Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Blogoclub

Le blogoclub a changé de mains mais pas d'adresse mail

lecturecommune@yahoo.f

 

 

5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 14:39

J'ai fini mes écoutes pour le Prix audiolib par les trois ouvrages qui me tentaient le moins dans la sélection. J'avais vu juste car j'en ai abandonné deux.

 

cliquez pour agrandir la photo

cliquez pour agrandir la photo

Ma part de gaulois - Magyd Cherfi (lu par l'auteur) - durée 6 h 14 

Madgi Cherfi, né en 1962 à Alger, est le chanteur du groupe Zebda.  "Ma part de Gaulois" est un récit autobiographique dans lequel il raconte son parcours d'intégration pour devenir un "vrai" français. C'est sans nul doute un récit intéressant, drôle et authentique mais le gros bémol de la version audio est d'avoir choisi l'auteur comme lecteur unique de son propre texte. Son accent toulousain est très prononcé et l'effort de compréhension s'accentue pour l'auditeur quand les dialogues s'intensifient. Il est difficile de distinguer "qui est qui" dans la mesure où l'auteur interprète tous les personnages sans moduler sa voix. J'ai abandonné à la moitié de l'écoute, lassée de devoir revenir sans cesse en arrière.

Je pense qu'il vaut mieux lire la version papier du texte mais ce n'est pas l'avis de Valérie qui a aimé la version audio.

D'autres avis : Sandrine - Enna - Meuraie

Born to run - Bruce Springsteen (lu par Jacques Frantz) - durée : 19 h 21

Si j'ai abandonné cette écoute, ce n'est absolument pas pour les mêmes raisons que pour "Ma part de Gaulois" car l'interprétation me convenait parfaitement. La voix de Jacques Frantz correspond bien à celle d'homme d'une soixantaine d'année qui raconte ses souvenirs.

J'ai bien aimé la première partie dans laquelle Bruce Spingsteen raconte ses souvenirs d'enfance. Les relations avec sa famille, sa première guitare, la pauvreté (sans misère toutefois) avec laquelle il démarre dans la vie. Tout cela est bien raconté. En revanche, j'ai décroché quand il commence à raconter en détail sa carrière. Je ne suis pas suffisamment férue de musique pour écouter pendant près de vingt heures l'autobiographie d'un musicien. Je conseille toutefois l'ouvrage aux passionnés du genre.

D'autres avis : Claire - Enna - Meuraie - Valérie

Opération Napoléon - Arnaldur Indridason (lu par Thierry Janssen) - Durée : 10 h 08

Nous sommes en 1999 en Islande et la fonte d'un glacier fait resurgir un bombardier allemand perdu dans les glaces depuis 1945. Les forces spéciales américaines tentent de faire disparaître cet avion, dont l'histoire est très embarrassante pour les USA. L'opération se serait déroulée dans le plus grand secret si deux jeunes randonneurs n'avaient pas surpris les manoeuvres. Commence alors, entre les nombreux protagonistes de l'histoire (je n'en ai cité que quelques uns), une sorte de jeu du chat et de la souris.

J'aurais préféré commencer ma découverte de l'auteur par un autre titre. Erlandur (le personnage récurrent de l'auteur) me fait de l'oeil depuis longtemps et l'occasion de faire enfin sa connaissance m'aurait ravie. Ce sera pour une autre fois certainement. En effet, si "Opération Napoléon" ne m'a pas totalement séduite, j'ai aimé son ambiance et le contexte historique dans lequel il s'inscrit. Ce qui m'a dérangée, en revanche, c'est le côté rocambolesque et improbable de l'histoire. L'auteur nous garde en haleine, certes, mais le manque de crédibilité gâche un peu le suspens.

Sur la version audio, rien à redire. L'interprétation est tout à fait correcte.

