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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 22:44
la joueuse

Ce film est une adaptation par Caroline Bottaro du  roman de Bertina Henrichs « la joueuse d’échec » J’avais lu ce livre en 2006 dans le cadre du Prix-Inter CE (il en avait d’ailleurs été le lauréat). J’en gardais un bon souvenir et la bande annonce a su me convaincre d'aller le voir.

 

Sandrine Bonnaire incarne le rôle d'une femme de ménage, Hélène. Elle s'entend bien avec son mari mais mène une vie sans grande fantaisie. Elle accomplit son travail sans passion mais de façon irréprochable. Enfin, jusqu’au jour où, par mégarde, elle renverse un échiquier dans une chambre d’hôtel ….

 

J’aime beaucoup Sandrine Bonnaire et cette fois encore je l'ai trouvée très convaincante dans le rôle d’une femme qui échappe miraculeusement (mais dangereusement !) à son quotidien, grâce à la passion des échecs. Je ne me souvenais plus de la fin du livre qui apparemment diffère de celle du film mais globalement, j’ai trouvé l’esprit du livre plutôt bien rendu. Une petite chose m’a un peu chiffonnée toutefois. Dans le livre, l’histoire se passe dans une île grecque alors que le film a été tourné en Corse. C’est un peu décevant quand on a lu le livre, même si les deux endroits sont magnifiques. Il me semble par ailleurs que les mentalités sont différentes, que l'histoire aurait été plus crédible en Grèce. 
 

Quoi qu’il en soit, c’est un beau portrait de femme et j'ai passé un bon moment. Hélène surprend par son intelligence qui se réveille subitement et par sa force de caractère qui s’affirme au fil des jours. Sa difficulté à faire admettre sa passion par son entourage m’a fait penser aux difficultés des blogueuses à faire accepter à leurs proches leur passe-temps chronophage et parfois proche de l’addiction (surtout au début !).

 

Le billet (plus étoffé que le mien) de Leiloona
Une interview de Sandrine Bonnaire



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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 05:08

Je n'ai pas pu voir ce film sur grand écran car ma petite ville de province ne propose qu'un choix plutôt restreint de films. Si vous êtes dans le même cas que moi, essayez de vous procurer le DVD car ce film d'animation, inspiré de la BD de Marjane Satrapi, est une petite merveille.

 

C'est l'histoire d'une petite fille née en 1970 qui grandit en Iran, subissant tour à tour la chute du régime du chah, l'instauration de la révolution islamique, la guerre Iran-Irak…  On la suit, ainsi que sa famille, dans sa vie quotidienne. Elle nous confie ses états d'âmes, se montrant tour à tour abattue ou révoltée.

J'ai adoré le ton humoristique et souvent moqueur qu'utilise Marjane Satrapi pour dépeindre les situations. Les dialogues sont savoureux, les expressions des personnages extrêmement vivantes, on se régale et on en apprend beaucoup sur l'Iran des années 70 à 90. C'est vraiment une réussite ! Un grand bravo à Marjane Satrapi pour cette œuvre autobiographique
d'une grande originalité.

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 18:46

- Sous la direction de Mona Achache dont ce sera le premier long métrage.

- Avec Josiane Balasko dans le rôle de Renée (le choix me paraît assez judicieux).

 

Pour en savoir un peu plus (mais pas beaucoup). 

Mon billet sur le livre de Muriel Barbery.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 23:01
Le week-end dernier, j'ai vu au cinéma "un secret" l'adaptation du roman éponyme de Philippe Grimbert. J'avais lu le roman il y a plus de deux ans et je gardais le souvenir d'un livre sensible et émouvant, sur le thème de la mémoire et du secret de famille.
Des critiques élogieuses m'ont incitée à voir le film et je dois dire que je ne le regrette aucunement, principalement parce qu'il est très fidèle au roman. Je n'aurais pas voulu qu'il en soit autrement, j'ai trop aimé le livre...
 
