce qui m’a un peu déçue d’ailleurs).

Le personnage le plus en avant dans cet opus n’est pas Arsène Lupin mais Isodore Beautrelet, élève en rhétorique et détective amateur dans ses moments perdus. Nous découvrons au fil de l’énigme que c’est un excellent détective, bien plus efficace que le commissaire chargé de l’enquête.

La trame du récit est complexe, je ne me risquerai pas à la résumer (d’ailleurs ai-je bien tout compris ?). Je peux simplement vous dire qu’il est question de rechercher le trésor des rois de France, détenu par Arsène Lupin, malin comme pas un, brouillant les pistes et menant en bateau les personnes qui se lancent sur ses traces. Le jeune Beautrelet, bien que très futé, se fait avoir comme un bleu par le gentleman cambrioleur … Il ne pouvait pas en être autrement, n'est-ce pas ?

Ai-je aimé cette lecture ? Oui et non. Distrayant, mais un peu suranné tout de même. J’ai trouvé que l' histoire traînait un peu en longueur, mis à part le dernier chapitre où tout s’accélère. Arsène Lupin devient alors la vedette et c’est plus jouissif.

Disons que c’est…  une curiosité !

Durant toute ma lecture, j’ai fredonné (dans ma tête) : « c’est le plus grand des voleurs… »

 

 
 Les lectures des blogoparticipants :
L'ile aux trente cercueils : Gambadou   - Itzamma
Le bouchon de cristal : Grominou -Mango
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès : Loumina - Titine   - Belledenuit - Christelle
La barre-y-va : Ori
Le collier de la reine et autres nouvelles : Hélène
Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur : Karine - Avalon - Manu - Lisa - Sibille
Les confidences d'Arsène Lupin : Praline
La demoiselle aux yeux verts : Midola
Dorothée danseuse de corde : Karine :)
La critique audio de Thomas (l'agence Barnet et cie) : Thomas (à écouter  !) 
Prochaine session du blogoclub : le roman choral
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:24

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                                                                                  Aléa 2012 - 188 pages

 

Clarisse, une jeune femme peu sûre d’elle, doit quitter son mari et leur fils pour régler les détails d’un héritage, au fin fond du désert de l'Arizona. Quand elle réalise qu’elle a perdu son téléphone portable, tout de suite après le décollage de l’avion, l’angoisse l’envahit. Pour trouver un peu de réconfort durant le voyage, elle échange quelques mots avec le passager qui se trouve à coté d’elle. Il se prénomme Léonard et se rend dans l'Arizona pour son travail. Le courant passe bien entre eux deux et avant de se séparer, l’homme lui donne sa carte de visite et lui confie une enveloppe dans laquelle se trouvent quelques feuillets qu’il a écrits…

Autant le dire d'emblée, j'ai préféré la première partie du livre : le voyage en avion, le dépaysement de Clarisse en arrivant à destination, la beauté du désert, la chaleur étouffante... Tout cela est fort bien rendu. Le comportement infantile de Clarisse m'a un peu agacée par moment. J’ai bien compris qu’elle avait perdu ses repères et qu’elle était en pleine réflexion sur son couple mais il me semble qu'elle aurait pu s'intéresser davantage à ses hôtes...

Dans la deuxièmre partie du roman, il est question des retrouvailles de Clarisse et de Léonard. Au travers des feuillets confiés à Clarisse, nous découvrons des éléments du passé de Léonard et notamment la fin de sa précédente histoire d’amour. Je dois avouer que j’ai trouvé la démarche de cet homme assez étrange. Confier à une quasi-inconnue un récit aussi personnel, c’est une curieuse façon d’aborder une nouvelle histoire… Quand au récit en lui-même, il m’a semblé d’une moindre qualité d’écriture que le reste. 

En dépit de ces réserves, j’ai apprécié de retrouver l’écriture intimiste d’Anne Révah. J’ai relevé plusieurs extraits comme celui-ci : « On peut supporter la colère, la tristesse, la jalousie, même les tempêtes, mais pas la déception. C’est parfois une chute au ralenti qu’on identifie à peine. Même lorsqu’on pense avoir repoussé la déception, enrayé les ruminations. Parce qu’il reste la douleur sournoise, celle qui continue à se répandre sans y penser. La douleur des déçus ne peut éternellement être camouflée, elle finit par déborder, portant son assaut, dévoilant alors le désenchantement qui l’a engendrée ». Anne Révah analyse avec beaucoup de finesse les états d'âme de ses personnages.