Les avis de : Estelle - Laure - Enna  - Sandrine

 

Ces trois ouvrages ont été lus dans le cadre du Prix Audiolib 2017

Repost 0
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 00:22

La fabrication de l'aube - Jean-François Beauchemin - lu par l'auteur

Lu en version audio (téléchargé sur le site Ici Canada) - 3 heures 26 d'écoute

Les premières lignes du roman donnent le ton : "Un jour, je suis mort. C'était vers le milieu de l'été, le ciel était d'un bleu immaculé". 

Après avoir vu la mort de très près, l'auteur nous raconte la période d'hospitalisation durant laquelle il a oscillé entre la vie et la mort. Cette expérience très particulière a changé son regard sur le monde et lui a donné un nouvel élan.

Il raconte la douleur physique contre laquelle il a dû lutter, les hallucinations et rêves qui occupaient ses jours mais aussi les moments de lucidité pendant lesquels il revisitait son passé et pensait à ses proches.

C'est un récit touchant, l'écriture est poétique, mais j'ai trouvé que ce long monologue manquait de piment. Je me suis un peu ennuyée pendant cette écoute, qui met toutefois dans l'ambiance québécoise grâce à l'accent du lecteur (l'auteur lui-même).

 

 

Chanson française - Sophie Létourneau (2013) - Lu par Catherine Trudeau

Lu en version audio (téléchargé sur le site Ici Canada)

Chanson française n'a strictement rien à voir avec le roman précédent, sinon que l'histoire se passe aussi (mais en partie seulement) au Québec. L'autre partie se déroule en France.

Béatrice est une jeune femme très attachante qui peine à construire sa vie. Elle rêve du grand amour mais part en courant quand il se présente. Nous la suivons de Québec à Paris, avec ses doutes et ses errances. Il est amusant de découvrir son regard sur notre belle capitale.

J'ai écouté cette histoire avec plaisir, bercée par la charmante voix de l'interprète et son irrésistible accent québécois. J'aurais sans doute trouvé l'histoire un peu banale en version papier.

Dans sommes ici dans le registre des lectures "feel good".

Jane, le renard et moi -  F. Britt et I. Arsenault - Lu par Emilie Bibeau - 23 minutes

Lu en version audio (téléchargé sur le site Ici Canada)

Ce court roman pour enfants raconte l'histoire d'Hélène, une fille d'une dizaine d'années rejetée par ses camarades parce qu'elles la trouvent trop grosse. Hélène trouve du réconfort dans la lecture de "Jane Eyre", personnage auquel elle s'identifie. Si Jane Eyre parvient à surmonter toutes les épreuves qui se mettent au travers de son chemin, pourquoi pas Hélène  ?

Ce court roman, raconté avec un fort accent québécois, illustre la cruauté des enfants entre eux. Hélène est confrontée a bien des humiliations mais la lecture n'est pas plombante grâce à l'humour dont elle fait preuve. Cerise sur le gâteau, l'histoire se termine bien !

Voilà trois histoires très différentes, qui mettent dans l'ambiance du mois québécois.

 Lu dans le cadre de "Ecoutons un livre  

et de "Québec en novembre", organisé paKarine et Yueyin

Repost 0
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 00:50

      Parmi les trois livres audio qui suivent, j'ai abandonné les deux premiers et bien aimé le dernier. 

Derniers adieux - Lisa Garder (Editions thélème)

J'avais beaucoup aimé "la maison d'à côté, je m'attendais à apprécier celui-ci. Cela n'a pas été le cas et j'aurais dû m'en douter vu le thème : une histoire de psychopathe qui s'attaque à des prostituées en les torturant à l'aide d'araignées. Pour mener l'enquête, une femme enceinte qui prend des risques pour elle-même et son bébé.

Je n'éprouve aucun plaisir à me faire peur de cette façon... Mauvaise pioche.     

  

 

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson (Editions Audiolib)

Tout ne m'a pas déplu dans ce livre et pourtant au bout de huit heures d'écoute, j'ai abandonné. L'idée de départ, la fuite d'un centenaire d'une maison de retraite me plaisait bien, Mais j'ai fini par trouver ses aventures répétitives et vraiment trop loufoques. Un peu de burlesque ne me déplait pas mais là, c'est de trop ! C'est un livre qui a trouvé son public mais je n'en fais pas partie. 