Philippe Grimbert, psychanalyste, raconte sa propre enfance marquée par le pressentiment puis la révélation d'un terrible secret familial. Nous sommes dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale, dans une famille juive. Un petit garçon, fragile et peu sportif à l'inverse de ses parents, s'est inventé un frère qui est son contraire. Ce frère imaginaire lui apparaît sous forme de visions ou de cauchemars…
Un jour, il trouve une peluche dans un grenier. Cette découverte et surtout la réaction de son père, bouleversé, l'interpelle. Mais ce n'est qu'à l'âge de quinze ans qu'il apprend la vérité : avant sa naissance, un drame familial est survenu. Ce drame n'a plus jamais été évoqué, comme si le fait de se taire pouvait tout effacer...
 
Le casting est réussi. J'aime beaucoup Patrick Bruel "Acteur" et sa prestation dans le film m'a convaincue une nouvelle fois. Il sait se monter tour à tout séduisant et viril mais aussi meurtri par drame familial qui le touche. Cécile De France, dans le rôle ambigu d'une "briseuse de couple" est tout à fait à la hauteur d'un rôle où on ne l'attend pas vraiment. Les prestations de Julie Depardieu et de Ludivine Sagnier, en restant très proches des personnages de Philippe Grimbert, sont également réussies.
 
 
 Un mot sur les décors et la lumière, qui  font de ce film une œuvre très esthétique.
 
 
Une adaptation cinématographique, fidèle et réussie et un livre à découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas !
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 22:21
Le livre : 
 Editions 10/119 pages
 
Un homme prénommé Rossignol débarque en Inde à la recherche d'un ami dont il a perdu la trace. Les quelques indices qu'il recueille le font voyager dans une Inde à la fois effrayante et fascinante.
Dès le début du roman, le personnage est envahi par une sorte de torpeur due à la chaleur étouffante mais également à la difficulté d'adaptation ressentie par  tout l'occidental débarquant en Inde.
Peu à peu il se laisse envoûter par ce pays à l'ambiance si particulière. Par moment, on a même la sensation qu'il perd un peu pied. Est t'il éveillé ou rêve t'il ? Les personnages rencontrés sont-ils réels ou imaginaires ? Difficile à cerner. On finit même par se demander si celui qu'il recherche n'est pas lui-même.
L'histoire est volontairement confuse, il faut se laisser porter. En refermant le livre, qui se lit assez vite, j'étais incapable de dire si j'avais aimé ou non. J'avais fait un voyage un peu spécial, aux côtés d'un homme mystérieux, dans un pays un peu inquiétant. Ce dont j'étais certaine, c'est que je m'étais évadée, ce qui n'est déjà pas si mal.
 
Le film : 

 

Titre : Nocturne indien

Réalisation : Alain Corneau 

Scénario : Alain Corneau, Louis Gardel 

Sortie : 1989 (France)

Distribution : 

Jean-Hugues Anglade : Rossignol

Clémentine Célarié : la Française à Goa

 
J'ai vu le film quelques jours après la lecture (cela fait maintenant plus d'un mois) et je dois dire que je suis  incapable de dissocier les deux tellement l'adaptation est fidèle. La lenteur me paraît toutefois accentuée dans le film. Peut être en raison de la musique qui accompagne le voyage de Rossignol : le quintette à cordes en Ut majeur de Schubert, pour les amateurs de musique classique.
 
L'histoire du film, offerte par le DVD, est intéressante, autant que le film lui-même à mon sens. Alain Corneau et Jean-Luc Anglade livrent leur vision de l'histoire de Tabucchi et du tournage du film. Il est impressionnant d'entendre à quel point le tournage a été déstabilisant pour J-Luc Anglade qui avoue avoir fait corps avec le personnage au point de se mettre en danger. Sa prestation dans le film excellente. Il confie que ce film a changé sa vision du métier d'acteur.
Si vous êtes attirés par l'Inde, vous pouvez tenter...

Cathe a aimé (livre + film)

   Sophie n'a pas vraiment accroché (livre)
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 22:00
                                                  
 
Phébus "Libretto"
 250 pages
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Connaissez-vous John Meade Falkner ?
J'avoue que je n'avais jamais entendu parlé de cet auteur anglais, jusqu'à ce qu'une amie du comité de lecture me mette entre les mains "Moonfleet".
 