J’avais eu un coup de cœur pour "Manhattan", le premier roman d’Anne Révah. Tout en appréciant l'écriture de la romancière, ce second livre m'a moins captivée.

Le ressenti d'Antigone se rapproche du mien - Géraldine a beaucoup aimé

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 23:20

nullRobert Laffont - 161 pages

 

« Pendant une longue période, qu’au fond je n’ai à cœur ni de situer dans le temps, ni d’estimer ici en nombre d’années, j’ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l’absence de vie sexuelle ».

 

Dans « l’envie », la narratrice raconte ses années de désert sexuel. C'est un ras-le-bol du sexe qui est à l'origine de ce choix radical. Cet "état" a duré plusieurs années. La narratrice nous parle du regard des autres et des doutes qui parfois l'ont taraudée. Elle met en avant le soulagement de ne plus avoir à feindre l’envie.  

Ces courtes chroniques sur thème de la solitude féminine, bien écrites, ont suscité mon intérêt, tout en me laissant un peu perplexe, je l’avoue. Que l’on n’ait pas envie de vivre en couple, je le conçois fort bien mais est-ce si fréquemment lié à un ras-le-bol du sexe, comme le sous-entend la narratrice ? Il me semble qu'il existe bien d’autres raisons d'opter pour ce choix. N’évoquer qu’une seule cause et sembler en faire une généralité (car c'est ainsi que je l'ai ressenti) me gêne un peu. 

De Sophie Fontanel, j’avais lu et beaucoup aimé « Grandir » sur le thème des parents vieillissants. J'ai moins accroché cette fois, trouvant le propos un peu réducteur. Je reconnais que la démarche est courageuse, car le sujet touche à l'intime. La romancière-journaliste ne cache pas, dans les interviews qu'elle accorde, que ce roman est autobiographique.

Keisha a beaucoup aimé - Aifelle moins

                                                                                               challenge_1_

  1  / 7 je commence tranquillement...

                                                                                                                                                                                                                                    

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:00

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                                                         Inculte Edition - 2011 - 96  pages

Ce court roman est une commande de France Culture. Des écrivains ont été sollicités pour écrire un texte inspiré par un voyage dans le transsibérien. « L’alcool et la nostalgie » est le texte écrit par Mathias Enard. Il est question de trois jeunes gens : Mathias, Vladimir et Hélène dont l’histoire commune se termine mal.

Mathias et Hélène sont français. Lors d'un séjour prolongé en Russie, ils ont rencontré Vladimir. Après une période tourmentée pendant laquelle ils ont vécu ensemble tous les trois, abusant largement de l'alcool et de la drogue, Mathias est rentré en France. Vladimir vient de mourir brutalement et Hélène a prévenu Mathias. Ce dernier a pris l'avion pour retrouver Hélène mais à peine arrivé, il choisit de laisser la jeune femme seule avec sa peine, pour accompagner le corps de son ami jusqu’au village natal de ce dernier, à l’autre bout de la Russie. Dans cet interminable voyage dans le transsibérien, le jeune homme réfléchit aux raisons qui l’ont poussé à quitter la Russie, laissant ses deux amis derrière lui. Pour occuper le temps et peut-être pour chasser le chagrin, il songe aux personnages illustres qui ont vécu dans les villes qu’il traverse. Ces digressions sur l’histoire de la Russie m’ont procuré quelques bouffées d’oxygène dans un récit noir et désespérant. 

 

Tout en saluant la qualité de l’écriture et la force de ce texte, je l’ai trouvé particulièrement déprimant.  

L'avis de Constance

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:48

427 pages - Editions des deux terres - Traduit de l'anglais par Anne Damour - 2011

 

Ce livre relate l’histoire de deux sœurs, sur une période de 25 ans. Au début du roman, nous découvrons deux jeunes femmes très différentes l’une de l’autre. L’une est fonceuse et aventurière, l’autre plus conventionnelle.  Louise et Clem sont trop différentes pour que leurs relations soient harmonieuses mais nous découvrons, au fil de l’histoire, qu’elles tiennent l’une à l’autre plus qu’il n’y parait. Chacune va vivre sa vie, peinant à trouver l’âme sœur (au point que j’ai eu un mal fou à mémoriser les différents fiancés…).