 

 

   

Pars vite et revient tard - Fred Vargas  (Editions Audiolib)  

J'ai bien aimé cette enquête du commissaire Adamsberg, qui nous entraîne dans un quartier de Paris où Jos Le Guern, crieur public, reçoit de bien curieux messages à annoncer à la foule qui se presse pour l'écouter. Une autre affaire mobilise l'inspecteur : quelqu'un s'amuse à inscrire des "4" inversés sur les portes... Et si les deux affaires étaient liées ?

Quelques longueurs, mais des personnages atypiques (dont Jos Le Guern) qui mettent du piment à l'affaire. Une lecture agréable !

 

 

    Bien entendu, de ces trois livres, c'est le dernier que je vous conseille...   


Lu free-road-trip-games-audio-bookdans le cadre de Ecoutons un livre chez Valérie :

http://vallit.canalblog.com/


     

Repost 0
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:33

 

Voici quelques livres audios que j'ai plus ou moins appréciés mais sans doute pas suffisamment pour avoir envie de leur consacrer un billet à part entière.         

 

    Ouragan - Laurent Gaudé (Thélème) 

Le décor de cette histoire est une scène d'apocalypse, dans la Nouvelle Orléans. Des personnes sont livrées à elles-mêmes, piégées par l'ouragan qui sévit. Dans un style incantatoire, Laurent Gaudé nous décrit les moments vécus par chacun des personnages.

Je n'ai pas été totalement emportée par ce texte, trop lyrique à mon goût. Je suis restée extérieure à l'histoire, sans m'attacher vraiment aux personnages. Dommage.  

 

 

L'été indien - Truman Capote - Frémeaux & Associès

Cette nouvelle raconte un épisode déchirant de l'enfance de l'auteur, quand il a dû quitter la maison de ses grands-parents, sîtuée dans un endroit reculé de Virginie, pour aller vivre avec ses parents plus près de la ville.  

C'est un texte émouvant mais vraiment trop bref pour me donner une idée de la plume de l'auteur...        

 

 

 

Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme  (Livraphone) 

Moss, un jeune homme plutôt intelligent mais qui a fait "une grosse bêtise", est poursuivi par un chasseur d'homme psychopathe... Entre les deux hommes, un vieux shérif qui voudrait arrêter Moss avant qu'il ne se fasse abattre par le tueur.

Ce roman noir et pessimiste est assez déroutant car l'auteur ne laisse aucune chance à Moss de s'en sortir. Les dés sont joués dès le départ. C'est un bon roman noir assurément mais n'ai pas ressenti la même émotion que dans "la route", du même auteur, d'où ma petite déception. 

 

Parmi ces trois ouvrages et malgré mon bémol, c'est "No country for a man" que je vous conseillerai sans hésitation.

 

Les trois histoires se passent aux USA, mon billet rentre donc dans dans le cadre du Challenge US, organisé par Noctembule

 

Un nouveau logo :)

 

Repost 0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:59

Des listes d’œuvres de « non-fiction » circulent dans la blogosphère, suite au projet lancée par Flo. Je ne m’engagerai pas à lire un nombre de fictions prédéterminé à l’avance (je ne veux pas me contraindre à quoi que soit sur ce blog tant que je n’aurai pas plus de temps devant moi) mais j’aime l’idée de promouvoir la « non-fiction» (récits de voyage, documentaires, biographies... genres assez peu présent sur les blogs). C'est aussi l'occasion de parler de livres qui ne sont pas des nouveautés mais qu'il ne faudrait pas oublier pour autant.

Voici donc quelques oeuvres de non-fiction qui me viennent à l’esprit et que j’ai beaucoup aimées :

Passagimages?q=tbn:ANd9GcRPpPMXiB-YsEYac4RtdK5ère du silence – Fabienne Verdier  (récit autobiographique).