Le livre :
La couverture ne me "branchait" pas franchement (ce gros bonhomme n'est pas vraiment engageant vous l'avouerez !) mais je me suis tout de même lancé… et j'ai bien fait !
Ecrit en 1898 par un marchand de canons, romancier à ses heures, ce livre a eu un vif succès en Angleterre. En France il est passé assez inaperçu, on ne sait pas trop pourquoi.
Le jeune John Trenchard, héros de ce roman, est un orphelin élevé par une tante peu aimante. Il habite Moonfleet, un village brumeux du Dorset ou se déchaînent des tempêtes qui font couler les bateaux. Il se lie d'amitié avec un contrebandier qui le prend sous sa coupe. A la recherche d'un diamant, ils se trouvent embarqués dans une série d'aventures palpitantes mais dangereuses… 
Enfant, j'adorais les romans d'aventures. Puis, je me suis détournée de ce genre littéraire, considérant sans doute à tort que j'avais passé l'âge. Et pourtant… quel bonheur de retrouver la même excitation qu'autrefois ! Je me suis glissée sans effort dans la peau de cet adolescent de 15 ans et j'ai adoré ce temps passé sur la côte déchiquetée du Dorset, dans les grottes et les souterrains, à côtoyer des contrebandiers.
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Le  film :
J'ai visionné, juste après ma lecture, "les contrebandiers de Moonfleet" réalisé par Fritz Lang et inspiré du livre de Falkner. C'est un film qui a connu un grand succès à sa sortie. Personnellement j'ai été très déçue… L'histoire n'est pas la même, les personnages sont différents et le film est vraiment  trop vieillot. Je m'empresse donc de l'oublier pour retrouver mes images… à moi.
De l'aventure, du dépaysement, une merveilleuse histoire d'amitié et d'amour... J'ai adoré ce livre !
 
Je n'ai trouvé aucun bloggeur à mettre en lien … mais j'espère bien que l'un de vous sera tenté par cette balade littéraire à Moonfleet…
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 22:00
 
 
 
 
 
La jeune fille à la perle (ou jeune fille au turban) est un tableau du Hollandais Johannes Vermeer, qui a vécu à Delft au XVII e siècle. De cette œuvre, on ne sait absolument rien. C'est donc une pure fiction que nous propose Tracy Chevalier, en s'inspirant du tableau et des quelques éléments connus de la vie de l'artiste.
 
 
 
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L'histoire : Griet est une jeune fille placée chez les Vermeer comme servante. Son père, céramiste, ne peut plus subvenir aux besoins de la famille suite à une explosion qui l'a rendu aveugle. La jeune fille travaille six jours sur sept, le dimanche étant consacré à la famille. Elle en charge diverses taches ménagères, notamment le nettoyage de l'atelier de l'artiste.
Très vite, le peintre remarque son exceptionnel sens de l'harmonie mais aussi l'intérêt qu'elle porte à ses tableaux. Il décide de lui confier la préparation de ses couleurs. Griet passe de plus en plus de temps auprès du peintre, rendant l'épouse de ce dernier jalouse et méfiante. La relation qu'elle entretient avec le peintre est sensuelle mais se limite à des gestes furtifs. Le peintre est respectueux de la jeune fille mais se laisse emporter par la passion de son art, mettant en péril la place de la jeune servante.  
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Le livre : D'un point de vue historique, il a été reproché à Tracy chevalier des anachronismes. Je ne suis pas suffisamment calée en histoire pour les repérer, cela ne m'a donc pas gênée. On lui a également reproché d'avoir brodé autour de vie personnelle du peintre. Je ne trouve pas que cela soit dérangeant. A titre personnel, je me documente toujours un minimum quand je lis ce genre de roman pour démêler le vrai du faux.
J'ai trouvé passionnant d'être transportée dans le Delft du XVIIe siècle : les rues animées, le marché, les canaux…
La jeune Griet est très attachante et on ne peut qu'admirer ses nombreuses qualités : courageuse, sensible, intelligente... On la quitte à grand regret.
 L'histoire n'est peut-être pas totalement crédible, mais qu'importe, on passe un si bon moment !
 
Le film ne reprend pas l'intégralité de l'histoire. Les relations de Griet avec sa famille sont, par exemple, très peu développées. Le cinéaste Peter Webber a préféré se concentrer sur le travail de l'artiste et sur la relation entre le peintre et la jeune fille. Peu de mots entre eux deux, mais des gestes et regards qui en disent long.
L'esthétique de ce film est extraordinaire : les couleurs, la lumière… sont fabuleux. Les acteurs sont bien choisis. La ressemblance de la jeune Scarlett Johansson avec la jeune fille de Veermer est tout à fait troublante..
 