 

J’avais imaginé (peut-être la couverture ?) que cette lecture serait légère et divertissante. Mais pour être sincère, je me suis ennuyée la plupart du temps, peinant à m’intéresser à la vie de ces jeunes femmes : trop de digressions, des personnages secondaires trop fugitifs et une construction sur laquelle je ne m’étendrai pas, mais qui ne m’a guère convenu (Manu l’évoque ici). Les amoureux de la nature et du monde animal se montreront sans doute plus enthousiastes car cet univers est mis à l'honneur au travers de l’histoire de Clem, la cadette. Le dernier tiers du roman, plus profond, m’a d’avantage captivée. La toute fin apporte un éclairage inattendu sur le parcours de Clem mais m'a laissée assez perplexe...  

 

En dépit d'un regain d'interêt en fin de lecture, mon avis est donc assez mitigé.

 

Des avis enthousiastes : Keisha - Cathulu

Plus mitigés : Leiloona - Manu - Saxaoul

 

 julia glass

 Merci à Babelio ainsi qu'aux Editions des deux terres

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:30

 

Editions du Point  (seuil 2000) - 220 pages

Un extrait tout d’abord, qui donne le ton du livre : 

M'appelle Birahima. Suis p'tit nègre pas parce que suis black et gosse. Non ! parce que je parle mal le français. Mon école n'est pas arrivée très loin ; j'ai coupé cours élémentaire deux. J’ai quitté le banc parce que tout le monde dit que l'école ne vaut plus rien, même pas le pet d'une vieille grand-mère […] parce que même avec la licence de l'université, on n'est pas fichu d'être infirmier ou instituteur dans une des républiques bananières corrompues de l'Afrique francophone. […] Avant de débarquer au Libéria, j'étais un enfant sans peur ni reproche […], j'étais un enfant de la rue. Et quand on n'a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu'on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le monde s'égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un enfant soldat.

 

Birahima est un jeune garçon que des circonstances familiales conduisent au dur « métier » d’enfant-soldat. Nous commençons par faire la connaissance du jeune garçon dans son village natal. En dépit de la lourde infirmité de sa mère, l’enfant vit relativement bien. Après la mort de celle-ci, nous le suivons dans sa nouvelle vie. Au Libéria puis en Sierra Leone, Birahima participe à des pillages et des massacres. Il semble conscient des atrocités auxquelles il participe, mais se montre fataliste. L’enfant n’est pas sans cœur et pleure ses camarades morts, ce qui ne l’empêche pas d’exécuter sa tâche d’enfant-soldat avec une certaine fierté. On comprend, à la lecture de ce texte, comment une telle dualité est possible. Ces enfants ont un passé assez lourd, sont approvisionnés en drogue dure pour tenir le coup et sont conditionnés à tuer sans scrupule.

 

Quelques mots sur le style qui fait l’originalité du texte mais peut dérouter. Le narrateur Birahima s’exprime en « petit nègre » (l’extrait que je cite en donne un aperçu). Après une courte période d’adaptation je me suis faite à ce style particulier. Par ailleurs, j’ai bien apprécié les petites notes d’humour, jurons… qui ponctuent le récit et détendent l’atmosphère. Certaines scènes sont si pénibles que ces petites parenthèses sont les bienvenues.

 

Le thème est intéressant et l’histoire de ce jeune garçon éclaire bien sur la réalité des enfants soldats mais j’ai trouvé la lecture assez fastidieuse, notamment la seconde partie. L’histoire politique des deux pays et des nombreux clans qui s'entretuent prend beaucoup de place dans le récit, l’entrecoupant constamment. Quelques repères m’auraient suffit. Je dois avouer que j’ai sauté quelques pages à plusieurs reprises pour revenir à l’histoire personnelle de Birahima, plus évocatrice à mes yeux de la terrible situation de ces pays d'Afrique. 

 

Je n’ai donc pas été totalement séduite par ce livre, qui a obtenu de nombreux prix (dont le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens), mais je ne regrette pas pour autant cette lecture très instructive. 

 

blogoclubLes avis de : GrominouNina - Gambadou - Fransoaz - Mango - Pascale - Alice - Mango  - Titinehelène - KeishaClaudialuciaLisa - Zarline - Catherine -La conteuse

 

N'oubliez pas de mettre le lien vers vos billets en commentaire ! 

 

Le 1er juin (prochaine session du blogoclub), nous proposons une lecture libre autour d'Andrée Chedid, qui nous a quittés récemment.

 

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