A l’âge de vingt ans, Fabienne Verdier quitte la France après des études aux beaux arts pour se rendre en Chine avec l’idée de découvrir et étudier l’art antique chinois, dévasté par la révolution culturelle. Elle est accueillie dans une école artistique du Sichuan, régie par le parti, où les étudiants vivent dans la misère et dans la crasse. Elle s’accroche pour se faire accepter et devient l’élève d’un grand maitre chinois qui accepte de l’initier à son art calligraphique à condition qu’elle y consacre dix ans de sa vie. A la limite de l’inconscience, elle accepte le deal. Ce sont ces dix années qu’elle raconte dans ce livre et c’est passionnant. On y apprend beaucoup sur la Chine, son histoire et sa culture. Le parcours personnel de cette jeune femme est assez extraordinaire. On admire sa détermination à mener son projet incroyable jusqu’au bout.

Histoire d’une vie – Aharon Apperfeld (récit autobiographique). images?q=tbn:ANd9GcRSqqONwduHBbPJrogpxKY 

Aharon Appelfeld est né en 1932 dans une famille de juifs assimilés qui vivait dans la région de Bucovine (Roumanie). Après une petite enfance heureuse, il a vécu perte de ses parents, la déportation et l’errance solitaire pendant plusieurs années. A la fin de seconde guerre mondiale, il s'est retrouvé en Palestine. Il a appris laborieusement l'hébreu pour tenter de mieux s'intégrer. Appelfeld n'a jamais perdu sa foi en l'homme malgré les épreuves qui l'ont touché. Il a passé sa vie à tenter de surmonter les traumatismes de l'enfance, à recoller des souvenirs épars pour en faire une histoire, la sienne. C’est un témoignage impressionnant, d’une grande richesse émotionnelle, culturelle et historique.

Une histoire d’amour et de ténèbres - Amos Oz (roman autobiographique)

images?q=tbn:ANd9GcQPtPN_rTzpyx64D09pmA2Amos Oz est né en 1939 de parents qui ont fui l'Europe avant sa naissance pour cause d'antisémitisme. Leur vie d'avant nous est contée, ainsi que celle de leurs ancêtres qui vivaient en Russie et en Pologne. Quand la famille d'Amos Oz arrive à Jérusalem, il lui faut d'abord accepter le décalage entre le paradis tant espéré et la réalité d'une ville sale et pauvre. La littérature, qui occupe une grande place dans la famille, leur permet de tenir le coup. Dans ce cocon protecteur, Amos Oz vit une petite enfance plutôt heureuse. Mais peu à peu, une fêlure se produit. La maman d'Amos est dépressive. Le lecteur assiste à la dégradation du moral de cette femme et accompagne Amos dans le questionnement qui suit son suicide, terrible choc pour lui. A l'adolescence, il choisit de tourner le dos au modèle familial pour aller vivre en communauté au Kibboutz, contre l'avis de son père, intellectuel de droite.  C’est un beau récit sur la création de l'état d'Israël au travers de  l'histoire d'une famille. images?q=tbn:ANd9GcQt_3SEFZ3PbKNwwMlKoiM

La stratégie des antilopes – Jean Hatzfeld (récit)

Il s'agit de témoignages de Rwandais des deux ethnies, recueillis plus de dix ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts dans le pays .La genèse de ce livre est une décision du gouvernement rwandais de libérer 40 000 détenus Hutus, condamnés en grande majorité pour leur participation au génocide de 1994. Jean Hatzfeld a éprouvé le besoin de retourner voir comment était vécue cette décision. C'est une lecture certes éprouvante mais utile pour comprendre ce qu'a pu être le dernier grand génocide du XX e siècle. Il est également intéressant d'entendre les témoignages de l'après : la reconstruction et la réconciliation à la fois obligatoiimages?q=tbn:ANd9GcRJI5GEe0aAcfHhMTy32Lpres et impossibles.