A ceux qui ne connaissent ni le livre ni le film, je conseillerais peut-être de commencer par le film, puis d'explorer plus en détail la vie de Griet par le livre.
 
*Des avis enthousiastes : Tamara    Naniela    Katell    Malice
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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 12:18

   

 L'engouement de plusieurs bloggeuses pour Jane Austen m'a donné l'irrésistible envie de partir à la découverte de l'oeuvre de la romancière.

J'ai trouvé à la bibliothèque un exemplaire un peu ancien de Raison et sentiments avec une couverture vieillotte et des pages jaunies. J'ai pensé que se serait parfait pour une première approche de la romancière et n'ai pas eu à  regretter mon choix surtout quand j'ai découvert, à la fin du livre, une biographie de Jane Austen. J'apprécie mieux la lecture des classiques quand je m'informe auparavant de leur contexte social et historique. J'ai donc commencé par lire la biographie.

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La vie de Jane Austen est indissociable de ses écrits, dans le sens où elle s'inspire de l'observation minutieuse son milieu social : la bourgeoisie moyenne de l'époque victorienne. On retrouve dans raison et sentiments des similitudes troublantes avec la vie de la romancière : la perte d'un père laissant la famille dans une certaine gène financière, une tendre complicité entre soeurs, l'amour des livres... Raison et sentiments est le premier roman de Jane Austen. Elle l'a écrit alors qu'elle avait l'âge des héroïnes du roman, une vingtaine d'années. Il n'a été publié que quatorze ans plus tard en 1811.

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La lecture des cinquante premières pages m'a demandé un petit effort en raison du langage soutenu. Mais bien vite je me suis glissée avec délice dans la vie oisive de la bourgeoisie de l'époque : chant, musique, lecture, dîners entre amis, bals et promenades dans la verte campagne anglaise (les veinardes tout de même !).

J'ai appris à mieux connaître Mrs Dashwood et ses trois filles : Elinor la raisonnable, Marianne  la passionnée et la petite Margaret au rôle plus accessoire de "gaffeuse de service". Je me suis intéressée aux déboires amoureux des deux aînées et surtout à la description, par Jane Austen, du comportement opposé des deux soeurs placées simultanément dans la situation d'amours contrariés. J'ai trouvé Elinor remarquable pour la finesse de son jugement, son ouverture d'esprit, son amour des autres et surtout pour la maîtrise de soi exceptionnelle qu'elle possède. Marianne m'a agacée par son égoïsme et son admiration béate pour Willoughby, prétendant peu scupuleux.

J'ai bien aimé Edward, l'amoureux d'Elinor. Il est certes un peu nigaud dans son obstination à respecter ses engagements mais il est très attachant par ses maladresses !

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J'ai regardé, juste après la lecture, le film du réalisateur Ang Lee et j'ai vraiment passé un très bon moment. 

Le casting est excellent : ·Emma Thompson (Elinor), Alan Rickman (le colonel), Kate Winslet (Marianne), Hugh Grant (Edward), James Fleet(willoughby).

J'ai trouvé les personnages assez proches de ceux que j'avais moi-même imaginés, à l'exception du Colonel Brandon qui m'a semblé beaucoup plus séduisant que dans le livre. A titre personnel, c'est de lui que je serais tombée amoureuse, pas de ce beau parleur de Willoughby. Mais je n'ai pas l'âge de Marianne !

J'ai préféré le film au livre. L'histoire, revue par Ang Lee m'a semblée plus captivante. Les descriptions ont été écourtées, laissant plus de place à l'histoire elle-même. La "happy end"  m'a fait verser quelques larmes d'émotion. Je n'ai pas ressenti cela en fermant le livre.

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Je ne regrette pas pour autant d'avoir lu  le roman, bien au contraire, car la plume de Jane Austen n'est pas transposable dans un film, si bon soit-il. Les deux sont donc complémentaires et il serait dommage de se contenter du film.

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Blogs qui parlent de Jane Austen : Lilly  Chimère  Cuné

Mais aussi : Allie, Malice et d'autres ! 

  

 Message pour Cuné : pour avoir un autre regard sur le Colonel Brandon, je te conseille de voir le film !   

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