Le cri de la mouette – Emmanuelle Laborit (récit)

Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas Emmanuelle Laborit, comédienne sourde muette, qui a obtenu le Molière de la révélation théâtrale en 1993. A l’aide de Marie-Thérèse Cuny, elle a raconté dans « le cri de la Mouette », paru en 1994, son parcours d’enfant et d’adolescente sourde et muette. Je me souviens avoir été touchée et impressionnée par ce témoignage. C’est un  récit qui convient bien aux adolescents (ma fille ainée l’avait lu vers l’âge de 13-14 ans et avait adoré – ce qui me fait penser que je devrais le faire lire à ma plus jeune fille !).

 

Atelier 62 – Martine Sonnet  (récit)

Historienne, Martine Sonnet rend dans cet ouvrage un hommage extrêmement fort et émouvant à son père, qui a travaillé aux forges de l’usine Renault de Billancourt, dans les années 50. Elle salue le courage de ces travailleurs de force qui se sont souvent ruiné la santé, travaillant dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur, cadences…) mais fiers de leur métier. La construction du livre est simple : un chapitre sur deux est consacré aux forges, l’autre, très personnel, à l'histoire familiale des Sonnet.    C’est un ouvrage passionnant, à la fois personnel et très documenté.

Ces enfants de ma vie – Gabrielle Roy (récit autobiographique sous la forme de nouvelles)

images?q=tbn:ANd9GcRREo_JDFffcQQ8G_Nf-nGGabrielle Roy évoque ses souvenirs de toute jeune institutrice, dans des petits villages ruraux perdus au fin fond des vastes plaines canadiennes ou dans la banlieue d'une ville peuplée d'émigrés d'origines différentes. Le livre est composé de six récits, chacun centré sur un enfant. Ces portraits sont à la fois pleins de fraîcheur et d'humanité. A l'époque où Gabrielle Roy enseignait (entre 1930 et 1937), la population souffrait de pauvreté. Gabrielle Roy était très sensible à cette misère, ayant vécu une période de précarité dans sa propre famille. Elle nous livre ses doutes et interrogations de toute jeune institutrice, soucieuse d'appliquer la meilleure pédagogie possible. Par ailleurs, elle n'hésite pas à rencontrer les familles, se déplaçant jusqu'à leurs maisons parfois éloignées de l'école, traversant des paysages qui font penser à ceux de "la petite maison dans la prairie" ...

 

D’autres titres (avec des liens vers mes billets) :

 

 

  Si c'est un homme – Primo Levi (récit incontournable)

 

 

 

 

84 Charing Cross Road - Hélène Hanff (échange épistolaire absolument savoureux !)

 

Le premier homme – Albert Camus (roman autobiographique inachevé dans lequel l’écrivain raconte son enfance en Algérie)

Repost 0
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 23:52

Voici quatre lectures de mes vacances . Ce ne sont pas des nouveautés. Pendant les vacances, je privilégie les format poche et j'en profite pour écluser un peu ma PAL (pile à lire pour les non-initiés). Une très bonne pioche cette année !

nullLa place – Annie Ernaux (1983)

Après avoir lu récemment le tout dernier roman d’Annie Ernaux, J’avais envie de relire un de ses précédents romans et j’ai choisi « la place », récit dans lequel elle évoque les relations qu’elle entretenait avec son père et notamment la distance que la culture avait mis entre eux : « les livres, la musique, c’est bon pour toi. Moi, je n’en ai pas besoin ».

Peu de mots  mais soigneusement choisis, pour dire l’essentiel. 

Tu tomberas avec la nuit – René Fregni null(2008)

Après « la fiancée des corbeaux », j’ai souhaité replonger dans l’univers de Réné Fregni avec ce récit autobiographique dans lequel il évoque un épisode très pénible de sa vie.  Ceux qui connaissent un peu l’écrivain savent qu’il anime depuis de nombreuses années des ateliers d’écriture dans les prisons. Homme sans préjugés, il lui arrive d’établir des  relations d’amitié avec les prisonniers. Il y a quelques années, l’une d’entre elle a mal tourné et par la faute d’un juge qui  s’est acharné contre lui alors qu’il était innocent,  il a vécu un véritable cauchemar qu'il raconte dans ce livre : « Un homme que je ne connaissais pas est entré dans ma tête et à tout balayé. Je ne trouve plus mes mots, j’ai perdu mon métier. N’importe qui peut entrer dans votre tête à tout moment et vous dévorer le cerveau »

Un exemple parlant des dérapages de la justice

Une vie française – Jean-Paul Dubois (2004)

 Une vie françaiseCe livre n’est pas tout récent mais c’est un titre que j’avais l'idée de lire un jour. Quand je l’ai trouvé dans le bac d’un bouquiniste, je n’ai pas hésité, imaginant que ce serait une lecture parfaite pour les vacances. Objectif atteint !  J’ai beaucoup apprécié la compagnie du narrateur et c’est avec grand plaisir que j’ai revisité avec lui les cinquante années de sa vie.

L’originalité de ce livre est son découpage en plusieurs époques symbolisées par un président de la république. Nous commençons avec  Charles De Gaulle et finissons avec Jacques Chirac.  La grande histoire est en toile de fond mais il est surtout question, au travers de l’histoire du narrateur, de l’évolution des mœurs. C’est un roman vraiment réussi : distrayant,  mais pas seulement. Beaucoup de thèmes sont abordés : le couple, les relations parents-enfants, la réussite ou non d’une vie…La pluie ne change rien au désir 

A lire si ce n’est déjà fait !  

La pluie ne change rien au désir – Véronique Olmi (2005)

 Un homme et une femme se retrouvent à l’hôtel après une promenade sous la pluie.  C’est la première fois que leurs corps se rencontrent.  La femme sort d’une histoire difficile qui nous est livrée peu à peu. C’est très érotique mais jamais vulgaire et c'est le ressenti de la femme qui est mis en avant.

Troublant..

  Mes premières lectures de la rentrée littéraire arriveront tranquillement la semaine prochaine... 

Repost 0
24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:49

Il s’agit de répondre à une série de questions en utilisant des titres de livres commentés sur son blog. Comme j’avais déjà fait ce petit jeu il y a un an environ, j’ai pioché dans les livres lus depuis cette date.

 Comment te sens-tu ? le cœur régulier

Décris où tu vis actuellement : tout près le bout du monde

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? où j’ai laissé mon âme

Ton moyen de transport préféré ? le vieil homme sur la barque

Ton/ta meilleur(e) ami(e) : Sébastien

Toi et tes amis, vous êtes ?  la délicatesse

Toi et tes amies, vous êtes ? les pintades à Téhéran

Comment est le temps ? tout bouge autour de moi

Ton moment préféré de la journée : En attendant la montée des eaux

Qu'est la vie pour toi ? Les insurrections singulières

Ta peur ? Mordre la poussière

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Grandir

Pensée du jour : L’énigme du retour

Comment aimerais-tu mourir ?  Le temps suspendu

La condition actuelle de ton âme ?   Bonheur fantôme

C'est assez amusant à faire. Qui veut jouer ? 

 

Repost 0
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 00:03

Je commence à prendre goût à la lecture de bandes dessinées. Je les lis en journée le week-end, contrairement aux romans que je lis le soir, dans mon lit. Une BD, c’est coloré et vite lu, une pause détente fort agréable.  Mais je ne sais pas vraiment en parler. C'est pourquoi j’ai choisi de les regrouper par trois ou quatre, et d’en dire uniquement quelques mots. Peut-être, au fil du temps, arriverai-je à en dire plus ?

 

Cadavre exquis – Pénélope Bagieu

Le monde de l’édition est au centre de ce roman, alors que son héroïne en est très éloignée, du moins au début ! J’ai beaucoup ri des aventures de cette hôtesse d’accueil qui débarque dans la vie d’un écrivain à succès, pour le meilleur et surtout pour le pire (du moins pour lui !). Un bon moment de détente que je dois à Bladelor. 

  

  

Edlyn – Cécile

 Pour qui aime les paysages insulaires, une très jolie BD dont l’histoire se passe à l’île D’Yeu. Il est question de la relation tourmentée d’un papa marin-pêcheur et de sa petite fille. J'ai été particulièrement séduite par les illustrations.

Une BD qui s’adresse à tous les publics.

 

 

Le long voyage de Léna – André Juillard et Pierre Christin

Lena nous entraîne dans un long voyage qui la mène dans différents endroits du monde. Nous comprenons vite qu’il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément mais il faut attendre la toute fin pour comprendre la finalité du voyage. Cette finalité m’est apparue un peu obscure, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier ce voyage en compagnie d’une femme qui cache derrière sa mélancolie, une bien triste peine…  

  

 

Le bar du vieux français – Stassen-Lapière

Le bar du vieux français se trouve au Maroc, en plein désert. C’est là que vont se rencontrer deux jeunes gens, par le plus grand des hasards. La jeune fille, d’origine marocaine, a quitté la France à l’insu de ses parents pour aller à la découverte de ses origines. Le jeune garçon a fui l’Afrique noire avec l’idée de se rendre en Europe, où il s’imagine que l’herbe sera plus verte. Ils ne vont faire qu’un bout de chemin ensemble, se promettant de garder le contact, via des lettres expédiées à l’adresse du Bar du vieux français.

Il m’a fallu lire deux fois l’histoire pour bien la saisir, les histoires des deux jeunes gens se mêlant sans cesse, mais j’ai apprécié cet univers chaud et coloré aux couleurs de l’Afrique.

 

Peut-être serez-vous tenté par l'une ou l'autre de ces BD ?

Repost 0
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:02

Voilà plus de trois semaines que je n’ai pas rédigé de billets sur mes lectures. Je vous propose donc un billet récapitulatif, comme je l’avais fait après ma pause d’été. 

 

La centrale – Elisabeth Filhol (Editions POL - 2010 - 140 pages)

Impossible pour moi d’entrer dans ce roman, qui évoque le monde des centrales nucléaires, à travers le récit d’un intérimaire en mission dans l’une d’entre elles. C’est certainement un livre intéressant mais j’ai déclaré forfait très rapidement, ce qui est rare. Je crois qu’un reportage télévisé sur le sujet m’aurait davantage convenu.

Les avis très positif de Keisha ; Brize ; Yv  (beaucoup plus positifs que le mien)

 

En attendant la montée des eaux – Maryse Condé (JC Lattès - 2010 - 364 pages)

Babakar a du fuir le Mali en pleine guerre civile. En Guadeloupe, accompagné de l’esprit de sa mère défunte, il vit paisiblement jusqu’à ce que le destin mette entre ses mains la vie d’une petite orpheline d’origine haïtienne. Soudainement rejeté par la population, il choisit de partir pour Haïti, sur les traces de la famille de la petite.

J’ai aimé ce roman foisonnant et envoûtant qui m’a fait voyager entre l’Afrique, la Guadeloupe et Haïti. Un petit regret : j’aurais préféré que l’histoire se concentre sur Babakar et que les personnages secondaires prennent moins de place dans le récit. Cela dit, d’un point de vue géopolitique, le roman est passionnant. Bien que ce livre soit présenté comme une fiction, le rapprochement avec certains faits est troublant. La plume est vive et colorée. C’est une intéressante découverte, que je dois à Clara (merci !)

Les avis de : Stephie - Midola - Sandrine

Les yeux bleus de Mistassini – Jacques Poulin (Actes Sud - 2002 - 187 pages)

Les yeux bleus de mistassini

Jack Waterman est écrivain et libraire dans le Vieux Québec. Sa mémoire commence à lui jouer de sérieux tours et il souhaite passer le relais. Il jette son dévolu sur le jeune Jimmy (souvent accompagné de sa sœur Mistassini). Nous suivons le parcours initiatique du jeune homme qui comporte entre autres un séjour à Paris. Jimmy doit prendre progressivement les rênes de la librairie, une librairie atypique où il est autorisé de voler des livres !

Un petit bémol dans ma lecture, mais accessoire à l’histoire : j’ai trouvé assez surprenante que la relation presque incestueuse de Jimmy avec sa jeune sœur soit présentée comme naturelle. Toutefois, quel bonheur de retrouver la jolie plume de cet auteur québécois et son univers peuplé de chats, d’écrivains et d’amoureux de la littérature !

Les avis de Cathe  - Laure - Alice

Le cœur régulier – Olivier Adam (Editions De l'Olivier - 2010 - 231 pages)

 Sarah a perdu son frère et s’est réfugiée au Japon, quittant mari et enfants pour une durée indéterminée. Depuis le décès de son frère, la culpabilité ronge la jeune femme et la met face à ce qu’elle est devenue : une autre qu’elle-même. Le Japon est le voyage de la dernière chance, celui qui l’achèvera ou la fera renaître . Ce n’est pas une destination  au hasard. Son frère y avait séjourné et créé des liens, que Sarah va découvrir…

Pour différentes raisons, je me suis sentie proche du personnage de Sarah, j’ai aimé l’accompagner dans ce voyage au cœur d’elle-même. Olivier Adam a le don de décrire avec une grande justesse les tourments les plus intimes de l’être humain et les ambiances de bord de mer, que j'aime tant. Depuis « falaises », je n’avais rien lu Olivier Adam. Ce que j’entendais au sujet de ses derniers livres me laissait penser qu’il écrivait toujours un peu le même roman, aussi déprimant et noir que le précédent. C’est un auteur que j’avais écarté un peu vite, à tort.

Les avis de : Clara - Alain - Géraldine

Repost 0
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:52

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique « quelques livres en quelques mots ».  Je vais manquer de temps dans les prochains mois et je pourrai difficilement accorder à chaque livre un billet. Je vous proposerai donc, de temps en temps, un article qui regroupera mes lectures non commentées par ailleurs.

 

lavied'uneautreLa vie d’une autre  - Frédérique Deghelt

Marie se réveille un matin avec un mari, des enfants, et 12 années de plus la veille.  Que s’est-il passé pour qu’elle ne garde aucun souvenir des années mystérieusement envolées ? Afin mener son enquête à son rythme, la jeune femme choisit de cacher à son entourage son étonnant problème de mémoire.

Le couple et ses inévitables crises sont au centre de cette histoire, peu crédible à mes yeux Comment peut-on  parvenir à cacher à son entourage une telle amnésie ?  On ne peut pas pour autant classer ce roman dans le genre « loufoque et déjanté », on sent que l’auteur cherche à rendre son histoire plausible. Au final, en dehors de l’amnésie qui frappe Marie, l’histoire de ce couple est assez banale.

Sans plus.

 

 

Mari et femme

 

Mari et femme - Regis De Sa Moreira

 Autre histoire de couple, complètement loufoque cette fois. Le narrateur est un homme. Un matin, il se réveille dans le corps de sa femme et sa femme dans le sien. Le couple était sur le point de se séparer. Ebranlés, mais sans plus, les deux protagonistes tentent de s’adapter à cette inversion des rôles qui, au final, les rapproche. Les scènes les plus surprenantes (et intéressantes) sont celles qui évoquent la sexualité de chacun dans sa nouvelle peau. Le récit, vivant et cocasse, ne manque pas de piquant.

Une bonne détente.

 

 

Insecte  - Claire Castillon

 

Sur le thème des relations « mère-fille », voilà des nouvelles dont le cynisme et la cruauté époustouflent. L’amour filial est souvent sous-jacent, mais jamais exprimé. Certaines histoires font vraiment froid dans le dos, d'autant qu'elle sont parfaitement crédibles. Il fallait oser...

A lire.

 

 

   

 

 

 

Dernière morsure - Ariane Fornia

Dernier livre que je vous présente dans ce billet,  et mon préféré dans cette sélection. Je pense n’avoir jamais rien lu d’aussi juste sur les adolescents. Ariane Fornia nous parle d’un sujet qu’elle connaît bien, elle sortait elle-même de l’adolescence quand elle a écrit ces chroniques.. Sa verve et son humour m’ont vraiment séduite et j’ai le sentiment d’avoir amélioré ma « culture ado ».

J'ai beaucoup aimé.

Repost 0